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lundi 16 septembre 2013

Face aux projets US depuis A. Haig et jusqu’à Obama … Opposons la Résistance nationale généralisée

Ce n’est ni une coïncidence, ni seulement par respect pour les milliers de martyrs tombés dans les combats, que nous nous arrêtons, le 16 septembre depuis 31 ans, afin de parler d’une expérience unique, à savoir celle du « Front de Résistance patriotique libanaise ». C’est que le rappel de cette expérience met en évidence le rôle du Front dans l’introduction d’une nouvelle ère, sur les deux plans libanais et arabe. Une ère qui a permis aux peuples en lutte depuis trois décennies, et grâce à tous les mouvements qui ont pris pour emblème la libération et le changement, de contrecarrer la réalisation du projet impérialiste-sioniste visant à mettre la main sur la région arabe, mais aussi à liquider la cause palestinienne et à mettre un terme au conflit arabo-israélien.

Ce n’est pas, non plus une coïncidence que le point de départ d’un tel mouvement soit un Parti Communiste, le Parti Communiste libanais(PCL), qui avait su préservera un mince trait d’union entre les deux parties d’un Liban divisé, et, ce, malgré toutes les destructions que la guerre civile confessionnelle avait engendrées à tous les niveaux. Un Parti qui avait su redéfinir aussi bien les priorités libanaises que celles des peuples arabes, à un moment où les gouvernements réactionnaires allaient clairement dans le sens de la trahison tandis que les dirigeants des régimes dits progressistes, qui étaient parvenus à leurs postes grâce au slogan de la lutte pour la Palestine, ne pensaient qu’à la construction d’Etats basés sur des réseaux de sécurité militaires leur permettant de rester à la tète du pouvoir au dépens des aspirations de leurs peuples à la démocratie et au progrès social.

D’ailleurs, le chercheur ès histoire du »Front de Resistance patriotique libanaise », et des mouvements de résistance en général, de leur rôle actuel et futur, ne peut que s’arrêter un moment afin d’étudier les événements les plus importants qui avaient précédé le 16 septembre 1982, parce qu’ils expliquent bien clairement, non seulement le passé, mais surtout les développements actuels libanais et aussi arabes, à la lumière des grands changements sur le plan international ; ces changements qui rappellent à plus d’un égard les débuts du XXème siècle et les guerres menées entre les pays capitalistes afin de se diviser le monde.
Voilà pourquoi il nous est nécessaire pour comprendre de nous arrêter sur deux faits essentiels qui précédèrent l’agression israélienne contre le Liban en 1982 et qui poussèrent le PCL, en complémentarité avec ses alliés, à créer un mouvement de résistance généralisé.
Le premier est le projet du ministre étasunien des affaires étrangères de l’époque, Alexander Haig qu’il dévoila en avril 1981 sous le titre ‘Le nouveau Moyen Orient », titre repris vingt-cinq plus tard par une autre ministre, Condoleeza Rice. Ce projet était bâti sur trois piliers, toujours bien visibles : une paix (ou, plutôt, une reddition) généralisée et sans conditions avec Israël, une coopération entre les Etats-Unis, les régimes arabes et Israël allant dans deux sens, la Corne de l’Afrique et l’Extrême Orient, et, enfin, une stratégie visant à « faire face aux menaces soviétiques », afin de reprendre en main le sort de l’Orient et du Maghreb arabes et, partant, du pétrole et du gaz.

Quant au second, il se trouve dans l’initiative présentée quatre mois plus tard par le prince héritier saoudien Fahd (devenu, par la suite, le roi de l’Arabie saoudite). Cette initiative, contenant 8 clauses, affirmait (clause 7) le « droit de tous les Etats de la région de vivre en paix »… Et, si la clause 6 faisait allusion à un Etat palestinien indépendant et ayant « Jérusalem Est pour capitale », rien n’était dit concernant l’application par Israël des résolutions internationales, notamment celles parlant du droit au retour des refugiés palestiniens.
Que nous rappellent ces deux projets ? N’y a-t-il pas une grande ressemblance entre les projets présentés par les différentes administrations étasuniennes, depuis Haig et jusqu’à Obama ?
Ils rappellent que l’impérialisme n’a pas réussi, à cause du rôle de la Resistance libanaise et arabe, en général à imposer ses projets. Il tente une fois de plus, cette fois par le biais de la Ligue Arabe et du Conseil de Coopération du Golfe (CCG), de donner un nouvel élan au projet du « Nouveau Moyen Orient », mais sans changer pour autant ses objectifs essentiels. En effet, les Etats-Unis ont dit clairement leur volonté de procéder à des changements de frontières dans la région, basés sur les affinités religieuses, confessionnelles et ethniques ; ce qui transformerait – comme nous le répétons depuis vingt ans déjà – le Moyen Orient, et en partie le Maghreb arabe, en une multitude de mini Etats qui se font la guerre et qui ont besoin, tous sans exception, d’une aide extérieure afin de pouvoir continuer à vivre, tandis que les grandes sociétés capitalistes exploitent nos richesses.

C’est dans ce cadre que la guerre contre l’Irak eut lieu, suivie par l’agression israélienne contre le Liban en 2006 ; c’est aussi dans ce cadre que se font les préparatifs de la guerre contre la Syrie, pour laquelle on a fait appel à des mercenaires venus de tous les coins de la planète…
Toutes ces guerres ont un seul aspect et un seul but. Elles visent à balayer les obstacles devant Israël qui occupe toujours la première place dans la stratégie étasunienne pour la région, surtout à la suite des nouvelles découvertes faites de nouvelles réserves de pétrole et de gaz dans les eaux de la Méditerranée orientale, depuis la Palestine occupée et jusqu’au littoral syrien, en passant par le Liban, et tant que les routes de ces deux sources d’énergie passent à travers la région.

Voilà pourquoi l’administration étasunienne est pressée de mettre la main sur les territoires arabes.

Pour ce faire, elle tente de donner un nouvel élan au rôle israélien et d’œuvrer dans les deux sens suivants :
1. Se débarrasser des engagements pris sur le plan international concernant l’Etat palestinien. Tel est le contenu de l’initiative du ministre des affaires étrangères John Kerry et les pressions faites sur les Palestiniens afin de retourner, sans conditions préalables, à la table des négociations, y compris celle concernant les nouvelles colonies… L’arrogance est arrivée à un degré tel qu’il fut imposé aux négociateurs palestiniens de renoncer ouvertement au droit de retour dans certaines parties de la Palestine, mais aussi à Jérusalem et aux colonies implantées un peu partout en Cisjordanie.
2. Supprimer l’équilibre stratégique et des forces et des armes en mettant la main sur les seules armes chimiques de la Syrie tout en éludant la question des armes de destruction massive que possède Israël. A cela s’ajoute, pour Washington et Tel Aviv, la nécessité d’en finir avec l’armée syrienne, la dernière armée arabe pouvant constituer une menace réelle pour Israël…

Dans ce contexte, l’analyse de la dernière « initiative russe » concernant les armes chimiques nous amène à dire que cette initiative, considérée comme une victoire à mettre au compte de la diplomatie russe, a pu éloigner le spectre de la guerre sans pour autant supprimer complètements ce danger.

En même temps, elle a permis à Barak Obama un surplus de temps afin de convaincre le Congrès du bienfondé de sa guerre. Elle a aussi donné une victoire gratuite à Israël, puisqu’elle a imposé à Bachar Assad de signer le traité sur la non prolifération des armes chimiques sans pour autant demander à Tel Aviv d’en faire autant.

Cependant, pour nous en tant que peuples arabes, notamment au Liban, nous voudrions dire – ou redire – à ceux qui, dans l’administration étasunienne et surtout les régimes réactionnaires arabes, n’ont rien appris des leçons du passé, concernant le rôle de la Résistance patriotique libanaise dans la chute du projet de Haig, en 1982, puis de celui de Condoleeza Rice, en 2006, que les résistances armées et populaires, tant en Palestine que dans le Monde arabe sont toujours prêtes à faire obstacle à tous les plans impérialistes. Nous disons aussi à ceux qui prétendent que les soulèvements et les révolutions arabes depuis 2010 sont le fait de l’étranger, donc à ceux qui n’ont rien compris aux changements qui se sont opérés en Egypte et en Tunisie, que le vent souffle dans le sens contraire des projets impérialistes, de ceux qui les appuient dans le Monde arabe et de tous ceux qui ont pensé qu’il était possible de changer le cours de l’Histoire. Les peuples arabes étant, plus que jamais, prêts à faire des sacrifices aussi grands soient-ils.

Les révoltes et les aspirations des peuples arabes constituent les bases d’un nouveau mouvement de libération, un mouvement qui prend en considération sa force et ses possibilités et qui s’appuie sur un programme clair dans les deux domaines du développement et du changement radical.

Voilà pourquoi, nous pensons que l’impérialisme, qui fut incapable de maintenir les forces politiques « religieuses » (les Frères musulmans et autres) au pouvoir, malgré toute l’aide politique et financière qui leur fut dispensée, va connaitre un second échec dans sa tentative de changer l’équilibre des forces à son avantage. D’ailleurs, le recours aux menaces de guerre n’est pas toujours une preuve de force.

Dans cet objectif, les forces de la Résistance arabe sont invitées à remettre en question leur stratégie pour le changement à venir, de manière à ce que la Resistance devienne l’avant-garde de changement. De plus, il est nécessaire de réétudier toutes les failles du mouvement de libération durant les années quarante et cinquante du siècle passé, et, ce, afin de bien approfondir les bases (patriotiques et de classe) du changement à venir.

Editorial du bimensuel « Annidaa »  
D. Marie Nassif-Debs
Secrétaire générale adjointe du PC Libanais


vendredi 6 septembre 2013

Syrie-Au Parlement la Sénatrice "verte" hostile à une intervention armée de la France en Syrie interdite de prise de parole

Ce vendredi  après-midi à 16h avait lieu un débat sur la Syrie, sans vote, simultanément à l’Assemblée Nationale et au Sénat à l’initiative du Président de la République.

Tous les partis avaient un droit d’expression, EELV avait  un droit de parole de 12 minutes. Le groupe des écologistes au Sénat avait prévu une double intervention de temps équilibré (6 minutes) pour que s’expriment deux points de vue qui traversent le parti.

1 – Le soutien à l’intervention armée dans le droit fil du gouvernement soumis au vote du Parlement, lu au nom de ses collègues dans l’hémicycle par André Gattolin (membre de la commission de la culture – sénateur des Hauts-de- Seine)

2 – La préconisation d’une solution politique, sans intervention militaire, soumise à un vote, portée par Leila Aïchi (membre de la commission des affaires étrangères de la défense et des forces armées – sénatrice de Paris)

Quelques heures avant le débat, Leila Aïchi a été évincée.

Aujourd’hui, seul, le temps d’expression favorable à la ligne du Président de la République a été privilégié au Sénat. La sénatrice Leila Aïchi a été  privée de parole. 



lundi 2 septembre 2013

Syrie : Agissons pour ne pas rajouter la guerre à la guerre Exigeons des solutions politiques

Manifestation à Paris jeudi 29 août


Madame, Monsieur,


Depuis quelques jours, la France, les Etats-Unis, la Grande-Bretagne annoncent vouloir infliger une punition militaire au régime de Bachar El Assad. Rajouter la guerre aux souffrances, déjà très grandes, du peuple syrien serait une nouvelle catastrophe et constituerait un acte grave dont les conséquences pour la région sont incalculables.

Le Mouvement de la Paix condamne la répression du régime de Bachar El Assad depuis plus de deux ans. Nous condamnons fermement l'utilisation d'armes chimiques par quelque partie au conflit. Ce sont aux inspecteurs de l'ONU de communiquer à la communauté internationale des informations fiables sur la véracité de l'utilisation de ces armes et les conditions de leur utilisation.

Le Mouvement de la Paix, qui agit depuis de longs mois en soutien à la population syrienne, refuse une intervention militaire, qui plus est en dehors de toute légitimité internationale et sans mandat de l'ONU (voir notre communiqué). Nous refusons catégoriquement le recours à la guerre. En Syrie comme ailleurs ce qui est nécessaire c’est la mise en place de processus politiques de prévention et de résolution des crises avec l’objectif de la Culture de la Paix comme socle d’une société humaine.

Une majorité grandissante de nos citoyens est opposée à cette intervention militaire. C'est le cas également aux USA, et en Grande-Bretagne. Nous devons nous faire entendre auprès du gouvernement afin que l’aspiration majoritaire du peuple français soit entendue et respectée. Le Président de la République a convoqué une session extraordinaire du Parlement ce mercredi 4 septembre sur cet ordre du jour.

Nous vous invitons à interpeller vos parlementaires avant mercredi afin que ceux-ci exigent un vote du parlement et s'expriment contre une intervention militaire et pour des solutions politiques.
Nous vous demandons également de vous adresser au Président de la République.

Le peuple Syrien a plus que jamais besoin de vous pour éviter une aggravation de sa situation par la guerre, et soutenir les solutions politiques.
Nous demandons la reprise des accords de Genève II avec les moyens indispensables, un cessez le feu, l’interdiction du commerce des armes, l’aide aux victimes, l’organisation des secours et le recours au tribunal international pour crime contre l'humanité par l'usage d'armes chimiques.


Pour cela :

  • Participez à la cyber-action en ligne qui sera envoyée en votre nom aux parlementaires de votre département ainsi qu'à l'Elysée - cela ne prend que quelques instants;
  • Faites signer la pétition autour de vous (en la téléchargeant au format pdf ou au format doc) et renvoyez les signatures au comité du Mouvement de la Paix de votre département ou au siège national du Mouvement de la Paix à Saint Ouen;
  • Faites suivre ce message (en format html) à vos connaissances pour former la chaîne de la paix.

Nous comptons sur vous.


Le Mouvement de la Paix


vendredi 30 août 2013

Syrie : Stop à l’escalade dans la barbarie (le mouvement de la paix)

Non à l’intervention armée en Syrie, 
non à la participation de la France Solidarité avec les forces de paix, de justice et de démocratie en Syrie


L’escalade proposée par le Président Hollande n’est pas la bonne issue.

Le Mouvement de la Paix condamne fermement l’utilisation d’armes chimiques. Par leurs luttes, les peuples ont gagné la Convention sur l’interdiction des armes chimiques, signée le 13 janvier 1993, qui interdit la mise au point, la fabrication, le stockage et l’usage des armes chimiques.

Avant même les conclusions de la mission de l’ONU, seule habilitée à mener une telle enquête sur l’utilisation des armes chimiques, la France, les USA et leurs alliés membres de l’OTAN, déclarent avoir des certitudes. Si preuves il y a, ils ont la responsabilité de les transmettre à l’ONU. Envisager une intervention militaire en dehors des Nations Unies, malgré le risque conséquent d’un embrasement de toute la région, consiste à se poser en « juges et gendarmes du monde », à alimenter le cercle infernal des logiques de guerre et de violence en négligeant l’intérêt des peuples.

Il y a deux ans, un soulèvement citoyen pacifiste exigeait plus de démocratie et de progrès social en Syrie. Le régime syrien de Bachar El Assad a répondu par une répression féroce refusant toute possibilité de dialogue et provoquant l’escalade d’une guerre civile dans laquelle se sont engouffrées des puissances et des forces politiques régionales (Iran, Turquie, Arabie Saoudite, Qatar, Hezbollah…) et permettant aux militants les plus radicaux rescapés des interventions militaires en Irak, Afghanistan, Libye, Mali de se mettre au service des uns ou des autres.
Le bilan est effroyable pour le peuple syrien : plus de 100 000 morts, 4 millions de déplacés qui ont tout perdu, 1 500 000 exilés, et un pays dévasté. Aujourd’hui cette crise syrienne est devenue une crise géopolitique où chacun défend ses intérêts dans la région. Prétextant un blocage au Conseil de sécurité de l’ONU de la part de la Chine et de la Russie, les puissances occidentales membres de l’OTAN n’ont pris aucune initiative pour résoudre politiquement ce conflit. Ainsi le plan incarné par Kofi Annan en a fait les frais. La structuration de la société syrienne rendait nécessaire un processus long de concertations, rendu possible par la présence d’observateurs en nombre, permettant d’assurer une évolution vers plus de démocratie. Dans ce contexte, l’utilisation de forces de paix non violentes sous l’égide de l’ONU, aurait pu le permettre. Au lieu de cela, les antagonismes ont été entretenus, voire même alimentés, et les horreurs de la guerre civile ont affaibli les possibles recours. C’est ainsi que la perspective odieuse d’une intervention armée, en contradiction totale avec l’intérêt des peuples, peut aujourd’hui nous être présentée comme indispensable. L’indispensable pour la population est de vivre en sécurité, de se nourrir, de s’instruire, d’être soigné dans de bonnes conditions et de pouvoir s’exprimer en toute liberté. Or tout cela, la guerre l’interdit. Loin d’être la solution, elle ne bénéficierait qu’aux marchands d’armes.

Le Mouvement de la Paix dénonce catégoriquement l’argument, relayé à l’unisson par les médias, d’une guerre indispensable. En Syrie comme ailleurs, ce qui est nécessaire c’est la Paix comme socle d’une société humaine se conformant aux engagements pris en 1998 par la communauté internationale dans le cadre de l’adoption de la culture de paix et de la non-violence.

Le Mouvement de la Paix demande au gouvernement français de renoncer à l’emploi des forces armées, de faire respecter le droit international et de prendre toutes les initiatives politiques possibles pour obtenir un cessez-le-feu. Le Mouvement de la Paix demande la reprise du plan de Kofi Annan avec des moyens humains renforcés pour parvenir à une transition démocratique en Syrie et permettre une stabilisation de la région.

Il appelle les citoyens, les ONG de notre pays à se rassembler et à développer toutes les actions collectives marquant le refus d’une intervention militaire. Les premiers rassemblements sont prévus le jeudi 29 août à Paris, Toulouse et Marseille.

Le Mouvement de la Paix
Saint-Ouen, le 28 août 2013

Le Mouvement de la Paix de Cornouaille appelle à un
Rassemblement contre l'intervention armée en Syrie
Samedi 31 août 2013-10 heures 30
Place Terre-au-Duc à Quimper

dimanche 11 août 2013

Quimper-Mouvement pour la paix. « Arrêtez la bombe »


Missile en carton derrière eux, une vingtaine de militants associatifs et politiques se sont rassemblés, hier matin, sur le pont Saint-Médard pour demander le désarmement nucléaire de la France.
 
À l'appel du Mouvement pour la paix cornouaillais, une vingtaine de responsables d'associations et politiques (NPA, UDB, Arac, la Gauche naturellement, le PC et France Palestine) se sont réunis, hier matin, sur le pont Saint-Médard. Comme tous les ans à cette date, ils entendaient commémorer le 68e anniversaire du bombardement atomique de Hiroshima et Nagasaki. « Nous rendons hommage aux victimes de ces atrocités le jour où une conférence internationale des maires pour la paix se tient au Japon », précise le président du Mouvement pour la paix sud-cornouaillais, Christian Colimard. Pour ce faire, ils ont jeté dans le Steïr des têtes d'hortensias pour symboliser les victimes des bombardements. Au même moment, dans le Menez-Hom, un autre rassemblement organisé par le Mouvement pour la paix du Finistère avait lieu.

Un concert le 21 septembre

Cible de toutes les attentions des militants cette année : les tirs d'essais du missile M 51, au large de Penmarc'h, le 5 mai dernier. Ils ont construit un missile en papier mâché pour représenter ce qui, pour eux, est un « flop dangereux de la dissuasion nucléaire française qui coûte 4 millions d'euros par an aux Français ». Autre cheval de bataille, le projet de loi de programmation militaire 2014-2019. Le Mouvement de la paix demande à ce que ce projet soit mis en échec. « Les autorités nationales privilégient l'engrenage de la militarisation dans relations internationales », déplore Christian Colimard, qui appelle à « arrêter la bombe ». Après le rassemblement de Crozon en juin dernier et la commémoration d'hier matin, les militants se donnent désormais rendez-vous le 21 septembre prochain, à Concarneau, à l'occasion d'un concert donné lors de la Journée internationale pour la paix.