L’attelage Troni-Mulier
officialisé ce mardi avait déjà surpris beaucoup de monde. C’est vrai
que ce n’est pas tous les jours qu’un maire communiste accueille sur sa
liste des membres d’une liste UMP…

Une incongruité qui vaudra fort logiquement à Fabrice
Mulier de perdre son étiquette gaulliste, Philippe Rapeneau, le
secrétaire fédéral UMP, ayant dû s’étrangler en découvrant le ralliement
contre-nature de son protégé.
Mais en attendant, c’est la résurgence d’un autre
fait d’armes de M. Mulier qui pourrait bien semer le trouble. En effet,
il apparaît que le Billysien a, en 2009, adhéré… au Front national. En
tout cas, le fac-similé d’un bulletin d’adhésion rédigé le 23 février
2009 en atteste. Un document signé de la main de M. Mulier qui,
apparemment, projetait alors de recevoir l’investiture frontiste pour
les municipales de 2014.
Un encartage qui, même s’il n’a pas été suivi
d’effets, n’en est pas moins susceptible de susciter le trouble chez les
nouveaux colistiers de Fabrice Mulier. Et qui atteste, comme le confie
un observateur billysien «
q
ue Fabrice a toujours été quelqu’un qui a eu du mal à se situer politiquement
».
L’exhumation du passé de cette adhésion semble en tout cas pas mal troubler M. Mulier. Qui, ce mercredi, nous confiait «
ne pas se souvenir d’avoir fait cette démarche
». Avant de se rappeler que, «
oui, on lui avait bien fait un jour signer des papiers…
», mettant également en avant qu’il avait un
homonyme dans la commune. Sauf que, sur ce document, figure bien la
bonne date de naissance du militant UMP, son ancienne profession… et
surtout sa signature. Il évoque alors brièvement «
le droit à faire des erreurs
» avant de se raviser et de reprendre la posture du déni. Le nouveau colistier de Bruno Troni évoque alors une «
volonté de lui nuire… alors qu’il n’y a aucun
intérêt à s’en prendre à lui et que M. Troni aurait bien pu gagner sans
son ralliement…
» Et que tout ça, «
ça fera bien rigoler la population !
» Jaune ?
Un souvenir encombrant qui, en tout cas, ne perturbe pas plus que ça Bruno Troni expliquant qu’«
on est à trois jours de l’élection et que ce n’est pas le genre de choses qui va faire changer l’opinion de gens…
» Quant à son colistier dont la bougeotte politique n’est pas une découverte, il voit juste en lui «
quelqu’un que je connais depuis fort longtemps et qui a une envie folle de s’investir pour la ville. Pour le reste…
»
P.W.







