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mardi 8 janvier 2013

"Nos enfants nous accuseront".

Voici une affaire qui nous concerne  tous, SANS EXCEPTION ! 

"Nos enfants  nous accuseront".

Voici la  bande annonce à visionner et à transmettre :
http://www.idph-videos.com/nos-enfants-nous-accuseront.htm 
Pour  que Monsanto & Consorts 
ne soient pas leur  futur...

lundi 7 janvier 2013

"Capitalisme et amour de soi" : Tiens, tiens ! Le DÉBAT est ouvert !

Archipel, Fouesnant : Café-débat : capitalisme et amour de soi

Demain, à 20 h 30, au foyer-bar, l'Archipel propose un café-débat animé par le philosophe, Sylvain Reboul, sur le thème «capitalisme et amour de soi dans nos rapports aux autres». Sylvain Reboul est professeur honoraire de philosophie. Il intervient régulièrement à l'université d'Angers et anime des conférences. Convaincus que théâtre et savoirs sont tout aussi indispensables à l'approche d'un enjeu de société, que champs artistiques et champs de recherche intellectuelle nous font tout deux accéder à une meilleure compréhension du monde. Les responsables de l'Archipel ont décidé de les faire se rejoindre en proposant des cafés-débats en marge de certains spectacles. « Après s'être interrogés, de façon introductive, sur la nécessité de l'art et la culture, en octobre, nous avons abordé des sujets dominants dans nos sociétés contemporaines, tels que le mariage douloureux que forment misère et violence domestique, en novembre, ou le désir matériel et l'argent comme source de conflit dans la famille, en décembre».

Relation de l'homme au modèle économique  

Demain soir, le café-débat aura pour objet les relations de l'homme au modèle économique. Ce thème intervient en marge de la présentation de la pièce « Les affaires sont les affaires », d'Octave Mirbeau, présenté samedi. «Le capitalisme domine aujourd'hui notre société. Si, malgré les injustices sociales et les dérives financières qui lui sont imputées, il a pu triompher des idéologies économiques alternatives, serait-ce parce qu'il est le plus "humain" des modèles? Pourquoi ce système n'est plus contesté aujourd'hui qu'à la marge? Une interprétation possible est que les présumées victimes sont plus ou moins les complices de la domination qu'elles subissent et qu'elles en espèrent des bénéfices qui justifient à leurs yeux les inégalités que ce système produit. C'est sur cette ambivalence de la plupart d'entre nous vis-à-vis du système économique actuel que nous tenterons de nous interroger et de débattre ».  
Pratique Entrée libre et gratuite. Renseignements à l'accueil-billetterie de l'Archipel. Tél. 02.98.51.14.14. www.archipel- fouesnant.fr.

vendredi 14 décembre 2012

"Jean-Jacques Rousseau, un intempestif toujours moderne" (Blog "Le Chiffon rouge, de Morlaix")


http://a387.idata.over-blog.com/4/22/50/66/jean-Jacques-rousseau.jpg


"Jean-Jacques Rousseau, un intempestif toujours moderne".
On célèbre cette année le tricentenaire de la naissance de Jean-Jacques Rousseau. Comme ce philosophe, ainsi que pour bien d'autres, n'a pas […]




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mardi 11 décembre 2012

"POURQUOI LES ÉLÉPHANTS SAUTENT-ILS ?"


POURQUOI LES ÉLÉPHANTS SAUTENT-ILS ?




Santiago Alba Rico

La calle del Medio



C’est une histoire bien triste. Il y a trois ans, au retour de nos vacances, nous avons appris la mort de l’éléphant du Jardin Zoologique de Tunis. Nous allions souvent le voir et sa disparition a laissé dans le monde, et dans notre mémoire, un vide aussi grand qu’était grand son corps de mastodonte incachable (où donc un éléphant pourrait-il bien se cacher ?). Il nous avait toujours beaucoup attendris. Sans clôture ni barreaux d’aucune sorte, il n’était séparé de la liberté que par un petit fossé pas très profond, infranchissable, certes, pour un pachyderme, mais dont l’étroitesse même devait constituer une permanente tentation à ses yeux. Et en effet, durant douze années, l’éléphant dédaigna l’ample espace qui s’ouvrait dans son dos et se tint tout le jour au bord du fossé, la tête inclinée, comme s’il évaluait la distance. Il reculait de quelques pas puis il levait la patte avant droite dans une tentative de saut plutôt timide et chaque fois réprimée au dernier moment. Durant douze années, sa vie se réduisit à cette courte course d’élan impuissante et à cette vaine levée de la patte. Encore et encore, il reculait, prenait son élan, laissait l’extrémité en suspens avant de la retirer à nouveau pour aussitôt recommencer dans un geste devenu névrotique, mécanique, épuisant. Finalement, un jour, de façon totalement inattendue, il sauta. Il tomba dans le fossé et il ne put guérir de ses blessures. Pourquoi a-t-il sauté ? Les éléphants sont patients et doués de grande mémoire. Essayent-ils un grand nombre de fois les gestes avant de les exécuter ? L’accumulation et la répétition ont-elles une limite physique — une espèce de thermostat ou de compteur — au-delà de laquelle il est inévitable de passer à l’acte ? Pouvons-nous même savoir si ce fut une tentative de retrouver la liberté ou, au contraire, un suicide prémédité causé par la fatigue et le désespoir ? Peut-être l’éléphant de Tunis — conscient de l’impossibilité de franchir le fossé — ne voulait-il plus sauter par-dessus le fossé, mais simplement s’y laisser tomber.

Comment le savoir ? Entre l’ordre de la pensée et l’ordre de l’action, il y a un abîme irréductible, « plein » de facteurs inexplicables — physiques, matériels, sociaux, psychologiques — et par conséquent imprévisibles. C’est de cette opacité que se nourrissent, par exemple, les romans policiers dont les détectives, confrontés à un crime, cherchent d’entrée un mobile : c’est-à-dire un suspect  mu par un intérêt concret. Mais les romans ne seraient pas des romans si les mobiles les plus évidents, les plus rectilignes, étaient à l’origine de l’assassinat. La surprise du lecteur — qui attend avec un réalisme légitime — naît du fait que finalement le crime est perpétré par le mobile le plus faible : non pas par l’héritier berné ou par l’époux trompé, mais par le jeune homme à figure d’ange qui voulait s’acheter une cravate neuve. Nous ne savons pas quels sont les mécanismes de l’action ; nous ne savons pas pourquoi nous décidons de passer à l’acte. Nous aurons beau hésiter et réfléchir beaucoup, si finalement nous passons à l’action, nous le faisons sans réfléchir, en brisant en vérité tous les arguments qui justifiaient ou exigeaient ce passage à l’acte, de façon totalement réflexe, comme lorsque nous retirons vivement notre main qui vient de toucher l’eau bouillante ou sautons si nous avons marché sur des éclats de verre. Exactement comme l’éléphant l’a fait. Jamais il ne peut y avoir transparence entre l’ordre de la pensée et l’ordre de l’action. Il peut y avoir, il est vrai, de la dignité. Pourquoi Mohamed Bouazizi s’est-il immolé, à Tunis, déclenchant par son geste la révolution tunisienne et le « printemps arabe » ? Personne ne le saura jamais. Ce que nous savons c’est que par son geste, il a illuminé autour de lui un crépitement de mobiles sociaux et activé le mobile même d’une transformation collective.

En 1902, Jack London fut envoyé, comme grand reporter, en Angleterre où il vécut sept semaines. Déguisé en gueux et vêtu de haillons, il décida de s’immerger dans le quartier le plus pauvre de Londres pour partager les travaux et la vie quotidienne des laissés pour compte de l’opulence impériale. Nous ne savons pas pourquoi il fit cela, même s’il est vrai que nous sommes encore quelques-uns, communistes démodés, à désigner ce mystère par un nom ancien : « fidélité à des principes ». Ce qui est certain c’est qu’il a laissé un livre terrifiant, d’une actualité accusatrice, auquel il a donné un titre éloquent : Le peuple de l’abîme. Dans un de ses chapitres, Jack London nous parle du suicide, de ces dizaines de pauvres gens qui, chaque jour, dans l’East End londonien, s’ôtent ou tentent de s’ôter la vie et dont l’échec-même, lorsqu’ils échouent, une fois revenus dans leur monde de désespoir, fait d’eux, par-dessus le marché, aux yeux de la Justice,  des délinquants : jusqu’à dix ans de réclusion encourent ceux qui se ratent parce qu’ils n’ont pas su user assez habilement de la corde ou du poison…

Quant à ceux qui allaient au bout de leur tentative, le mystère de leur passage à l’acte était éclairé de la façon la plus expéditive et simple. Ellen Hughes Hunt, âgée de 52 ans, sans domicile, sans travail, sans nourriture, s’est jetée dans la Tamise. Le verdict du juge est net et tranchant : « Mort des suites d’une aliénation mentale transitoire ». London commente le cœur serré : « Il me semble que je suis dans le vrai si j’affirme que la justice aurait été infiniment plus équitable si elle avait déclaré coupable la société dans son ensemble en raison de son aliénation mentale envers Ellen Hughes Hunt qu’elle a écartée et privée de toute cette joie de vivre que sans aucun doute elle a connue dans sa jeunesse. Aliénation mentale transitoire ! Et c’est ainsi qu’ils s’exonèrent de toute responsabilité envers leurs frères affamés et déshérités. »

En Espagne, l’offensive talibane qu’ils nomment « crise » a déjà provoqué d’innombrables suicides parmi les victimes des banques. 119 personnes, cette année, se sont suicidées face à la menace de perdre leur logement. Se sont-elles suicidées pour cette raison précise ? Mystère. On nous dira que chaque jour on expulse de leur logement 500 familles et que la grande majorité de ces familles s’accrochent à la vie. Ces 119 suicidés, n’étaient-ils pas déprimés pour d’autres raisons ? N’avaient-ils pas des antécédents psychiatriques ? Leur père ou leur mère ou leur oncle n’avait-il pas déjà tenté de se suicider, un jour, en période d’abondance, par dépit amoureux ? Ces mêmes journaux de droite qui brouillent les pistes dans le cas des gens chassés de leur logement pour briser la ligne droite qui relie le mobile et l’acte, n’hésitent pourtant pas à rendre la crise responsable du suicide de Patrick Rocca, propriétaire de Accorp Properties, ou de celui d’Adolphe Merckle, un des 100 hommes les plus riches du monde, ou de celui de René-Thierry Magon, cofondateur de Acess International Advisor. Les riches méritent l’admiration et la compassion. Les pauvres, eux, sont toujours coupables de leur passage à l’acte, coupables donc y compris de leur propre mort.

Mais c’est un fait. Tous les jours, 500 familles sont expulsées de leur logement et la grande majorité de ces victimes ne se suicident pas. Il y a un nombre croissant de mobiles sociaux et la majorité des gens ne se révoltent pas, ne manifestent pas, ne protestent pas. Mais peut-être est-ce cela le véritable mystère qu’il faut dévoiler et dont l’éclaircissement illumine aussi - de façon accusatrice - la douleur qui nous étreint. Pourquoi la majorité des gens ne se suicident-ils pas ? Pourquoi la majorité des gens ne se révoltent-ils pas ? Il y a toujours une bonne raison pour ne pas passer à l’acte, il y a toujours un autre acte qui vient se mettre en travers du chemin. Les raisons sont carrément bonnes : parce que les enfants sont sur le point de rentrer de l’école, parce qu’il reste encore du linge à laver, parce qu’on n’a pas fini de payer les traites de l’appartement, parce que les amis vont pleurer, parce que Marthe devra solder les dettes, parce qu’on va perdre son emploi, parce qu’on a peur. Ou bien parce qu’on aime bien les cornichons au vinaigre ; ou bien, parce que le soleil — que les banques ne contrôlent pas encore — vient juste de pointer entre deux nuages et qu’après avoir fait briller le verre ébréché il nous caresse, un instant, avec douceur, l’avant-bras.

Le véritable mystère, plein de mesquineries et de lumières, c’est que l’éléphant du zoo de Tunis ait attendu douze ans avant de sauter dans le fossé.

Santiago Alba Rico

Publié par Rebelión




 Traduit par Manuel Colinas Balbona

vendredi 7 décembre 2012

L'hommage à Aragon, hier soir, à La MPT de Kerfeunteun.

Pour les personnes qui n'ont pas pu participer au bel hommage à Aragon, rendu hier soir 
par Madeleine Aderhold et Claude Couamme, en voici une photo :



Le site de Claude COUAMME, ICI

Daniel Ferrenbach (par ailleurs président de l'association "Front de gauche Briec-Fouesnant-Quimper") était un des organisateurs de cette rencontre, avec la "Société des Amis de Louis Aragon et Elsa Triolet" (SALAET) , à laquelle il nous a invités à adhérer ...
Le site de cette Société : http://www.premiumorange.com/societe-des-amis-de-louis-aragon-et-elsa-triolet/

Au cours de son spectacle, Claude Couamme a présenté, à celles et ceux qui ne le connaissaient encore, Michel Buhler.
Voici la chanson "Vulgaire" :
http://www.youtube.com/watch?v=UuDAA6JFUPA
et le site de Michel Buhler :
http://www.michelbuhler.com/

samedi 24 novembre 2012

MJC/MPT de Kerfeunteun : Hommage à Aragon le 6 décembre (le Télégramme)

Le chanteur interprète, Claude Couamme, a déjà donné son spectacle à Vitry-sur-Seine. Il est membre de la société des amis de Louis Aragon et Elsa Triolet, tout comme l'organisateur de l'événement, Daniel Ferrenbach.
Le chanteur interprète, Claude Couamme, a déjà donné son spectacle à Vitry-sur-Seine. Il est membre de la société des amis de Louis Aragon et Elsa Triolet, tout comme l'organisateur de l'événement, Daniel Ferrenbach.

La comédienne Madeleine Aderhold et le chanteur Claude Couamme rendront hommage à Louis Aragon le 6décembre, à la MJC de Kerfeunteun.
«Je crois encore qu'on pense à partir de ce qu'on écrit et pas le contraire», composait Louis Aragon. Voilà 30 ans que l'illustre poète et romancier a disparu, un 24 décembre. «Quimper a une rue qui porte son nom mais rien n'était prévu pour commémorer cet anniversaire. C'est un auteur engagé qui a marqué le XXe siècle et qui reste d'actualité. Nous voulons continuer à faire découvrir son oeuvre et lui rendre hommage. C'est l'objet du spectacle du 6 décembre à la MJC de Kerfeunteun», lance Daniel Ferrenbach, sociétaire de la société des amis de Louis Aragon et Elsa Triolet (SALAET).
Musique et poésie
Puisque «rien n'est jamais acquis à l'Homme», Daniel Ferrenbach a convaincu la comédienne Madeleine Aderhold de venir lire les écrits d'Aragon qui lui sont chers. La deuxième partie du spectacle s'articulera autour de chansons interprétées par Claude Couamme, accompagné du guitariste Dominique Robineau. «Beaucoup de chanteurs ont repris ses textes. J'ai sélectionné "Il n'y a pas d'amour heureux" de Brassens, des chansons de Léo Ferré ainsi que plusieurs succès de Jean Ferrat», annonce, Claude Couamme. Le concert sera illustré par des photos et vidéos d'Aragon et de ses amis parmi lesquels JeanFerrat, Pablo Neruda, Elsa Triolet... Nul doute que l'émotion sera au rendez-vous pour tous les «Aragonistes».
Musicalité des mots
«À la recherche du meilleur moyen de transmettre son engagement, Louis Aragon a beaucoup travaillé sur la musicalité des mots. C'est lui qui avait remis les alexandrins à la mode», ajoute Daniel Ferrenbach. Jean Ferrat est sans doute celui qui s'en sera le plus inspiré. Claude Couamme chantera donc les chansons d'amour, «Aimer à en perdre la raison» et «Que serais-je sans toi?». Viendront ensuite celles qui expriment davantage le volet de son engagement comme «Un jour, un jour» ou «L'Affiche rouge», qui fait référence aux fusillés du groupe Manoukian. «Il y aura aussi "Épilogue", un texte en vers de 21 pieds plus méconnu. Jean Ferrat a mis beaucoup de temps à trouver comment le mettre en musique mais les paroles autobiographiques sont très dures. Aragon a eu une vie très difficile», rappelle Claude Couamme. Autant dire que la plupart des aspects de la vie de Louis Aragon seront abordés. Tant mieux, puisque c'est «la somme des hommes qu'il a été» qui a fait de lui l'auteur que nous chérissons.  
Pratique : Le 6 décembre à 20h30, à la MJC de Kerfeunteun. Tarif: 5€.
  • Sylvain Falize