Patrice Houart et Petra Prause, représentants de Sud santé, s'inquiètent de la situation à l'hôpital Gourmelen.
Pour Sud santé, qui compte durcir le mouvement initié en mars,la situation devient préoccupante à l'hôpital Gourmelen.
Un barnum a été monté, lundi matin, dans l'établissement psychiatrique de Gourmelen. L'idée est de « créer un espace d'échange ouvert à la population, pour que les gens se rendent compte de la situation »,
précise Patrice Houart, représentant du syndicat Sud. Le mouvement a
pris de l'ampleur, après l'installation d'un point d'information
fonctionnant 24 heures sur 24, jusqu'à vendredi.
Une partie des salariés de l'hôpital est actuellement préoccupée par un plan qui vise à réduire la masse
salariale. Il comprend le gel momentané de seize postes, soit deux par
pôle d'activité, l'absence de jours de RTT pour les contractuels et la
suppression de trois jours de RTT pour les titulaires, hors cadres et
médecins.
600 000 € à économiser
Ces mesures font suite à une non-augmentation de budget décidée cette année par l'Agence régionale de santé (ARS). « Depuis mars, nous savons que nous allons être confrontés à un déficit d'environ un million d'euros sur 2013. Il y a urgence »,
annonce Pascal Bénard, le directeur de l'établissement, qui a pour
objectif d'économiser 600 000 € avant janvier 2014. Il compte se
rapprocher du Centre hospitalier de Cornouaille pour demander le
règlement de prestations effectuées par l'hôpital Gourmelen. 750 000 €
sont en jeu.
La nouvelle situation des contractuels, qui
travaillent désormais 35 heures effectives par semaine, semble influer
négativement dans la rotation des équipes. « C'est le seul moment où l'on peut se voir et commencer le travail clinique », souligne Anthony Mounier, un éducateur spécialisé. « Si cela continue, nous serions très inquiets par rapport à la qualité future des soins », alarme
de son côté Petra Prause, représentante du syndicat, qui travaille en
tant qu'infirmière dans cet hôpital qui accueille 9 000 patients, chaque
année.
Kevin BERNARD.