mardi 29 avril 2014

1er-Mai. La rue pour donner du sens au mécontentement (Le Télégramme 29/04/2014)



Yves Pasquet, Armelle Le Coz, Marie-Annick Le Berre et Frédéric Pogent (debout), Yvon Coat et Régis Thomas..

Tous les ans, le 1er mai a une couleur différente. Parfois rouge de colère, parfois pâle et tiède selon la température du climat social. Jeudi prochain, les syndicats espèrent que le mécontentement général se traduira par un rassemblement revendicatif. « Nous sentons un mécontentement grandissant, mais nous ne savons pas comment il va se traduire », reconnaissait hier Yvon Coat (CGT), lors de la présentation du rassemblement du 1er mai. « Nous espérons qu'il ne se transformera pas en abattement avec tout le danger de conduire à l'extrémisme », ajoutait Armelle Le Coz (FSU). Plusieurs représentants syndicaux (CGT, FSU, Solidaires) étaient réunis ce lundi pour appeler à mobilisation. « Nous entendons souvent que la grève coûte cher. Il y a donc des réticences, dit Marie-Annick Le Berre (CGT). Le 1er mai ne coûte rien, c'est une occasion unique de revendiquer ».

« Les luttes ont changé les choses, pas les politiques »

« Nous sommes dans un contexte d'après-municipales lors desquelles la gauche institutionnelle a pris une dérouillée, analyse Régis Thomas (Solidaires). Un mécontentement s'est donc exprimé, qui s'est aussi traduit par une forte abstention qui indiquait qu'il n'y avait pas une demande d'aller vers la droite. Or quelle réponse a été donnée ? Rien n'a changé. Nous avons le premier ministre parmi les plus extrêmes libéraux du PS. Aujourd'hui, en tant que syndicats nous avons la mission de donner une ouverture à ce mécontentement ». « Ce sont toujours les luttes qui ont changé les choses, pas les politiques, martèle Annick Le Berre. Les partis font monter l'extrême-droite car ils ne répondent pas aux demandes des salariés, au peuple en souffrance ». Les trois syndicats réunis appellent donc les salariés et les personnes sans emploi, à un rassemblement jeudi prochain à 10 h 30, place de la Résistance à Quimper (cinq autres rendez-vous sont prévus le même matin dans le Finistère). D'autres mobilisations suivront. Le 15 mai, une journée de grève est annoncée dans la Fonction publique, le 22 mai, ce sont les cheminots qui manifesteront à Paris contre la réforme ferroviaire. Le 3 juin, ce sera au tour des retraités. 
 
source: letelegramme.fr (29/04/2014)

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire

Attention : Veuillez noter que les commentaires sont soumis à validation. Les commentaires anonymes ne sont pas publiés.