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mercredi 9 janvier 2013
mardi 8 janvier 2013
"Nos enfants nous accuseront".
Voici une affaire qui nous concerne tous, SANS EXCEPTION !
Voici la bande annonce à visionner et à transmettre :
http://www.idph-videos.com/nos-enfants-nous-accuseront.htm
"Nos enfants nous accuseront".
Voici la bande annonce à visionner et à transmettre :
http://www.idph-videos.com/nos-enfants-nous-accuseront.htm
Pour que Monsanto & Consorts
ne soient pas leur futur...
Dépendance. «Il faut tout remettre à plat!» : Un article du Télégramme (8/01/13), et la réaction du Front de gauche - PCF
![]() |
| Joëlle Le Gall est constamment à l'écoute des familles et des EHPAD du Finistère. |
Dépendance. «Il faut tout remettre à plat!»
Quelle est votre réaction face à l'exclusion de la nonagénaire de sa maison de retraite dans les Hauts-de-Seine?
Parmi les cas que nous pouvons rencontrer, c'est une situation extrême. Apparemment, les enfants ne payaient plus, mais ce n'est pas une raison pour expulser un locataire, qu'il soit âgé de 60 ou 94 ans. Il faut protéger le résidant avant tout. Malheureusement, nous vivons aujourd'hui dans un système qui favorise ce genre de situations explosives.
Le contexte vous semble aussi alarmant dans le Finistère?
Partout, le vieillissement est synonyme de double peine pour ceux qui ont la malchance de devenir dépendants. Ils doivent utiliser tous leurs moyens et faire appel à leurs enfants pour s'en sortir. Une maison de retraite coûte en moyenne 2.200euros par mois en France. Cette moyenne retombe à 1.850euros par mois dans le Finistère, où la majorité des établissements sont publics. On reste tout de même loin de la retraite moyenne, qui se situe à 1.450euros par mois. Les résidants ne peuvent pas continuer à supporter 60% du coût de fonctionnement des maisons de retraite.
La qualité de l'accompagnement est-elle irréprochable?
Il n'y a pas suffisamment de moyens pour qu'elle le soit. À domicile ou en résidence, c'est difficile à vivre pour le personnel accompagnant. En moyenne, il y a seulement 0,56 équivalent accompagnant pour une personne dépendante en France. Nous nous battons régulièrement dans les conseils généraux, et adressons régulièrement nos remontrances aux plus hautes instances. L'assurance-maladie et les conseils généraux veulent fermer les vannes, mais il faut se soucier des quinquagénaires d'aujourd'hui. À l'horizon 2020, avec le chômage et la précarité qui progressent, comment feront-ils?
Comment faudrait-il réagir?
Stop au plan Alzheimer. Pourquoi pas un plan AVC? Les besoins, on les connaît déjà. La vieillesse n'est pas une maladie, mais ce sont des maladies invalidantes qui amènent l'arrivée des locataires des maisons de retraite. Cela prouve qu'il s'agit bien du registre de la Sécurité sociale. Il faut tout remettre à plat. L'assurance-maladie ne peut pas continuer à mettre de côté les personnes de plus de 60 ans en ne finançant que leurs médicaments. Pourquoi une personne âgée ne bénéficierait-elle pas de la solidarité nationale aussi bien qu'un handicapé, un malade du cancer ou un accidenté? Au sein de la Fédération nationale des associations de personnes âgées et de leurs familles (FNAPAEF), nous prônons la création d'une cinquième branche de l'assurance-maladie pour l'accompagnement de toutes les personnes dépendantes. Nous avons évalué le financement à 12milliards et cela pourrait passer par un point supplémentaire de CSG.
- Propos recueillis par Sylvain Falize
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À présent,
la réaction du Front de gauche :
la réaction du Front de gauche :
Expulsion d'une nonagénaire : la loi du fric ! (PCF)
En raison d'impayé de loyers, une nonagénaire a été expulsée d'un
établissement lucratif des Hauts de Seine à la veille du week-end.
C'est la logique du fric qui a primé sur le respect de la personne.Alors que le gouvernement annonce une loi d'adaptation de la société au vieillissement pour changer le regard sur le grand âge, il y a urgence à sortir de la logique du profil la réponse aux besoins de la perte d'autonomie. Il ne faut pas s’accommoder du diktat du profit lucratif dans le domaine de la réponse aux besoins sociaux.
Le Front de gauche et le PCF proposent une prise en charge à 100% par la sécurité sociale des soins prescrits et le développement des services publics dans le cadre de la perte d'autonomie.
Voir aussi ICI
lundi 7 janvier 2013
UFAL - INFO

Un nouvel article a été publié sur le site de l'UFAL – Union des FAmilles Laïques
Mariage pour tous : l'enseignement catholique viole la loi, qu'on lui coupe les subventions publiques !
Dans une lettre aux chefs d’établissements des 8300 établissements privés sous contrats avec l’État, Éric De Labarre, secrétaire général de l’enseignement catholique, appelle ces derniers à prendre décembre des initiatives « pédagogiques » contre le projet de loi sur le « mariage pour tous ».Lire la suite
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Le bureau de la Fédération des Réseaux du Parvis a mis en
place une pétition qui sera adressée au Secrétariat de la Conférence des
évêques de France pour marquer sa désapprobation sur l’implication de
l’épiscopat français dans la préparation de la manifestation du 13
janvier 2013 contre le projet de mariage pour tous. Voici le texte de
cette pétition. Lire la suite
"Capitalisme et amour de soi" : Tiens, tiens ! Le DÉBAT est ouvert !
Archipel, Fouesnant : Café-débat : capitalisme et amour de soi
Relation de l'homme au modèle économique
Demain soir, le café-débat aura pour objet les relations de l'homme au modèle économique. Ce thème intervient en marge de la présentation de la pièce « Les affaires sont les affaires », d'Octave Mirbeau, présenté samedi. «Le capitalisme domine aujourd'hui notre société. Si, malgré les injustices sociales et les dérives financières qui lui sont imputées, il a pu triompher des idéologies économiques alternatives, serait-ce parce qu'il est le plus "humain" des modèles? Pourquoi ce système n'est plus contesté aujourd'hui qu'à la marge? Une interprétation possible est que les présumées victimes sont plus ou moins les complices de la domination qu'elles subissent et qu'elles en espèrent des bénéfices qui justifient à leurs yeux les inégalités que ce système produit. C'est sur cette ambivalence de la plupart d'entre nous vis-à-vis du système économique actuel que nous tenterons de nous interroger et de débattre ».
Pratique Entrée libre et gratuite. Renseignements à l'accueil-billetterie de l'Archipel. Tél. 02.98.51.14.14. www.archipel- fouesnant.fr.
samedi 5 janvier 2013
Pour mettre fin à la guerre faite aux femmes en Inde
Une étudiante de 23 ans est morte après avoir été violée par six hommes pendant des heures dans un bus.
Pour de nombreux défenseurs des droits des femmes, c’est l’agression de
trop. Soutenez le mouvement de protestation en Inde et demandez au
gouvernement indien de renforcer les lois pour la protection des femmes
tout en lançant une grande campagne de sensibilisation afin de changer profondément les mentalités qui favorisent ces violences :
vendredi 4 janvier 2013
Islamophobie : Débat citoyen le mardi 8 janvier à Quimper ("le Télégramme")
![]() |
| Pauline Gomez, présidente de la Cimade dans le Finistère, où s'impliquent une dizaine de bénévoles actifs à Quimper et à Brest. |
La Cimade programme, mardi, à Quimper, un débat ouvert à tous sur le thème de l'islamophobie. Avec la volonté d'échanger sereinement et de dépasser les clichés.
Groupe de travail
Nourrir le débat public fait aussi partie de ses missions. «Il se trouve qu'en 2013, la Cimade veut sensibiliser le public à l'islamophobie, à ses conséquences concrètes sur la vie des musulmans qui vivent en France. Avec une trentaine de personnes, je vais participer à un groupe national de travail sur ce thème à partir du 11janvier, date d'une journée qui y sera dédiée. Cela nous semblait intéressant d'en avoir une approche locale, avec des points de vue locaux que nous pourrons faire remonter», décrit-elle. La Cimade a invité des associations locales au débat, dont quelques-unes de celles qui s'impliquent dans la Fête des droits de toutes les couleurs qui aura lieu le 20janvier, à Quimper. «La démocratie, c'est aussi la liberté de pensée, de conscience, de religion ou de conviction dans le respect des autres et la non-discrimination», soutient Pauline Gomez. Le débat de mardi se veut une petite pierre à l'édifice. Pratique Débat mardi, à 20h à la MPT de Penhars, à Quimper. Permanence de la Cimade au Cicodes, à Quimper les 2e et 4e mardis du mois, de 14h à 16h. Tél.06.02.50.72.79.
- Bruno Salaün
samedi 22 décembre 2012
Refuser, combattre, dénoncer la fermeture de l'antenne de Concarneau du SECOURS POPULAIRE FRANCAIS !
Un message d'un citoyen de Concarneau :
Comme Concarnois je ne peux pas rester indifférent devant ce drame local.
Adieu les promesses du maire ! Le beau restaurant scolaire, de l’ancienne école du Lin, qui servait lors des braderies, va être rasé .
Comme Concarnois je ne peux pas rester indifférent devant ce drame local.
Adieu les promesses du maire ! Le beau restaurant scolaire, de l’ancienne école du Lin, qui servait lors des braderies, va être rasé .
Que tous ceux qui se retrouvent
dans la devise du Secours Populaire
"Tout ce qui est humain est nôtre"
signent cette pétition.
Bonnes fêtes de fin d'année à tous ... !
Clique ici pour en savoir plus et signer :
jeudi 20 décembre 2012
URGENCE !!! UN TOIT POUR TOUS, DES SOUPES POUR TOUS !!!
URGENCE ! UN TOIT POUR TOUS !
Le Collectif
« Urgence - Un toit pour tous ! Cornouaille » s’est
constitué au début de l’année pour dénoncer les carences de l’Etat en matière
de logement et d’hébergement des personnes en difficulté, et agir pour obtenir
des solutions décentes et pérennes de logement pour tous.
Nous sommes engagés dans
une réquisition citoyenne au Braden, depuis le 4 juin. Cette maison accueille
notamment des demandeurs d’asile qui ne sont actuellement pas logés dans le
département, dorment dans des couloirs ou des bâtiments publics occupés à
Brest, sont parfois arbitrairement déplacés dans des conditions indignes.
Ce que nous voulons :
Simplement que l’Etat
applique la loi DALO, droit au logement opposable, qui fait obligation à l’Etat
d’assurer un logement à toute personne en difficulté.
Selon le Conseil d’Etat, le
préfet a l’obligation d’ « assurer aux demandeurs d’asile des conditions
d’accueil comprenant le logement, la nourriture et l’habillement ».
Nous rappelons que le préfet a le pouvoir
de réquisitionner des logements vacants.
ATTAC Quimper, ATTAC%, Les
Alternatifs, Les citoyens indignés, CNT 29, CRABES, Droit d’Asile
Quimper-Cornouaille, Europe Ecologie Les Verts, FSU, Front de Gauche, NPA, PCF,
La Gauche Naturellement, Présence Citoyenne, Solidaires, UDB.
Permanence du collectif au 41
rue de l’Ile aux Moutons, le mardi à 18 h.
Solidarité financière : chèque à
l’ordre de « Un toit pour Tous » 41 rue de l’Ile aux Moutons 29000
QUIMPER
mercredi 19 décembre 2012
Dans "Le cri du peuple" : "Retraites : le renoncement c’est … maintenant !"
Si le gouvernement est muet, la campagne de communication politique a commencé. La réforme des retraites de 2010 n’a servi à rien. On le savait, le Comité d’orientation sur les retraites l’a confirmé dans un document d’étape qui a opportunément fuité lundi 17 décembre. Jusque là donc, pas de surprises. L’innovation tient dans l’alarmisme soigneusement mis en scène par médias aux ordres interposés qui augure de nouvelles reculades coupables de la part du parti dit « sérieux ». [ ... ]
Lire la suite : ICI
lundi 17 décembre 2012
À TA SANTÉ !
Les parlementaires communistes et Front de gauche ont voté contre le budget de la sécurité sociale 2013. Pour ceux qui ne savent pas pourquoi, et pour ceux qui veulent en savoir plus sur le financement de la sécu, on a fait un dessin... :
Ep 14 - A ta santé par CN-PCF
Ep 14 - A ta santé par CN-PCF
Mariage gay : Plusieurs milliers de partisans manifestent en province ("Le Télégramme")
"Lesbienne, gay, bi, trans, hétéro: tous et toutes égaux":
plusieurs milliers de partisans du projet de loi ouvrant le mariage et
l'adoption aux couples homosexuels ont défilé ce samedi dans plusieurs
villes de province, dont Nantes, Brest et Lorient, à la veille d'une
grande manifestation à Paris.
A Marseille,
7.000 personnes selon les organisateurs, un peu moins de 2.000 selon la
préfecture de police, ont défilé sur la Canebière avant de rejoindre la
préfecture, en présence d'élus de gauche, dont la ministre Marie-Arlette
Carlotti.
A Lyon, ils étaient entre 4.000 et 8.000 à battre le pavé, à Nantes entre 1.100 et 4.000, à Lille entre 700 et 1.000, selon les différentes estimations.
D'autres rassemblements de moindre ampleur ont eu lieu à Grenoble, Dijon, Orléans ou Brest (200 manifestants) et Lorient (envrion 150 personnes).
"Nous sommes là pour répondre aux opposants et rappeler au gouvernement l'engagement de campagne de François Hollande", expliquait à Marseille Gilles Dumoulin, président de l'association LGP (Lesbian and Gay Parade). Selon lui, le texte doit intégrer la question de la procréation médicalement assistée (PMA), que le gouvernement souhaiterait voir aborder ultérieurement dans un autre projet de loi. "C'est une avancée significative, il faut qu'elle y soit", a-t-il jugé.
Dans les cortèges couleur arc-en-ciel à l'ambiance festive, les manifestants, plutôt jeunes, rivalisaient d'imagination et d'humour, proposant des slogans aussi variés que "Je veux verser des pensions alimentaires comme une personne normale", "Promis Christine (Boutin, NDLR), je ne me marierai pas avec ma cousine", "Mieux vaut une paire de mères qu'un père de merde" ou encore "Jésus aussi avait deux pères".
"Montée de l'homophobie" Sur toutes les lèvres, sur les pancartes et affiches, une seule revendication: les mêmes droits pour tous. On pouvait ainsi lire: "Pas de demi-citoyen, tous humain", "Egalité des droits: on transige pas", "Les goudous, marions-nous".
Pour Bernard Roman, député PS du Nord, présent à Lille, "il s'agit du combat universel pour l'égalité, pour une République qui réponde aux revendications des homosexuels depuis des décennies". "Nous réclamons de la stabilité et de la reconnaissance, mais en aucun cas à des fins de déstabilisation de la société.
Pourquoi les familles hétérosexuelles se sentent-elles menacées ?", lançait Sabine Dukan, de l'association SOS Homophobie Grenoble. De nombreux manifestants déploraient "une montée de l'homophobie en France". "On en a tous marre de se faire traiter de pédés, de gouines, on ne s'attendait pas à une telle opposition et à une telle violence", soulignait Isabelle Mercier, une militante marseillaise.
Grande "manifestation pour l'égalité" dimanche à Paris Après la province ce samedi, une grande "manifestation pour l'égalité" est organisée ce dimanche après-midi dans la capitale, au départ de la place de la Bastille, à l'appel de l'Inter-LGBT, principal interlocuteur associatif du gouvernement sur l'homosexualité. Des élus de droite et de gauche seront présents, notamment le maire PS de Paris, Bertrand Delanoë.
Ce samedi, plusieurs dizaines de maires et adjoints du collectif "Maires pour l'enfance", venus de plusieurs régions de France, se sont réunis place du Trocadéro, pour demander le retrait du projet de loi et le lancement d'états-généraux sur le mariage, la famille et la filiation.
En novembre, plus de 100.000 personnes, selon des chiffres officiels, avaient défilé dans plusieurs villes de France contre le projet. Samedi 8 décembre, ils étaient de nouveau des milliers à manifester en province.
Une nouvelle mobilisation nationale est prévue le 13 janvier, avant la présentation de la réforme au Parlement, à laquelle devraient se joindre des personnalités de droite.
A Lyon, ils étaient entre 4.000 et 8.000 à battre le pavé, à Nantes entre 1.100 et 4.000, à Lille entre 700 et 1.000, selon les différentes estimations.
D'autres rassemblements de moindre ampleur ont eu lieu à Grenoble, Dijon, Orléans ou Brest (200 manifestants) et Lorient (envrion 150 personnes).
"Nous sommes là pour répondre aux opposants et rappeler au gouvernement l'engagement de campagne de François Hollande", expliquait à Marseille Gilles Dumoulin, président de l'association LGP (Lesbian and Gay Parade). Selon lui, le texte doit intégrer la question de la procréation médicalement assistée (PMA), que le gouvernement souhaiterait voir aborder ultérieurement dans un autre projet de loi. "C'est une avancée significative, il faut qu'elle y soit", a-t-il jugé.
Dans les cortèges couleur arc-en-ciel à l'ambiance festive, les manifestants, plutôt jeunes, rivalisaient d'imagination et d'humour, proposant des slogans aussi variés que "Je veux verser des pensions alimentaires comme une personne normale", "Promis Christine (Boutin, NDLR), je ne me marierai pas avec ma cousine", "Mieux vaut une paire de mères qu'un père de merde" ou encore "Jésus aussi avait deux pères".
"Montée de l'homophobie" Sur toutes les lèvres, sur les pancartes et affiches, une seule revendication: les mêmes droits pour tous. On pouvait ainsi lire: "Pas de demi-citoyen, tous humain", "Egalité des droits: on transige pas", "Les goudous, marions-nous".
Pour Bernard Roman, député PS du Nord, présent à Lille, "il s'agit du combat universel pour l'égalité, pour une République qui réponde aux revendications des homosexuels depuis des décennies". "Nous réclamons de la stabilité et de la reconnaissance, mais en aucun cas à des fins de déstabilisation de la société.
Pourquoi les familles hétérosexuelles se sentent-elles menacées ?", lançait Sabine Dukan, de l'association SOS Homophobie Grenoble. De nombreux manifestants déploraient "une montée de l'homophobie en France". "On en a tous marre de se faire traiter de pédés, de gouines, on ne s'attendait pas à une telle opposition et à une telle violence", soulignait Isabelle Mercier, une militante marseillaise.
Grande "manifestation pour l'égalité" dimanche à Paris Après la province ce samedi, une grande "manifestation pour l'égalité" est organisée ce dimanche après-midi dans la capitale, au départ de la place de la Bastille, à l'appel de l'Inter-LGBT, principal interlocuteur associatif du gouvernement sur l'homosexualité. Des élus de droite et de gauche seront présents, notamment le maire PS de Paris, Bertrand Delanoë.
Ce samedi, plusieurs dizaines de maires et adjoints du collectif "Maires pour l'enfance", venus de plusieurs régions de France, se sont réunis place du Trocadéro, pour demander le retrait du projet de loi et le lancement d'états-généraux sur le mariage, la famille et la filiation.
En novembre, plus de 100.000 personnes, selon des chiffres officiels, avaient défilé dans plusieurs villes de France contre le projet. Samedi 8 décembre, ils étaient de nouveau des milliers à manifester en province.
Une nouvelle mobilisation nationale est prévue le 13 janvier, avant la présentation de la réforme au Parlement, à laquelle devraient se joindre des personnalités de droite.
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Et, dans "Ouest-France" :
dimanche 16 décembre 2012
Droit de vote dès 2014 pour les étrangers résidents !
Pour signer : http://droitdevote2014.org
Nous appelons à la mobilisation citoyenne pour que cette réforme, essentielle pour une République ouverte et fraternelle, soit mise en œuvre dès les élections municipales de 2014.
Monsieur le président de la République,
Nous vous demandons d’engager le processus de révision constitutionnelle permettant d’instaurer le droit de vote et d’éligibilité pour nos concitoyen(ne)s résident(e)s étranger(e)s aux élections locales, dès les municipales de 2014.
Cet impératif d’égalité et de démocratie est urgent !
Le suffrage universel a été une longue conquête
dans l’histoire de la République.
Si, en 1793, lors de la Révolution, la première République en adopta le principe, il fut réellement mis en œuvre par la IIe République, après la Révolution de 1848. Mais le suffrage resta limité aux hommes jusqu’en 1944, lorsque fut enfin instauré, à la Libération, le droit de vote pour les femmes. Trente ans plus tard, en 1974, l’âge du droit de vote fut abaissé de 21 à 18 ans.
En 1998, les étranger(e)s citoyen(ne)s des pays de l’Union européenne résidant en France ont été admis(es) au vote et à l’éligibilité pour les élections municipales et au Parlement européen.
En mai 2000, l’Assemblée nationale vote une proposition de loi accordant le droit de vote et d’éligibilité aux élections municipales pour les étranger(e)s extra-communautaires, qui résident légalement sur le territoire depuis cinq ans au moins. Le Sénat, à son tour, le 8 décembre 2011, adopte cette même proposition. Il reste à mettre en œuvre la révision constitutionnelle nécessaire.
De nombreux(ses) responsables politiques de gauche, et aussi du centre et de droite, se sont exprimé(e)s en faveur de ce droit.
En 2012, lors des élections présidentielles et législatives, la nouvelle majorité a inscrit cette réforme dans son programme. Conformément à ses engagements dans sa déclaration de politique générale, le Premier ministre, en juillet puis en septembre, a promis qu’il y aurait un projet de loi en 2013.
Près de deux millions et demi d’étranger(e)s extra-communautaires vivent et travaillent dans des communes où elles/ils participent à la vie locale et paient des impôts. Nombre d’entre elles/eux sont responsables d’associations, délégué(e)s de parents d’élèves, délégué(e)s syndicaux(cales)...
La vie locale est un lieu essentiel de la vie démocratique et il n’existe aucune raison pour que toutes celles et tous ceux qui résident sur ces territoires n’y participent pas de façon égale. Il est temps de franchir une nouvelle étape pour l’élargissement du suffrage universel, la démocratie, la cohésion sociale et pour l’égalité des droits.
Les promesses électorales faites depuis plus de trente ans, approuvées par les électeurs(trices) à au moins quatre reprises, depuis 1981, doivent maintenant être tenues.
Si, en 1793, lors de la Révolution, la première République en adopta le principe, il fut réellement mis en œuvre par la IIe République, après la Révolution de 1848. Mais le suffrage resta limité aux hommes jusqu’en 1944, lorsque fut enfin instauré, à la Libération, le droit de vote pour les femmes. Trente ans plus tard, en 1974, l’âge du droit de vote fut abaissé de 21 à 18 ans.
En 1998, les étranger(e)s citoyen(ne)s des pays de l’Union européenne résidant en France ont été admis(es) au vote et à l’éligibilité pour les élections municipales et au Parlement européen.
En mai 2000, l’Assemblée nationale vote une proposition de loi accordant le droit de vote et d’éligibilité aux élections municipales pour les étranger(e)s extra-communautaires, qui résident légalement sur le territoire depuis cinq ans au moins. Le Sénat, à son tour, le 8 décembre 2011, adopte cette même proposition. Il reste à mettre en œuvre la révision constitutionnelle nécessaire.
De nombreux(ses) responsables politiques de gauche, et aussi du centre et de droite, se sont exprimé(e)s en faveur de ce droit.
En 2012, lors des élections présidentielles et législatives, la nouvelle majorité a inscrit cette réforme dans son programme. Conformément à ses engagements dans sa déclaration de politique générale, le Premier ministre, en juillet puis en septembre, a promis qu’il y aurait un projet de loi en 2013.
Près de deux millions et demi d’étranger(e)s extra-communautaires vivent et travaillent dans des communes où elles/ils participent à la vie locale et paient des impôts. Nombre d’entre elles/eux sont responsables d’associations, délégué(e)s de parents d’élèves, délégué(e)s syndicaux(cales)...
La vie locale est un lieu essentiel de la vie démocratique et il n’existe aucune raison pour que toutes celles et tous ceux qui résident sur ces territoires n’y participent pas de façon égale. Il est temps de franchir une nouvelle étape pour l’élargissement du suffrage universel, la démocratie, la cohésion sociale et pour l’égalité des droits.
Les promesses électorales faites depuis plus de trente ans, approuvées par les électeurs(trices) à au moins quatre reprises, depuis 1981, doivent maintenant être tenues.
Nous appelons à la mobilisation citoyenne pour que cette réforme, essentielle pour une République ouverte et fraternelle, soit mise en œuvre dès les élections municipales de 2014.
Monsieur le président de la République,
Nous vous demandons d’engager le processus de révision constitutionnelle permettant d’instaurer le droit de vote et d’éligibilité pour nos concitoyen(ne)s résident(e)s étranger(e)s aux élections locales, dès les municipales de 2014.
Cet impératif d’égalité et de démocratie est urgent !
L'exposition sur la déportation des homosexuels "Les oubliés de la mémoire" aura bien lieu en mairie de Brest.
Après quelques péripéties, la ville de Brest accueillera bien une exposition des «oublié-es de la mémoire»
consacrée aux déportés homosexuels dans les camps nazis.
L'affaire aura traîné en longueur, charriant son lot d'aigreurs, avant qu'elle n'avance enfin brusquement hier après-midi.
En février, Jean-Yves Leven, animateur de «Fier-es et
Révolutionnaires» (collectif gay et lesbien du PCF), avait contacté la municipalité
de Brest à propos d'un projet d'exposition traitant des déportés
pour motif d'homosexualité dans les camps nazis. L'exposition, unique en son genre, est l'oeuvre de l'association «Oublié-es de la mémoire»
qui milite pour la perpétuation
dusouvenir de cette catégorie particulière de victimes des
déportations de la Seconde Guerre mondiale. «Nous tenions à ce que cette
exposition soit officiellement accueillie dans la deuxième
ville bretonne, expliquait, hier en début d'après-midi, Jean-Yves Leven, et qu'elle soit mise en place dans le hall de l'hôtel de ville, voire une mairie de quartier ou une bibliothèque».
«Blocage»
En raison des scrutins du printemps, l'accord de la ville n'avait été obtenu que durant l'été pour une organisation envisagée du 17 au 22septembre. «Malheureusement, poursuivait le militant, l'adjoint auxanciens combattants Marc Coatanéa nous a fait savoir, fin août, qu'il serait indisponible pour le vernissage le 22septembre. Et depuis, il nous est impossible de le joindre, que ce soit par mail, par téléphone... Visiblement, il y a là un blocage incompréhensible». Et Jean-Yves Leven d'émettre quelques hypothèses comme celle de «craintes de la municipalité d'assister à cette occasion à une offensive de la part de ceux qui sont hostiles à l'égalité des droits. Une telle exposition est pourtant importante au moment où se déverse chaque jour un flot de haine homophobe de la part de ceux qui tentent de mettre en échec le combat de l'égalité des droits pour tous les couples (1)».
«Blocage»
En raison des scrutins du printemps, l'accord de la ville n'avait été obtenu que durant l'été pour une organisation envisagée du 17 au 22septembre. «Malheureusement, poursuivait le militant, l'adjoint auxanciens combattants Marc Coatanéa nous a fait savoir, fin août, qu'il serait indisponible pour le vernissage le 22septembre. Et depuis, il nous est impossible de le joindre, que ce soit par mail, par téléphone... Visiblement, il y a là un blocage incompréhensible». Et Jean-Yves Leven d'émettre quelques hypothèses comme celle de «craintes de la municipalité d'assister à cette occasion à une offensive de la part de ceux qui sont hostiles à l'égalité des droits. Une telle exposition est pourtant importante au moment où se déverse chaque jour un flot de haine homophobe de la part de ceux qui tentent de mettre en échec le combat de l'égalité des droits pour tous les couples (1)».
Déblocage?
Contacté peu après, Marc Coatanéa niait tout blocage: «Je ne comprends pas ce qui se passe. Je n'ai pas trouvé le temps de rappeler Jean-Yves Leven mais je suis favorable à cette exposition. Les choses traînent et je ne sais pas pourquoi...». Quelques heures plus tard, le même Marc Coatanéa précisait que «tout était déjà réglé, mais on avait oublié de me prévenir! L'expo se tiendra du 26avril au12mai à la salle La Baraque, à la mairie de quartier de Bellevue!». Avis plus mitigé de la part de Jean-Yves Leven, qui s'étonne tout demême qu'il ait «suffi d'un coup defil du Télégramme pour que tout se débloque, avec cette proposition de dates que nous n'avions jamais évoquée... L'exposition sera présentée à Hennebont début 2013 et sans doute ensuite à Brest, mais ça n'explique pas pourquoi il a été impossible de joindre Marc Coatanéa ouson secrétariat pendant si longtemps... Ce n'est pas sérieux».
(1) Le collectif «Fier-es et Révolutionnaires» appelle, lui aussi, à participer à la manifestation de demain à 14h sur la place de la Liberté, en faveur dumariage pour tous.
Patrice Le Berre ("Le Télégramme", 14 décembre 2012))
vendredi 7 décembre 2012
jeudi 6 décembre 2012
La Gauche ... naturellement: Surendettement : l’association Crésus a reçu plus ...
La Gauche ... naturellement: Surendettement : l’association Crésus a reçu plus ...: Crésus Bretagne, association d’aide aux personnes surendettées, aide les particuliers à faire face à leurs problèmes d’argent. Elle met en ...
À Concarneau : Cérémonie au pied de l'Arbre de la Laïcité, le samedi 8. ("Le Télégramme")
L'Amicale laïque de Concarneau célèbrera le 107ème anniversaire de la loi de séparation de l'Eglise et de l'Etat, le samedi 8 décembre, à 11h, au pied de l'Arbre de la Laïcité, square des Filets Bleus.
Une cinquantaine d'enfants de l'école du centre-ville devrait y prendre part.
Une cinquantaine d'enfants de l'école du centre-ville devrait y prendre part.
lundi 19 novembre 2012
"La révolution du mariage pour tous: une nouvelle étape vers l'égalité des droits et la laïcisation de la société". Ismaël Dupont, "Le Chiffon Rouge", Morlaix
Ce week-end, des dizaines de milliers de personnes - des
catholiques, des associations familiales conservatrices, des militants
de droite et d'extrême-droite- manifestaient contre
l'universalisation du droit au mariage, droit que le gouvernement et
toute la majorité parlementaire de gauche comptent accorder aux couples
homosexuels, non sans courage car je ne
crois pas qu'il faille minimiser les résistances intellectuelles et
"instinctives" à ce projet chez beaucoup de Français, et pas toujours de
droite.
C'est leur droit le plus strict en démocratie de pouvoir faire
entendre leur conception de ce que doivent être les normes sociales et
juridiques, indexées à une conception traditionnelle ou
religieuse de la famille.
En même temps, il y a dans les discours d'opposition de
certains citoyens ou responsables politiques et religieux au mariage gay
et lesbien des relents d'homophobie
primaire, imbécile et méchante, que l'on doit dénoncer car elle est
pleine de fantasmes irrationnels, de haine rentrée révoltante et
dangereuse et s'appuie sur des préjugés d'un autre âge.
Comparer comme monseigneur Barbarin, l'archevêque de Lyon, et
d'autres après lui, l'accès des homosexuels au mariage à une
reconnaissance de la polygamie, de l'inceste
ou de la pédophilie, continuer à faire de l'homosexualité
une faute ou une perversion maladive, une pratique contre-nature ou un
péché, c'est une attitude d'arrière-garde
témoignant d'une forme de mauvaise foi ou d'étroitesse d'esprit
inacceptable.
L'homosexualité est un choix qui fait fond généralement sur une
prédisposition naturelle, une prédisposition normale au sens où elle est
neutre moralement et concerne, dans toutes les
sociétés, à toutes les époques, une proportion relativement fixe de
la population, 5 à 15% des individus pour prendre une fourchette large
et un peu arbitraire sans doute. Il y a des
sociétés qui par le passé lui ont donné une reconnaissance et une
dignité dans un certain cadre: son rejet dominant est très certainement
lié au tabou du sexe en général, à l'exclusion de la
différence marginale, caractéristique de fonctionnements de groupe
archaïques qui se perpétue jusqu'à nos jours, et à une survalorisation
de la procréation pour la prospérité des familles,
des clans, des cités et des peuples.
C'est une manière de vivre ses relations amoureuses et sa sexualité
qui en vaut une autre, à partir du moment, où, sortant des
considérations religieuses (liées à des
morales donnant une valeur absolue des modes de vie sociaux anciens)
ou natalistes utilitaristes, on considère que l'amour se justifie
indépendemment de la reproduction.
Surtout, les homosexuels vivent des relations amoureuses tout aussi
riches, complexes, morales, charnelles, sentimentales et spirituelles,
que les hétérosexuels et, cela va sans dire, ce
sont des personnes tout aussi dignes de respect que tous vis à vis
desquels les sociétés ont contracté une dette morale - reconnaître leur
différence dans l'égalité et
leur égale dignité dans la différence- liée à des siècles de
persécution et de stigmatisation, liée aussi à une moralité des moeurs
étroite et
repressive qui a pu faire intérioriser encore jusqu'à aujourd'hui
une forme de culpabilisation et de haine de soi chez beaucoup d'homos et
lesbiennes, assumés ou refoulés.
Reconnaître le droit au mariage pour les homosexuels, c'est d'abord
légitimer l'homosexualité: dire que le couple homosexuel est souhaitable
socialement tout autant que le couple hétérosexuel, et
non la manifestation d'une quelconque tare de la nature, d'un
handicap. C'est une révolution des mentalités et des lois dont il ne
faut pas minimiser la portée.
Cette révolution, c'est aussi celle de la relativisation de
la référence à la nature des normes sociales en matière de vie
familiale.
Dans notre droit, où même le mariage civil est lié dans les textes à
l'idée de procréation, de famille et d'éducation en commun des
enfants, et non simplement à une déclaration d'amour
et d'engagement juridique solennel vis à vis de l'autre, le droit au
mariage homosexuel préfigure indéniablement la reconnaissance de la
parentalité des couples homosexuels, donc une nouvelle
rupture entre le lien biologique enfants-géniteurs et le lien social
symbolique parents-enfants.
Le mariage et la parentalité sont arrachés à une référence à l'ordre
de la nature, lequel était souvent très largement fantasmé par les
religions, les morales, les idéologies.
Désormais, ce qui est pris en compte, indépendamment de tout vestige
d'évaluation religieuse et sacrée des choses de la famille, ce sont les
sentiments, la volonté partagée de deux adultes
consentants qui s'aiment et aspirent aux mêmes droits que leurs
égaux, les amoureux hétérosexuels. C'est une laïcisation complète de la
morale sociale, désormais fondée essentiellement sur des
valeurs purement humaines de fraternité, d'égalité, de liberté.
Fraternité: non à la stigmatisation des homos, ce sont nos
frères dont l'amour et le bonheur nous réjouissent et ne nous nuisent en
rien. Egalité: tous les individus ont les mêmes
droits, dans la limite de la non remise en cause de la dignité et
des droits d'autrui. Liberté: chacun a sa conception propre de la vie
bonne, certains individus n'ont pas à
imposer la leur, au nom d'une conception subjective de l'absolu et
du sacré par exemple, à d'autres qui ne la partagent pas.
On renonce surtout à dire que la manière hétérosexuelle de vivre en
couple serait plus naturelle, plus normale, moralement parlant (et non
statistiquement) ou plus souhaitable
socialement, que la manière homosexuelle.
Et c'est vrai, et c'est juste. Allez! On vous vous venir... Si on
universalise la maxime, plus d'humanité, car plus de reproduction, plus
d'enfants... Mais l'homosexualité n'est pas une religion
nouvelle particulièrement pernicieuse à laquelle tous pourraient se
convertir. C'est étrange que les hétéros traditionnalistes puissent
ainsi se penser dans une citadelle assiégée...
Pour moi, l'ouverture du mariage aux homosexuels est parfaitement
logique à partir du moment où l'on considère que l'homosexualité est une
manière habituelle et légitime de vivre en
couple, que le mariage de la république est un mariage laïque,
civil, dénué de toute référence religieuse ou idéologique nataliste
(mariez-vous pour vous multiplier afin de donner des
enfants à la Nation!), reconnaissant seulement socialement les
engagements réciproques de deux individus qui s'aiment et jurent de se
prêter assistance.
Est-ce que le mariage, même civil, est utile? Est-ce que c'est une
institution d'avenir? Ca, c'est un autre débat, qui ne date pas d'hier
mais qui est revitalisé par la fréquence des
séparations. En tout cas, on peut dire que le mariage homosexuel est
une conquête de l'égalité à valeur universelle et non pas seulement
communautaire, et il doit être apprécié comme
telle: un progrès de civilisation.
Ensuite, il y a la question de la parentalité homosexuelle. Au Front
de Gauche et au PCF, nous soutenons l'adoption par les homosexuels et
la procréation médicalement assistée pour les femmes
lesbiennes. Pourquoi?
Parce que ce qui compte pour nous, c'est l'égalité, l'égal droit des
individus au bonheur, la reconnaissance de leurs égales capacités à
élever des enfants, quelle que soit
leur orientation sexuelle. Et c'est la liberté, la rupture d'un lien
d'asservissement vis à vis de morales religieuses issues du passé
idéalisant une nature plus ou moins inventée alors que
les progrès techniques et sociaux nous permettent de nous arracher à
la nature pour rendre la vie humaine meilleure, c'est à dire plus
satisfaisante pour les individus, de leur point de
vue.
A titre individuel, toutefois, on peut se pose des questions, comme
beaucoup de citoyens non homophobes un peu frileux vis à vis de
l'adoptation ou de la procréation médicalement assistée par ou
pour des homosexuels.
Par exemple: est-ce que cela un sens de reconnaître un droit à
l'enfant? Quelles peuvent être les dérives de l'application facilitée
grâce aux nouveaux moyens techniques d'un tel principe
d'inspiration individualiste ou hédoniste? (faire des enfants "tout
seul", à n'importe quel âge?) Est-ce qu'il ne faut pas plutôt parler de
droits des enfants? A avoir par exemple la
meilleure éducation possible, un référent maternel et un référent
paternel?
Et même si dans les faits, les homosexuels, l'expérience le montre,
se révèlent tout à fait capables d'élever en couple des enfants tout
aussi bien que des couples homosexuels, faut-il
normaliser cette situation? Ne doit-on pas penser au contraire que, a priori
ou dans l'idéal - ce que nous devons souhaiter pour les enfants - on se
construit de manière plus
satisfaisante psychologiquement avec un mère et un père, ou plus
généralement un référent masculin et féminin dans son entourage
immédiat? Un enfant ne se développerait au mieux
psychologiquement que pris en charge, aimé et éduqué par un père et
une mère. C'est le modèle classique. Celui qui est bien enracinné dans
nos consciences, nos représentations de ce que doit être
une "vraie" famille.
Comme beaucoup, je suis personnellement intimement partagé et dans
le doute sur cette question, comme sur celle de la normalisation de
l'artificialisation de l'existence humaine et du lien
parental (gestation pour autrui, reproduction médicalement assistée
au bénéfice de couples homos).
Sur la possibilité d'adopter pour des parents homosexuels, les
arguments développés par Christiane Taubira, la ministre de la
Justice, dans Ouest-France, me paraissent
justifier de manière assez convaincante au moins la reconnaissance de l'adoption:
1. La parentalité exercée au sein d'un couple homosexuel est déjà
une réalité: il faut donner une reconnaissance au parent non biologique
pour que le lien qu'il a avec l'enfant ou les enfants de
son partenaire ne soit pas négligé en cas de problème (décès,
séparation). C'est valable aussi pour celui ou celle qui s'occupe
d'enfants dont il ou elle n'est pas le père ou la mère dans le
cadre de familles recomposées. L'adoption peut être un moyen de
faire face à cette situation, mais peut-être pas le seul ni le moyen le
plus simple.
2. Les garanties demandées à un couple homosexuel (stabilité
psychologique, affective, financière du couple, constance de la volonté
d'accueillir un enfant, lucidité sur les contraintes) seront
les mêmes que celles demandées à un couple hétérosexuel. La
satisfaction des demandes d'adoption n'aura rien d'automatique. La
justification de l'adoption ne sera pas le droit à l'enfant mais le
droit de l'enfant de vivre dans des conditions d'amour et
d'éducation acceptables, plutôt que d'être sans parents pour s'occuper
prioritairement et avec tendresse d'eux.
3. Le modèle de la famille traditionnelle a déjà volé en éclat, avec
des réadaptations partout dans la société, de sorte que le fait d'avoir
des parents homosexuels ne sera pas forcément
plus stigmatisant ou handicapant qu'une autre situation (être elevé
par un parent isolé, à la vie affective instable par exemple), de
sorte aussi qu'on sait aujourd'hui avec
l'expérience qu'on peut se structurer de manière satisfaisante grâce
à un entourage plus large que le père et la mère, qui sont loin d'être
toujours ensemble auprès de l'enfant. Par
ailleurs, si le pôle masculin et le pôle féminin sont sans doute
complémentaires et également nécessaires dans une éducation, il s'agit
de rôles sociaux qui peuvent probablement être endossés par
des personnes de même sexe, et qui en tout cas ne doivent pas
forcément être endossés par le père biologique ou la mère biologique.
L'idée qu'un enfant ne se construirait bien que dans l'altérité
père-mère, c'est, dit Christiane Taubira, "la vision du couple
traditionnel, marié, père, mère, enfant. Mais aujourd'hui, 54% des
enfants français naissent hors mariage. On atteint, dans
certaines villes et quartiers, jusqu'à 27% de familles
monoparentales. Voilà la réalité sociologique. Il est important qu'un
enfant vive en famille. Le Code civil le dit clairement: il entre dans
la famille de l'un et de l'autre. Mais les figures féminines dans le
cas du couple masculin, ou les figures masculines dans le cas d'un
couple de femmes, ne disparaissent pas. Il y a les
grands-parents, les tantes, les oncles... L'enfant est socialisé.
Il va à l'école. Il peut parfaitement prendre conscience de sa
filiation".
Ismaël Dupont.
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