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vendredi 28 mars 2014

Billy-Montigny : un ancien encartage au FN bien encombrant pour Fabrice Mulier (La Voix du Nord 27/03/2014)

L’attelage Troni-Mulier officialisé ce mardi avait déjà surpris beaucoup de monde. C’est vrai que ce n’est pas tous les jours qu’un maire communiste accueille sur sa liste des membres d’une liste UMP…





À quelques jours des élections, une exhumation de souvenirs dont se serait bien passé M. Mulier.





Une incongruité qui vaudra fort logiquement à Fabrice Mulier de perdre son étiquette gaulliste, Philippe Rapeneau, le secrétaire fédéral UMP, ayant dû s’étrangler en découvrant le ralliement contre-nature de son protégé.

Mais en attendant, c’est la résurgence d’un autre fait d’armes de M. Mulier qui pourrait bien semer le trouble. En effet, il apparaît que le Billysien a, en 2009, adhéré… au Front national. En tout cas, le fac-similé d’un bulletin d’adhésion rédigé le 23 février 2009 en atteste. Un document signé de la main de M. Mulier qui, apparemment, projetait alors de recevoir l’investiture frontiste pour les municipales de 2014.

Un encartage qui, même s’il n’a pas été suivi d’effets, n’en est pas moins susceptible de susciter le trouble chez les nouveaux colistiers de Fabrice Mulier. Et qui atteste, comme le confie un observateur billysien « q ue Fabrice a toujours été quelqu’un qui a eu du mal à se situer politiquement ».

L’exhumation du passé de cette adhésion semble en tout cas pas mal troubler M. Mulier. Qui, ce mercredi, nous confiait « ne pas se souvenir d’avoir fait cette démarche ». Avant de se rappeler que, « oui, on lui avait bien fait un jour signer des papiers… », mettant également en avant qu’il avait un homonyme dans la commune. Sauf que, sur ce document, figure bien la bonne date de naissance du militant UMP, son ancienne profession… et surtout sa signature. Il évoque alors brièvement « le droit à faire des erreurs » avant de se raviser et de reprendre la posture du déni. Le nouveau colistier de Bruno Troni évoque alors une « volonté de lui nuire… alors qu’il n’y a aucun intérêt à s’en prendre à lui et que M. Troni aurait bien pu gagner sans son ralliement… » Et que tout ça, « ça fera bien rigoler la population ! » Jaune ?

Un souvenir encombrant qui, en tout cas, ne perturbe pas plus que ça Bruno Troni expliquant qu’« on est à trois jours de l’élection et que ce n’est pas le genre de choses qui va faire changer l’opinion de gens… » Quant à son colistier dont la bougeotte politique n’est pas une découverte, il voit juste en lui « quelqu’un que je connais depuis fort longtemps et qui a une envie folle de s’investir pour la ville. Pour le reste… » P.W.

A Saint-Denis, le PCF lâche le Parti de gauche (Politis.fr 27/03/2014)

Pour eux, ce sera le vote blanc. C’est un petit coup de théâtre qui s’est joué ces dernières heures à Saint-Denis. Alors qu’une bataille électorale tendue oppose le maire PCF sortant Didier Paillard et le socialiste Mathieu Hanotin, le Parti de gauche a décidé de retirer son soutien au candidat du... Front de gauche. "Nous appelons les Dionysiennes et les Dionysiens à voter blanc au second tour des élections municipales", indique, dans un communiqué laconique, le Parti de gauche 93 (à lire sur le blog du maire adjoint PG, Christophe Girard).


Christophe Girard (Photo : Alparslan Coskun)

La cause de ce soudain revirement ? Un mauvais coup du PCF local. Suite au ralliement du socialiste dissident Georges Sali au candidat communiste, le PCF a tout bonnement évincé les militants du Parti de gauche de la liste Paillard. Il fallait faire de la place : alors pourquoi se gêner ? "La nouvelle liste conduite par Didier Paillard, résultant de la fusion d’entre deux tours avec la liste du Parti Socialiste de Gauche (emmenée par Georges Sali et soutenue par le Modem) a été déposée alors que les négociations étaient encore en cours ! Sans en avoir été prévenu, le Parti de Gauche n’a plus de candidat sur cette liste", poursuit le Parti de gauche 93, fumasse de cette "trahison". 

Au-delà du fait qu’elle complique les desseins de réélection du maire sortant, cette énième prise de bec augure mal des élections européennes. PCF et Parti de gauche avaient juré de partir soudés. Cette nouvelle anicroche au contrat qui les lie ne va pas arranger un climat déjà très tendu.

Pauline GRAULLE
source: politis.fr (27 mars 2014)

mercredi 26 mars 2014

Fusions, quand le PCF dézingue le Front de gauche (Regards.fr 26/03/2014)

Fusions, quand le PCF dézingue le Front de gauche 

Les négociations en vue d’éventuelles fusions de listes pour le second tour, closes hier soir, ont souvent vu la fracture s’élargir entre le Parti communiste et les autres composantes du Front de gauche. De quoi s’alarmer pour l’avenir immédiat de ce dernier.

Dans la nuit de dimanche à lundi, il est 2h30 quand la petite délégation PG-Ensemble des listes de Danielle Simonnet à Paris est reçue par les négociateurs d’Anne Hidalgo. L’accueil est original, les deux salles de réunion étant occupées par les discussions avec EELV, c’est donc dans la petite cuisine que se tiendra le court échange. Debout, car il n’y a pas de chaises, les manteaux par terre (il fait quand même chaud), PS et PCF énoncent leur conditions : s’engager à adopter les budgets durant l’ensemble de la mandature, participer à l’exécutif, se situer dans le cadre du programme d’Anne Hidalgo. C’est une fin de non-recevoir, mais il manquait une petite touche d’indignité. Pas de problème, elle arrive par la voix de Ian Brossat, chef de fil des communistes à Paris qui ajoute que la liste Simonnet « devrait reconnaître publiquement qu’elle avait eu tort de se présenter ».

Ni fusions, ni effusions

Le cas parisien, déjà lourd de menaces pour l’avenir du Front de gauche, s’est répété un peu partout en France au cours des quarante-huit dernières heures. À Toulouse, la discussion a duré à peine dix minutes, pour un nouveau refus. La situation du maire sortant, Pierre Cohen, est pourtant plus que délicate. Avec 32,26%, il est largement devancé par la liste de la droite qui a obtenu 38,6%. Certes, la liste PS-PCF a fusionné avec la liste EELV qui a obtenu 6,99%, mais il existe aussi une liste divers droite à 2,45%. Dans ces conditions, mépriser la liste conduite par Jean-Christophe Sellin et Myriam Martin (PG-Ensemble), qui a réalisé 5,10%, est une option à hauts risques. Ce choix a donné lieu à une bataille au sein du staff de campagne de Pierre Cohen. Parmi les plus chauds artisans de la non fusion : le PCF et tout particulièrement son secrétaire fédéral 31, Pierre Lacaze. Dans ces conditions, tout naturellement, la déclaration de la liste de Jean-Christophe Sellin ne donne aucune consigne de vote : « Nos électeurs sont libres ». Et reprenant une image rugbystique : « On ne s’essuie pas les crampons sur nous ! », a-t-il déclaré à France 3 Midi-Pyrénées.
À Besançon, la liste PS-PCF-EELV de Jean-Louis Fousseret a recueilli 33,63% contre 31,64% à la droite, 11,76% au FN et 7,12% à la liste PG-Ensemble. Estimant sans doute qu’il peut avoir les voix sans s’encombrer de ses représentants, le maire sortant a refusé la fusion avec le soutien enthousiaste des représentants du PCF. À la demande d’une fusion qui préserve l’indépendance politique, Jean-Louis Fousseret a répondu : « Je ne veux pas que le conseil municipal se transforme en forum national » et aussi « Que diraient nos colistiers membres des Verts (EELV) et du parti communiste ? » À Caen, le maire socialiste qui est en position désespérée a également refusé de fusionner avec la liste Ensemble-PG qui a obtenu 5,81%, là encore le PCF a été un instrument de la division.

Les communistes intraitables avec le Front de gauche

Lorsque des listes étaient emmenées par des militants du PG ou d’Ensemble, le plus souvent, il n’y aura donc pas d’accords de second tour. Cette situation aurait pu être le simple fait d’une tête de liste socialiste, il n’en est rien. L’examen minutieux des situations locales montre que le PCF a pris souvent une part active pour aboutir à ce résultat. Si les communistes ont été intraitables avec leur propres camarades du Front de gauche, ils ont, à Montreuil, repêché Razzy Hammadi – le candidat PS qui n’a recueilli que 9,80% et dont ils n’avaient nul besoin pour l’emporter étant donné l’accord de Patrice Bessac (candidat FdG) avec EELV.

Le Parti communiste joue donc un jeu bien trouble. Une réunion s’est tenue dimanche soir entre trois délégations du PS, du PCF et de EELV rue de Solférino : « Ensemble nous avons décidé le rassemblement le plus large et j’appelle partout à ce rassemblement et à la fusion des listes de gauche. Parce que c’est la condition de la mobilisation dimanche prochain, c’est la condition de la victoire et surtout c’est la condition de l’action pour nos concitoyens pendant les six ans qui viennent », a ainsi déclaré Harlem Désir. Inutile de dire que Pierre Laurent, qui conduisait la délégation de son parti, n’a pas trouvé utile de prévenir ses partenaires du Front de gauche. Au vu des différentes négociations, on se rend compte que le vocable « fusion des listes de gauche » ne s’applique donc pas aux listes menées par le PG ou Ensemble, sauf cas d’urgence absolue.

Dans bon nombre de communes, le climat post-municipales risque d’être assez étouffant entre camarades. Pour grappiller quelques élus, le PCF met en danger toute l’architecture, et l’existence même, du Front de gauche. Sans doute, au sein de sa direction, existe-t-il des stratèges estimant que le PCF est suffisamment requinqué pour retrouver des réflexes d’hégémonie qu’on croyait oubliés. Une telle orientation, si elle devait se confirmer, serait désastreuse pour le PC lui-même.

Guillaume Liégard

source regards.fr/

mardi 25 mars 2014

Les Inrocks - Front de gauche : l’autonomie a globalement porté ses fruits aux municipales


Dans un contexte de débâcle du PS, et de poussée de la droite et du FN aux municipales, la gauche du PS se maintient. Sa stratégie d’autonomie et de rassemblement avec EELV et le NPA semble avoir porté ses fruits, malgré des résultats décevants à Paris.

Certains ont craint de voir disparaître le Front de gauche (FDG) aux municipales de 2014. Et pour cause : dans la moitié des villes de plus de 20 000 habitants, le PCF avait décidé de faire liste commune avec le PS, au détriment de la formation unitaire créée en 2009 – comme dans les cas emblématiques de Paris et Grenoble. Cependant, convaincus que des listes autonomes d’opposition de gauche au gouvernement devaient avoir voix au chapitre, les organisations du FDG n’ont pas baissé les bras : dans 600 villes, le Parti de Gauche (PG), Ensemble, et leurs alliés – parfois conjointement avec le NPA (dans une quarantaine de villes) et EELV (dans 90 villes) – ont présenté des listes. Et leurs scores sont relativement prometteurs, même si “globalement, la déroute du PS n’a pas profité à la gauche de la gauche”, constate l’historien du communisme Roger Martelli, co-directeur de la revue Regards.
D’après le secrétaire national du PG Eric Coquerel, ces listes ont obtenu en moyenne 11,71% des voix (contre 15,54% pour le FN), et dans 307 villes elles en ont recueilli plus de 8%, égalant quasiment le FN. Il en va ainsi de Rennes (15%), Clermont Ferrand (12%), Poitiers (15,29%), Avignon (12,46%) et Limoges (14%) par exemple. Enfin, “la cerise sur le gâteau”, selon Eric Coquerel, c’est le score de la liste EELV-PG-Ensemble à Grenoble, qui arrive en tête (avec près de 30%), devant le socialiste Jérôme Safar (25%), soutenu par le PCF. En revanche, à Paris, le FDG – sans le PCF, qui a choisi de soutenir la candidate PS Anne Hidalgo – n’a recueilli en moyenne que 5,1%.

Les listes autonomes font de la résistance

La stratégie d’autonomie semble donc avoir globalement porté ses fruits face à la stratégie d’alliance du PCF avec le PS. “Le fait saillant du scrutin d’hier soir, c’est que les listes autonomes, avec ou sans EELV et le NPA, et parfois sans le PCF, résistent et ne sont pas associées à la débâcle du PS”, estime Pierre-François Grond, de la Gauche Anticapitaliste. “La stratégie qui consiste à se mettre à la remorque du PS est perdante, constate Roger Martelli. Ceux qui sont alliés avec lui mordent la poussière en même temps que lui”.

L’un des arguments avancés par les partisans de l’autonomie au sein du Front de Gauche réside dans le cas emblématique d’Hénin-Beaumont. Dans cette commune du Pas-de-Calais, remportée dès le premier tour par le secrétaire général du FN Steeve Briois, les communistes se sont retirés de la liste FDG quelques semaines avant le premier tour, pour rejoindre le candidat divers gauche, laissant la liste FDG dans l’impossibilité de se présenter. Cela aurait selon Eric Coquerel renforcé l’abstention, et donc le FN, alors que Jean-Luc Mélenchon faisait 22% aux législatives de 2012.

Au PG, on regrette donc logiquement le manque de solidarité du PCF avec le FDG : “Si le FDG avait eu une stratégie nationale homogène, on serait un des grands gagnants de ce scrutin”, affirme Eric Coquerel. En effet à Paris l’autonomie, sans le PCF, a conduit à un score décevant de 5,1% en moyenne pour le FDG.

“Une troisième gauche est en train de naître”

A défaut, les composantes du FDG se sont trouvé de nouveaux alliés, notamment chez certains écologistes d’EELV. “Dans les 90 villes où nous avons fait liste commune, nous avons obtenu en moyenne 15,80%, se réjouit Eric Coquerel. C’est un fait important : une troisième gauche est en train de naître : anti-austérité et anti-productiviste”. Il ne faut cependant pas oublier que, comme le PCF, EELV s’est aussi allié dans de nombreux cas avec le PS. Mais “lorsque les écologistes s’allient avec des composantes du FDG, ils apparaissent comme une alternative crédible, et cela créé une dynamique commune efficace”, constate Roger Martelli. La preuve à Grenoble (30%), Rennes (15,1%) et Poitiers (15,3%), où EELV s’est allié au PG.

Cette alliance pourra-t-elle se pérenniser ? “Le seul obstacle, c’est la solidarité de la majorité de cette formation politique avec le PS, aux politiques d’austérité, et à la politique anti-écologiste menée par Hollande, temporise Pierre-François Grond. Si EELV prend ses distances, alors la question d’une alliance avec eux se posera”.

Entre fragilité de l’héritage communiste et nécessaire rénovation

Pour Roger Martelli, le défi pour la gauche radicale réside dans sa rénovation. “La gauche de gauche doit être sans ambiguïté sur son rapport avec le PS, et elle doit être rassemblée, car lorsque le rassemblement n’est pas au rendez-vous, les résultats non plus, comme on l’a constaté à Paris [où le FDG a obtenu en moyenne 5,1%, ndlr]. Mais cela ne suffit pas : il faut qu’elle porte une dynamique innovante, une espérance neuve face au ressentiment. Si elle se contente de répéter les discours de la gauche de gauche d’hier, la vie politique risque d’être en panne du côté de la gauche”, estime l’historien.

Effectivement, la gauche non socialiste d’hier est en difficulté. Les communistes sont en recul dans leurs bastions municipaux : selon les décomptes de l’historien, sur les 184 villes de plus de 3500 habitants qui étaient des mairies communistes en 2008, une vingtaine ont d’ores et déjà été perdues, et une cinquantaine se trouvent en ballottage défavorable. “Il y a donc une certaine fragilité de cet héritage”, conclut-il.

Alors, après la mésaventure des municipales, la gauche radicale sortira-t-elle de l’ornière ? “Le FDG peut guérir, estime Eric Coquerel, à condition qu’on ne recommence pas deux fois la même erreur [celle de partir divisé - ndlr], car ça nous a handicapé”. Confirmation aux européennes de mai

Mathieu DEJEAN

source: lesinrocks.com (24/03/2014)

dimanche 16 mars 2014

Municipalesà Carhaix- Jean-Pierre Jeudy apporte un « soutien politique » à la liste "une vraie vraie gauche pour Carhaix" conduite par Matthieu GUILLEMOT (Le Télégramme 4/03/2014)





 
Jean-Pierre Jeudy fait bien partie de la liste « Une vraie gauche pour Carhaix » menée par Matthieu Guillemot. Placé en dernière position, l'ancien maire dit surtout vouloir apporter un « soutien politique ». 

« Après 35 ans de mandats électifs, j'avais décidé de laisser la place aux jeunes. Je n'ai pas changé de point de vue. En revanche, je peux apporter un soutien et une participation au collectif. Il s'agit donc d'un soutien politique ». La phrase est signée Jean-Pierre Jeudy. Sans surprise, l'ancien maire, aujourd'hui âgé de 70 ans, a confirmé, hier, qu'il faisait bien partie de l'équipe « Une vraie gauche pour Carhaix ». Mais, comme nous l'annoncions dans notre édition de vendredi, il ne figure pas dans les premiers noms de la liste menée par Matthieu Guillemot. Il est même à la 29e et dernière position. Ses trois camarades du Front de gauche à intégrer l'équipe sont : Yves-Pierre Le Gall (27e), Grégoire Cosquer (23e) et Martine Le Ménéec (10e).

« Être le plus nombreux possible au conseil municipal »

Les quatre places laissées vacantes pour Jean-Pierre Jeudy et ses amis sont donc occupées. Deux autres changements sont à noter. Pour des « raisons administratives », Laëtitia Frammezelle et Arnaud Toux ont été remplacés par Andrée Le Bescond (26e) et Muriel Marie Henry (28e). Mais pour Matthieu Guillemot, « la liste garde la même éthique ». Il parle d'une « gauche claire soutenue par le Front de gauche, les Alternatifs et le NPA ». Avec pour ambitions de dire son opposition à « la politique de droite menée par le gouvernement ». Et localement de faire partie de l'opposition. « Nous n'avons pas la prétention de vouloir renverser la mairie. On veut être présent le plus nombreux possible au conseil municipal. En votant pour notre liste, les Carhaisiennes et Carhaisiens auront la garantie d'avoir des élus jeunes, motivés, dynamiques et engagés. Avec eux, fini les séances soporifiques du conseil municipal transformé en simple chambre d'enregistrement », termine l'équipe. 
 
source: letelegramme.fr



jeudi 6 mars 2014

Les transports gratuits, bonne ou mauvaise idée ? (LeFigaro.fr 6/03/2014)

A Paris, NKM souhaite que les transports publics soient gratuits pour les étudiants (Crédit: Sébastien Soriano / Le Figaro)


INFOGRAPHIE - La question est débattue dans plusieurs villes. Certains l'utilisent comme un levier pour promouvoir les transports collectifs. D'autres l'estiment au contraire inéquitable et coûteuse pour la collectivité.

En proposant les transports gratuits pour les étudiants parisiens, Nathalie Kosciusko-Morizet a relancé un débat récurrent. Dans de nombreuses villes, des listes de gauche comme de droite posent la question de la tarification des déplacements sur le réseau public. Avec plus ou moins de pertinence et de succès.

Dans la capitale, la candidate UMP à la mairie a proposé de rendre gratuits les transports publics pour les étudiants de 18 à 22 ans, les personnes âgées et les personnes handicapées. Problème: des forfaits spécifiques permettent déjà à certaines de ces personnes de bénéficier de transports gratuits. Le forfait Améthyste, dédié aux retraités et personnes handicapées, est ainsi gratuit sous certaines conditions de ressources. Quant aux jeunes, la gratuité est déjà de mise pour certains d'entre eux: destiné aux jeunes de 16 à 25 ans engagés dans un dispositif du service public régional de formation et d'insertion, le forfait «jeunes en insertion» leur permet de se déplacer gratuitement sur tout le réseau francilien.
La mesure proposée par NKM permettrait donc de généraliser des dispositifs aujourd'hui cantonnés à un nombre restreint de bénéficiaires. Coût de la mesure? Environ 35 millions, répond la candidate. Dont le financement reste pour l'instant flou. Car c'est tout le problème de ce type de mesures: gratuites pour les usagers, elles ne le sont pas pour la collectivité.

infographie villes aux reseaux de transports gratuits

Vingt-deux communes françaises dotées de transports publics gratuits

Certaines communes ou communautés de communes se sont pourtant laissées séduire. En France, vingt-deux ont instauré la gratuité généralisée sur leur réseau de transports publics. Aubagne a vu la fréquentation exploser après avoir sauté le pas en 2009, ce qui témoigne de l'engouement des utilisateurs pour la gratuité. A l'occasion du dixième anniversaire de ses transports gratuits, Châteauroux a elle estimé que ses objectifs ont été «pleinement atteints»: fréquentation en forte hausse, maintien des investissements et développement de l'offre.

Les partisans de la gratuité, à l'instar de Jean-Louis Sagot-Duvauroux, défendent un modèle de société où «chacun peut bénéficier de services publics selon ses besoin et non selon ses moyens». Ce philosophe et écrivain estime qu'il est nécessaire de «réinventer les déplacements et la façon dont les biens sont distribués». Tout en reconnaissant que la gratuité «n'est pas une baguette magique», il juge qu'elle peut constituer une réponse dans des domaines où «le marché n'est pas en mesure de répondre aux besoins» des habitants, comme l'éducation ou la santé.

«Une fausse bonne idée»

D'autres taxent au contraire la gratuité de «fausse bonne idée». L'Union des transports publics et ferroviaires (UTP) a ainsi publié fin janvier un guide contenant «dix raisons de ne pas céder aux sirènes de la gratuité». Parmi celles-ci: un financement bancal qui repose davantage sur le contribuable plutôt que sur l'usager, un manque d'équité et le risque de voir augmenter les incivilités. Le Groupement des autorités responsables des transports (Gart) «n'encourage pas» non plus cette solution. «Si celle-ci peut être pertinente dans certains réseaux où les recettes tarifaires sont très faibles, voire inférieures au coût de la perception, elle ne peut toutefois pas être généralisable à l'ensemble des territoires.»

Le coût de la gratuité incombe principalement aux entreprises et administrations publiques, qui s'acquittent du versement transport. Lorsqu'elle a rendu son réseau gratuit, Aubagne a ainsi augmenté le taux de ce versement, à hauteur de 1,8% de la masse salariale. D'autres choisissent d'augmenter les impôts locaux, comme à Tallinn, première capitale européenne à avoir instauré la gratuité, le 1er janvier 2013.

Le Gart comme l'UTP préconisent ainsi plutôt une tarification sociale et solidaire, liée aux ressources des usagers. «Mieux vaut pratiquer des tarifs modérés et adaptés à un objectif social, qui évoluent avec l'inflation et peuvent être revus en fonction du développement de l'offre», indique l'UTP. Le Gart souligne également que ce type de tarification permet «d'aider les personnes en situation de précarité» sans pour autant faire de faveur à celles qui ont les moyens de financer leurs déplacements. Tarification solidaire ou gratuité totale, le match durera au moins jusqu'aux élections municipales.


source: lefigaro.fr

mercredi 5 mars 2014

Hénin-Beaumont : le parti communiste est-il soluble dans la cuisine électorale? (La Voix du Nord 03/03/2014)

La question n’est plus ni moins que celle-ci : le parti communiste héninois est-il vraiment condamné à n’être qu’une force d’appoint du parti socialiste ?


David Noël (à gauche) rentre, toute honte bue, dans la galaxie Binaisse... Sera-t-il le seul  ?




Et à ne plus avoir localement de vie autonome, quitte à avaler chapeau, faucille et marteau et se retrouver, par la force des choses, à moins de trois semaines du premier tour des municipales, en flagrant délit de contradiction avec ce qui était jusqu’alors sa ligne de conduite et son peu de considération pour la gestion Binaisse. Quitte à y perdre son âme, ses électeurs et sa crédibilité… Depuis jeudi soir, David Noël est dans l’uniforme du bon soldat ayant obéi sans sourciller aux injonctions fédérales et aura désormais bien du mal à se débarrasser d’entêtantes odeurs d’arrière-cuisine électorale.

Il y a quelque temps, il n’avait pas de mots assez durs pour Eugène Binaisse dont il dénonçait « l’amateurisme » et « les courbettes faites au FN » quand ce n’étaient pas des propos jugés comme détestables et des « déclarations sidérantes et révoltantes qui expriment mépris, dédain… à l’égard de toute la Gauche… » Pas le genre de préalable idéal à une idylle électorale ! Surtout lorsque, il y a quelques jours encore, dans un tract de campagne, David Noël évoquait un maire d’Hénin-Beaumont « à court d’idées » et affichait sur son site des tracts cégétistes au vitriol pour Eugène Binaisse… devenu pourtant par un simple coup de baguette magique « homme de conviction et de progrès ».

C’est que les appareils politiques ont souvent des raisons que la raison ignore et le secrétaire du PCF héninois vient d’en faire les frais en choisissant de quitter le navire Front de gauche en pleine campagne offensive pour rejoindre, de l’autre côté de la ligne de démarcation, l’armada socialiste en pleine tempête post-IFOP.

Comme si, depuis quelques jours, la menace frontiste était soudainement devenue plus imminente qu’hier ou avant-hier ! Comme si l’état d’urgence était brusquement décrété là où la méthode Coué était jusqu’alors reconnue comme la meilleure des méthodes de coaching préélectoral.

« Une bande de pieds nickelés »

Comment peut-on sérieusement arguer que l’indignation d’hier ait pu voir, jeudi dernier, sa date de fraîcheur expirer ? Et que l’homme qui, il y a quelques semaines, écrivait que « dans le bassin minier, les socialistes apparaissent comme une bande de pieds nickelés… », ait soudain envie de battre sa coulpe et ravaler ses mots ?

Une stratégie du reniement qui rappelle furieusement 2008 lorsque la bande des cinq, furieusement anti-Dalongeville (MJS – PCF – PRG – Verts – MRC), vole en éclats après que Pierre Ferrari soit sommé par le PS de se ranger derrière le maire d’Hénin, David Noël l’imitant rapidement sur sommation fédérale. Une période compliquée s’ouvre alors pour le PCF souffrant déjà de la loyauté à Dalongeville de certains de ses ex-cadres (Jean-Bernard Deshayes et Guy Creuze), le parti n’étant, en 2009, même pas en mesure de se lancer dans la bataille municipale, se fondant alors dans le Nouvel Élan de Pierre Ferrari jusqu’à y perdre son identité. 

En 2014, on attendait dont la traduction à l’échelon local de l‘effet d’aubaine Mélenchon des dernières législatives devant rendre au PCF un peu du lustre d’antan. Las, Hervé Poly ayant fait le choix de ne pas mener la liste héninoise (alors qu’il l’évoquait en 2012 !), David Noël vient donc une nouvelle fois de faire le choix de dissoudre « sa » différence dans une « popote » électorale au goût amer. Qui lui aura au moins permis de se créer de solides inimitiés au Parti de Gauche, et de faire sortir de sa réserve un ex-secrétaire fédéral communiste (lire ci-dessous) dont les mots pour David Noël (J.-C. Danglot parle de trahison et de plan de carrière) sont durs et même impitoyables. Cauchemar en cuisine… électorale ?




Pascal WALLART

lavoixdunord.fr

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lundi 3 mars 2014

Municipales à Rosporden : La liste de Jacques Rannou (OF.fr 2/03/2014)

photo jacques rannou (au centre) est soutenu par le collectif du front de gauche du pays de rosporden. (christine pichon, absente sur la photo). © ouest france
Jacques Rannou (au centre) est soutenu par le collectif du Front de gauche du pays de Rosporden. (Christine Pichon, absente sur la photo)

 
 
« Le rassemblement de la gauche laïque, démocratique et citoyenne » a officiellement été présentée, dimanche.
« L’abstention risque de frapper fort. Nous devons donc revenir à des fondamentaux, associer les habitants, à notre démarche collective, portée par une équipe diversifiée, au plan professionnel. On est là pour développer une autre façon de faire ».

Jean-Luc MELENCHON à Auch



dimanche 2 mars 2014

David Noël : " C'est mon choix, choix partagé par les communistes d'Hénin-Beaumont" (L'Humanite.fr 2/03/2014)

L'ex-tête de liste du Front de Gauche à Hénin-Beaumont
l'ex-tête de liste du Front de Gauche à Hénin-Beaumont-David Noël avec Pierre LAURENT

Municipales 2014. Le communiste David Noël, qui devait conduire la liste Front de gauche aux municipales à Hénin-Beaumont, a choisi de rallier dès le premier tour l’équipe du maire sortant divers gauche Eugène Binaisse. Dans un communiqué, que nous publions tel quel, il explique ce choix.

"J'ai pris le temps du recul et de la réflexion pour m'exprimer.

J'ai pris le temps de ne pas simplement écouter les égos, les replis étroits, les jugements à l'emporte-pièce et partisans.

J'ai pris le temps d'entendre celles et ceux qui me conseillaient de ne pas attendre le second tour comme cela était prévu, oui, de ne pas attendre le second tour pour nous rassembler.

J'ai entendu cette demande forte, toujours plus forte, d'amis, de camarades, de militants de la vie associative, de bénévoles d'associations caritatives de même que les appels venus de la Ligue des Droits de l'Homme où j'ai commencé mon engagement citoyen au lendemain du 21 avril 2002.

Oui, j'ai décidé d'entendre ces bons conseils qui font appel à la raison plutôt que de se faire plaisir à s'obstiner.

J'ai consulté beaucoup, notamment Hervé Poly secrétaire de ma fédération, et surtout les communistes d'Hénin-Beaumont qui m'ont donné mandat pour rencontrer et bâtir avec Eugène Binaisse un projet pour Hénin-Beaumont. 

J'ai fait ce choix local de m'entendre et de travailler avec Eugène Binaisse qui a répondu favorablement à cette volonté de construire ensemble ce projet.

Ce choix c'est celui de combats locaux pour l'avenir de notre piscine, de notre cinéma de centre-ville, celui de notre centre culturel, l'Escapade. Ces combats locaux sont ceux du service public qui doit être conforté face aux appétits du privé.

Nous avons échangé, débattu de ces questions et trouvé un accord pour bâtir ou plutôt rebâtir Hénin-Beaumont sur ses fondations que sont ses valeurs de solidarité et de partage.
J'ai décidé de tourner ces pages de papier qui déforment parfois la réalité de notre ville et parfois par maladresse ou méconnaissance blessent notre population.

Oui, j'ai fait le choix majoritaire des Héninois et Beaumontois que cessent les crépitements des flashs et tout ce qui va avec, et que l'on en finisse avec ces fâcheuses habitudes prises de nous prendre pour des cobayes.

J'ai fait le choix du local, car les enjeux, quoiqu'en disent certains, sont d'abord locaux et seront décidés par les Héninois et Beaumontois, et par personne d'autre.

Le choix de poursuivre mon action pour des services publics de proximité avec une attention toute particulière à l'avenir des centres de santé de la Carmi face aux retards sanitaires de notre bassin de vie.

J'ai fait le choix de travailler pour un projet de territoire avec les communes voisines et limitrophes, Dourges, Courrières, Rouvroy, Montigny-en-Gohelle, Drocourt, dans une intercommunalité où la coopération soit librement consentie. J’ai fait le choix de la coopération avec nos voisins dans un respect mutuel.

Nous nous sommes entendus avec Eugène Binaisse qui n'a sa carte dans aucun parti mais qui est cependant un homme de conviction et de progrès.

J'ai donc pendant plusieurs jours avec Eugène Binaisse et l'équipe qui l'entoure travaillé à un projet qui vous sera prochainement présenté.

Un choix local, longuement réfléchi, le choix du bien être à Hénin-Beaumont, fier de dire que j'y vis depuis toujours et que je compte bien continuer à y vivre en militant pour cette ville si belle quand on la connaît vraiment.

C'est mon choix, choix partagé par les communistes d'Hénin-Beaumont.

Oui, j'ai entendu ces vers du poète Aragon :
« Quand les blés sont sous la grêle,
Fou qui fait le délicat,
Fou qui songe à ses querelles,
Au cœur du commun combat »

Oui j'ai entendu et décidé avec mes camarades de bâtir Hénin-Beaumont en faisant appel à notre culture du vivre ensemble pour mettre l’humain d’abord.
 
David Noël, 
secrétaire de la section d’Hénin-Beaumont du PCF

samedi 1 mars 2014

Municipales 2014 à Quimper. Composition de la liste « Osons la démocratie » (Le Télégramme du 1er/03/2014)


La liste est composée de citoyens issus de la vie associative mais aussi impliqués dans le syndicalisme..


La liste « Osons la démocratie » défend l'idée d'une municipalité de gauche, sociale et écologique. Elle est soutenue par le Front de gauche et le NPA. Menée par Patryk Szczepankiewicz, la liste est composée de citoyens issus de la vie associative mais aussi impliqués dans le syndicalisme. 

Voici sa composition : 1. Patryk Szczepankiewicz, 34 ans, ingénieur informaticien, Moustoir ; 2. Janine Carrasco, 49 ans, éducatrice spécialisée, Penhars ; 3. Philippe Levallois, 59 ans, retraité Erdf, Terre Noire ; 4. Christine Charpentier, 55 ans, comptable, Kerjestin ; 5. Claude Le Moguen, 59 ans, kinésithérapeute, Braden ; 6. Michèle Diraison, 57 ans, technicienne de laboratoire, Braden ; 7. Tanguy Bosser, 27 ans, agent technique, Kerveguen ; 8. Annaïk Badiane, 44 ans, professeur des écoles, Kerlagatu ; 9. Henri Guillou, 70 ans, retraité du privé, Braden ; 10. Laurence Goupil, 52 ans, agent de la fonction publique, Terre Noire ; 11. Michel Kernaleguen, 52 ans, ouvrier du bâtiment, Kerjestin ; 12. Sylviane Saliou, 53 ans, agent de la fonction publique, Terre Noire ; 13. Hubert Poder, 59 ans, retraité SNCF, Kerfeunteun ; 14. Camille Mazeau, 21 ans, étudiante, Kerjestin ; 15. Benjamin Le Coat, 26 ans, boulanger, Hippodrome ; 16. Gwenaëlle Roussain, 32 ans, agent technique, Corniguel ; 17. Michel Errero, 47 ans, veilleur de nuit, Locmaria ; 18. Marie-France Maguet, 70 ans, retraitée La Poste, Kerfeunteun ; 19. Daniel Ferrenbach, 69 ans, retraité du privé, Quinquis ; 20. Adeline Talec, 29 ans, assistante maternelle, Hippodrome ; 21. Bernard Le Goff, 56 ans, technicien France Telecom, Penhars ; 22. Drifa Bounama, 60 ans, enseignante, Penhars ; 23. Hassani Abdou, 52 ans, sans emploi, Penhars ; 24. Marie-Claude Delcoigne, 53 ans, coiffeuse, Rosmadec ; 25. Guy Maillot, 65 ans, retraité du privé, Manoir des salles ; 26. Nelly Divanach, 52 ans, aide à domicile, centre-ville ; 27. Éric Joncour, 53 ans, cheminot, Kervouyec ; 28. Elisabeth Oudin, 60 ans, retraitée, Kermoysan ; 29. Édouard Ryckeboer, 72 ans, chef d'entreprise à la retraite, Braden ; 30. Françoise Martin, 64 ans, retraitée de la fonction publique, Terre Noire ; 31. Alain Guil, 61 ans, retraité de la protection sociale, Kerlaeron ; 32. Régine Morio, 52 ans, agent social, centre-ville ; 33. Julian Mazeau, 19 ans, ouvrier du bâtiment, Kerjestin ; 34. Nathalie Lemoine, 53 ans, animatrice périscolaire, Cap Horn ; 35. Antonio Fidalgo, 45 ans, surveillant de nuit, Kernisy ; 36. Maryvonne Chouin, 59 ans, assistante sociale, Braden ; 37. Jacques Le Seven, 56 ans, animateur, Kerfeunteun ; 38. Brigitte Rocuet, 60 ans, assistante de direction, Prat ar Rouz ; 39. Emmanuel Belleau, 41 ans, libraire, Moulion Vert ; 40. Annick Kada, 72 ans, enseignante retraitée, Lududu ; 41. Michel le Falher, 63 ans, retraité, Prat ar Rouz ; 42. Maryvonne Le Gall, 68 ans, retraitée, Braden ; 43. Michel Guenot, 65 ans, retraité du privé, Kermoysan ; 44. Anne Marie Didailler, 55 ans, femme au foyer, Kerlagatu ; 45. François Duot, 55 ans, maçon TP, Kerlagatu ; 46. Marie-Noëlle Le Naour, 68 ans, professeur à la retraite, Braden ; 47. Christian Coignec, 56 ans, préretraité, Braden ; 48. Chantal Gauthier, 68 ans, professeur à la retraite, Braden ; 49. Gérard Mas, 63 ans, retraité de la fonction publique, Penhars. La liste « Osons la démocratie », qui milite pour des transports gratuits, une vraie démocratie citoyenne et des services publics de proximité, ne dispose pas de bureau pour sa campagne mais assure des réunions publiques tous les lundis soir à partir de 18 h 30 à la MPT de Penhars.

lundi 6 janvier 2014

Municipales à Lorient-Liste Front de Gauche-EELV. Les premiers noms (Le telégramme 4/01/2014)

Romaric Roudier (PG), Delphine Alexandre (PCF), Paul Cornic (non encarté) et Claire Herlic (EELV). 
Romaric Roudier (PG), Delphine Alexandre (PCF), Paul Cornic (non encarté) et Claire Herlic (EELV).
les premiers noms de la liste citoyenne "front de gauche-EELV"


Comme annoncé la semaine dernière, EELV et le Front de gauche s'unissent pour les municipales à Lorient. La PCF Delphine Alexandre est tête de liste.

« À Gauche, l'union citoyenne, solidaire et écologiste » : tel est le nom de la liste de rassemblement construite par le Front de gauche (PCF et PG), Europe Écologie-Les Verts, ainsi que des personnalités hors parti. Officiellement présentée à la presse et aux militants, hier, la liste est le fruit d'un accord politique signé la semaine dernière entre deux anciennes composantes de la majorité du maire sortant Norbert Métairie (lire par ailleurs).Selon cet accord, les personnalités dites hors parti devraient occuper 20 à 30 % des places sur la liste, le reste étant partagé « à 50-50 », aux deux composantes politiques.Les quatre premiers noms dévoilés, hier, témoignent de ce subtil équilibre. Si la tête de liste est confiée à une militante PCF, Delphine Alexandre, la deuxième place échoit à Paul Cornic (non encarté), la troisième à Claire Herlic (EELV) et la quatrième à Romaric Roudier (Parti de gauche).Sur le fond, cette deuxième liste à gauche entend défendre quatre priorités : « un renouvellement de la pratique démocratique, un projet social anti-austéritaire, une économie basée sur l'innovation et la transition écologique, et enfin la défense des services publics ».

Une candidate pour la mairie, un pour l'agglo

Orthophoniste et mère de quatre enfants, militante au PCF lorientais depuis 2012, Delphine Alexandre (43 ans) mènera sa première campagne électorale sur ses terres. « J'ai conduit une liste de gauche dans un village du Sud, près de Cannes. Nous avions fait 40 % », précise-t-elle, revendiquant la victoire pour seule ambition, et renvoyant les questions sur les stratégies d'entre deux-tours à ses adversaires.A ses côtés, Paul Cornic (66 ans), ancien responsable du service environnement de Lorient Agglomération et militant associatif, briguera la présidence de l'agglo. « Il faut rapprocher le citoyen de la prise de décision », martèle-t-il.La liste complète de cette « Union citoyenne » devrait être dévoilée « à la fin du mois .
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EELV : la fracture reste ouverte

À l'heure de la composition des listes électorales, Europe Écologie-Les Verts est marquée par une scission inédite, qui ne facilite pas vraiment la clarification de l'offre politique.Alors qu'en 2008 ses forces s'étaient rangées, dès le premier tour, derrière Norbert Métairie, aujourd'hui deux positions s'affichent. Officiellement, la section locale est aux côtés du Front de gauche, conduite par Delphine Alexandre. Cette ligne, incarnée par Stéphane Bigatta ou Claire Herlic (3e sur la liste) revendique la légitimité du vote des militants.Mais une poignée d'élus (Jean-Paul Aucher, Claudine Le Goff, Anne de Pierrepont et Allain Le Boudouil) ont fait savoir qu'ils privilégiaient un accord dès le premier tour avec la majorité sortante.

« Qu'ils se mettent en congé »

Hier, aux côtés de Delphine Alexandre, Philippe Ladame, porte-parole EELV Pays de Lorient, s'est voulu clair à l'adresse des « minoritaires » : « On recommande qu'ils se mettent en congé du mouvement le temps de la campagne. Et s'ils insistent trop, on fera intervenir les instances nationales. Car EELV, c'est ici, avec le Front de Gauche ».Joint au téléphone, Jean-Paul Aucher ne s'étonnait pas outre mesure de ce nouvel oukase. « Mais nous n'avons pas l'intention de nous mettre en congé du parti ! Vu les nombreux témoignages de sympathie que l'on a reçus, de militants locaux et d'élus régionaux, on ne se sent pas dans la peau des vilains petits canards. Pour l'instant, on ne va pas prendre l'étiquette du parti pour cette campagne ; peut-être allons nous fonder une association... Mais nous nous sentons aussi légitimes qu'eux. Et il y aura peut-être de nouvelles clarifications de la part des instances d'ici à la fin de la campagne ».
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Pierre Chapin 
source : letelegramme.fr

mardi 31 décembre 2013

Concarneau-Claude Drouglazet tête de liste des antilibéraux (Le Télégramme du 27/12/2013)

L'avenir du port, l'une des préoccupations majeures de Claude Drouglazet. 
L'avenir du port, l'une des préoccupations majeures de Claude Drouglazet.

Le groupe À Bâbord Toute a désigné Claude Drouglazet, ancien adjoint de Gilbert Le Bris, comme tête de liste pour les municipales. Une liste baptisée « Concarneau, un élan solidaire », qui fait de l'emploi et du logement des priorités. Et qui espère être en tête de la gauche au premier tour...

La liste antilibérale aux élections municipales, « la gauche de la gauche » selon l'expression consacrée, a désormais un nom, « Concarneau, un élan solidaire ». Et un numéro un en la personne de Claude Drouglazet. Cet inspecteur des Affaires maritimes âgé de 60 ans a été investi par les membres du groupe À Bâbord Toute. Conseiller municipal de 1983 à 1989, puis adjoint de Gilbert Le Bris en charge de l'économie entre 1989 et 1995, il s'était ensuite retiré de la politique. « C'est ma conception : j'avais choisi de faire deux mandats, pas plus », explique cet ancien militant socialiste de 1975 à 1992, proche de la gauche du parti.

« Cette souffrance que l'on ignore »

Claude Drouglazet reprend le combat politique alors que la retraite professionnelle approche, ce qui lui donnera le temps de s'investir. Membre d'À Bâbord Toute, il veut durant la campagne aller vers « tous ces gens qui souffrent de plus en plus mais que l'on ignore ». Le programme de la liste sera communiqué courant janvier. « Nous le préparons depuis septembre, sur des thèmes comme les transports, le port, l'urbanisme, la vie culturelle et associative... Ce ne sera pas un catalogue mais une série de propositions dont nous pourrons discuter avec les habitants », explique cet habitant du Passage, né à Concarneau.Il met déjà en avant quelques thèmes prioritaires. Ainsi l'emploi, notamment des jeunes : « La ville a une responsabilité sociale et doit avoir un rôle d'exemple pour l'apprentissage et l'alternance ». Ou sur le temps de travail, « avec l'ouverture d'une réflexion sur un passage des agents communaux à 32 heures ». Autre axe important : développer des aides au logement pour fixer les jeunes dans une commune « où la population diminue et vieillit ».

Défense de la pêche

D'un point de vue économique, la liste « Concarneau, un élan solidaire », affirme sa défense du port de pêche. « Nous, nous ne faisons pas une croix sur la pêche, il existe un problème de gestion du port de la part de la CCI », martèle Claude Drouglazet. La gratuité des transports publics, le combat pour l'hôpital, la création d'une maison des services publics (dans l'ancienne mairie ?) ou des démarches pour développer des formations post-bac (à l'image de l'IUT de Morlaix) sont d'autres points du programme à venir.Les 33 noms de la liste seront bientôt connus. Ses leaders affirment ne pas penser au deuxième tour et aux éventuelles alliances. « Attendons les résultats du premier, il n'est d'ailleurs pas exclu que nous arrivions en tête de la gauche », lance Claude Drouglazet. Il précise toutefois que les contacts ont lieu avec le Parti socialiste depuis plusieurs semaines, et que « ça se passe bien ». Pas d'échanges pour le moment, en revanche, avec la liste Verts-Modem. L'objectif majeur des antilibéraux est d'éviter la « catastrophe » que constituerait selon eux un nouveau mandat d'André Fidelin.PratiqueÀ partir du 4 janvier, permanences le samedi matin de 10 h à 12 h, chez Claude Drouglazet, au 4, rue Jules-Ferry (Le Passage).


Rodolphe Pochet 

A lire également: ouest-france.fr
 

jeudi 26 décembre 2013

Une fusion EELV-Front de gauche aux municipales à Paris ? (Politis 20/12/2013)

EELV et le Front de gauche (Parti de gauche et Ensemble) pourraient-ils faire alliance dès le premier tour des élections municipales de mars 2014 à Paris ? C’est ce que le site du Monde supposait mercredi dernier, même si « la fusion des listes n’est pas encore à l’ordre du jour, mais »… 

Certes, il y a quelques mois, le Parti de gauche et EELV ont entrepris de se rencontrer à l’échelon des secrétariats nationaux afin d’échanger, et notamment sur les points de convergences. Mais de là à extrapoler un premier tour main dans la main dans la capitale…

De fait, on en est bien loin. Les deux délégations parisiennes se sont rencontrées hier. « À la demande d’EELV », précise Danièle Simonnet (PG-FdG) dans un communiqué. De manière énigmatique, ce communiqué affirme que « plutôt que de se disputer la place de deuxième force à gauche, les deux délégations ont envisagé comme possible et souhaitable de construire ensemble dans la capitale une majorité alternative ».

« Nous n’avons abouti à rien de concret, commente de son côté Jacques Boutault. Les négociateurs n’étaient pas mandatés pour obtenir un accord », nous précise le maire EELV du 2e arrondissement, qui se représente. Et il est probable que l’on en reste là d’ici mars, « même si [lui] considère que l’idée d’un rapprochement est stratégiquement bonne ». En effet, l’Assemblée générale des écologistes parisiens a voté, en juin dernier, pour des listes autonome au premier tour, et elles sont déjà toutes constituées.

Le Front de gauche (amputé du PCF), et plus particulièrement le Parti de gauche, dont la tête de liste est issue, serait le premier bénéficiaire d’une alliance. Le dernier sondage Ifop, pour Public-Sénat, crédite les listes de Danièle Simonnet de 5 % d’intentions de vote, contre 6,5 % pour celles conduites par Christophe Najdovski (EELV).

Patrick PIRO -20/12/2013

source: politis.fr

Aux municipales à Saint-Denis, EELV part avec le Front de gauche


Réunis hier en assemblée générale, les adhérents du groupe local Europe Ecologie-Les Verts de Saint-Denis « se sont prononcés à une très forte majorité pour un accord de premier tour avec le Front de gauche », apprend-on dans un communiqué des écolos. 61 des 100 adhérents présents ont voté en faveur de cette alliance, 20 pour l’autonomie et 19 pour une union avec le Parti socialiste, selon un décompte publié par Lemonde.fr.
« Fort d’une participation exceptionnelle (87 % de votants parmi les adhérents), poursuit le communiqué d’EELV, ce choix doit permettre le rassemblement de toutes les énergies dionysiennes attachées à l’écologie, dans une campagne où elles sauront faire entendre leur voix et leurs ambitions pour la ville et le territoire. Partenaire exigeant à gauche, Europe Ecologie-Les Verts fera part de sa vision d’un Saint-Denis toujours populaire, toujours solidaire et écologiste ! »
Cette décision est une bonne nouvelle pour le maire sortant, Didier Paillard (Front de gauche), à la gestion duquel EELV est associé depuis 2008, et un premier revers pour le jeune député socialiste Mathieu Hanotin. La « liste socialiste de large rassemblement » que ce dernier annonçait encore à Politis.fr s’est quelque peu rétrécie hier soir.

vendredi 20 décembre 2013

Rythmes scolaires : la municipalité adepte de la méthode Coué (Communiqué du Collectif "Osons la démocratie)

Municipales Quimper : 0sons la Démocratie !



Monsieur Bernard POIGNANT, Maire de Quimper, et Madame Denise CARIOU, adjointe aux affaires scolaires, ont convoqué lundi dernier les représentants de la presse pour faire le point sur la mise en place des nouveaux rythmes scolaires et faire état des résultats d’un questionnaire dit « de concertation » adressé aux parents.. Selon les deux élus « la tension semble s’être apaisée » (Le Télégramme), « la majorité des parents, enseignants et agents se déclarent satisfaits de la formule actuelle » (Ouest-France).



Précipitation et improvisation sont les deux caractéristiques de ce projet. Sa mise en œuvre s’est heurtée et  se heurte à l’hostilité des parents et des agents dont la municipalité nie purement et simplement l’existence. Cette précipitation est d’autant moins admise et comprise qu’à la modification des rythmes scolaires va suivre une modification du rythme des vacances en 2015…



L’insatisfaction des parents confirmée par les résultats du questionnaire

1er constat-2296 parents-soit 63,33% - ont refusé de répondre à un enème  questionnaire de la municipalité adressé à 3625 parents concernés. Ils ont ainsi marqué leur défiance vis-à-vis de la mise en œuvre du projet et des élus qui la portent en cette rentrée 2013.

2ème constat-72% des parents qui ont répondu au questionnaire « font le choix du mercredi ». Autrement dit 957 parents sur 3625-soit 26,4% -approuvent expressement « le choix du mercredi » : une curieuse majorité…

3ème constat-Aucune observation n’a été portée sur 36% des réponses : autrement dit 64% des parents qui ont répondu au questionnaire ont pris le temps de faire des observations dont Madame l’Adjointe aux affaires scolaires s’exonère de faire le bilan.



Les problèmes demeurent,les tensions aussi .Citons les plus criants:

►L’impossibilité faite aux parents de rencontrer de façon inopinée  les enseignants ;

►Le temps de sieste des plus petits toujours pas respecté. (La plupart des écoles ne dispose pas du nombre suffisant d’agents pour assurer simultanément le lever de la sieste et la mise en place des activités périscolaires) ;

►La durée retenue pour les activités périscolaires de ¾ d’heure (45 minutes) incompatible avec de nombreuses activités notamment les visites de musées et de médiathèques

►La plupart des écoles fonctionne avec des postes budgétés non-occupés, avec le remplacement non-assuré des agents absents. Où sont les renforts annoncés par les élus ?



Ne nous laissons plus faire-Avec « Osons la démocratie », imposons d’autres méthodes et d’autres choix , donnons-nous la municipalité alternative de gauche  sociale et écologiste dont nous avons besoin à Quimper.                                                   



 Quimper le 19/12/2013