Affichage des articles dont le libellé est Droits humains. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Droits humains. Afficher tous les articles

samedi 2 août 2014

Communiqué d' Une Autre Voix Juive sur la Manifestation du 31 Juillet en faveur d’Israël

Une Autre Voix Juive proteste solennellement contre l’Appel de Serge Klarsfeld incitant les fils et filles de déportés juifs à soutenir la politique israélienne actuelle. Les déportés juifs, les fils et filles de déportés juifs signataires du Manifeste Une Autre Voix Juive (UAVJ) n’entendent pas se laisser déposséder ainsi de leur liberté de choix . Ils et elles sont révoltés qu’on puisse instrumentaliser la déportation des Juifs par les nazis au profit d’une politique de massacres de populations civiles et d’enfants comme c’est le cas aujourd’hui à Gaza.
Non, la politique israélienne ne « se bat pas pour les démocrates du monde entier » ; la politique israélienne couvre de honte et de sang le drapeau israélien ;
Les dirigeants israéliens font embastiller les voix héroïques qui, en Israël s’opposent à ce qu’on commette en leur nom des crimes de guerre.
Non la politique israélienne ne vise pas le Hamas mais tout un peuple qui réclame les droits fondamentaux auxquels Israël a souscrit par sa déclaration d’indépendance.

Non, la colonisation n’est pas la démocratie. Non, bafouer les droits d’un peuple et les fouler aux pieds, ce n’est pas la démocratie.

Non cette guerre n’est pas notre guerre ; c’est l’antipode de ce pour quoi nous luttons et pour quoi nos parents ont lutté.
Israël n’a aucun droit de se présenter en représentant du peuple juif et le territoire d’Israël n’est pas le nôtre.
Plus que jamais Une Autre Voix juive appelle toute citoyenne et tout citoyen français juif à s’opposer à une telle manipulation. La seule voie pour la sécurité d’Israël est l’arrêt immédiat et inconditionnel du feu sur Gaza et l’engagement de négociations véritables pour une paix juste et négociée au proche Orient.

Une Autre Voix Juive
le 30/07/2014

vendredi 25 octobre 2013

Jean-Baptiste Eyraud, porte-parole du DAL, 
a eu deux côtes cassées par des CRS, place de 
la République, samedi.




Silence radio autour du passage à tabac de Jean-Baptiste Eyraud, fondateur et porte-parole de l’association Droit au logement (DAL). Comme si agresser l’une des figures de la vie associative française était devenu chose banale. Samedi, place de la République à Paris, le DAL manifestait pour demander le relogement de 300 familles. Un rassemblement déclaré en préfecture et parfaitement légal, encerclé, puis dispersé avec violence par les CRS. Plusieurs mères de famille ont été frappées. Jean-Baptiste Eyraud a été roué de coups de pieds alors qu’il s’était assis par terre. Il a eu deux côtes cassées.
Depuis vingt ans, Jean-Baptiste Eyraud, surnommé « Babar », lutte avec le DAL pour faire reconnaître le drame des sans-logis et des mal-logés. Cet ancien Mao a toujours fait preuve d’un activisme communicatif et d’une habilité à rendre publique sa cause dans les médias. « Les CRS et leur hiérarchie, présente sur place ce samedi 17 octobre, ne pouvaient ignorer qui est Jean-Baptiste Eyraud. En le frappant, les forces de l’ordre n’ont pas agi au hasard : cibler une de ces figures les plus connues vise à répandre la peur dans tout le mouvement social », s’indigne Attac France. De son côté, Jean-Baptiste Eyraud « garde le moral », malgré la douleur et les tranquillisants. Pour lui, pas de doute, « ce n’est pas l’œuvre d’un agent, c’est un mouvement concerté des CRS : ils nous ont tous fondu dessus ».

Hier, le porte-parole du DAL et une dizaine de personnes ont porté plainte pour violences à l’inspection générale de la police nationale (IGPN, la « police des polices »). Jean-Baptiste Eyraud a été examiné hier soir à l’unité médico-judiciaire de Paris dans le cadre de cette procédure. La magistrate et membre du Parti de gauche Hélène Franco, qui était présente place de la République, a porté plainte contre les CRS pour « séquestration », après l’encerclement du rassemblement du DAL.

Pour Jean-Baptiste Eyraud, la lutte continue. « Pour l’instant, les rassemblements ont été interrompus, car nous sommes en négociation avec le ministère du Logement, explique le porte-parole du DAL. Grâce à la détermination des familles, la pénalité de 5 % en cas de retard de loyer a été abrogée et nous comptons encore fait bouger la loi Duflot. Nous continuerons à nous mobiliser pour que la loi devienne favorable aux locataires et que la salubrité des immeubles soit améliorée. Nous voulons aussi faire renforcer la mise en œuvre de la loi Dalo (droit au logement opposable – NDLR). » Beaucoup reste à faire, pour l’association, qui demande aussi le lancement d’un plan d’urgence de mobilisation de 50 000 logements et locaux vacants en Île-de-France, afin de sortir des sans-abri de la rue et de reloger les prioritaires Dalo : réquisitions, mises à disposition des locaux publics, etc.

Mehdi Fikri
source: l'humanite.fr (24/10/2013)