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mercredi 25 septembre 2013
samedi 21 septembre 2013
Municipales 2014. Une liste Label gauche-Parti de gauche à Saint-Nazaire
Créditée de 18 % des voix et de quatre sièges aux dernières municipales à
Saint-Nazaire, la Liste Label gauche reprend du service en prévision du
scrutin de 2014, en s’alliant avec le Parti de gauche.
source: ouest-france.fr
(7/09/2013)
Municipales 2014. Le Front de gauche présentera une liste à Angers
Le Front de gauche veut présenter une liste à Angers et dans deux communes de l’agglomération. Sans alliance avec le PS.
Une autre politique à Angers
Ses
militants estiment qu’ils ont de quoi proposer, sur Angers, une autre
politique. « Angers est citée comme une ville où il fait bon vivre. Nous
souhaitons une ville où l’on peut vivre bien. » Et de citer les
transports, l’eau, les subventions aux maisons de quartier…
Ils
refusent toute alliance avec le Parti socialiste. Car les militants ne
se voient guère critiquer la politique du Gouvernement au plan national,
pour former ensuite des alliances au plan local.
Des listes Front de gauche pourraient aussi être montées à Avrillé et à Montreuil-Juigné.
source: ouest-france.fr
Jean-Luc Mélenchon, les municipales et l’avenir du Front de gauche
La question des alliances PC – PS au premier tour des élections
municipales enflamme le Front de Gauche. Alors que le feu couvait depuis
plusieurs mois et à quelques jours du vote des militants communistes
Jean-Luc Mélenchon fait monter la pression et en fait une question
décisive pour l’avenir du Front de Gauche. Sur son blog, il écrit : « Il
y aura une liste autonome de l’autre gauche à Paris comme partout
ailleurs, au premier tour. A Paris, Danielle Simonnet en a lancé la
campagne la semaine passée ! Que devient alors le « Front de Gauche » si
une partie de l’une de ses composantes préfère l’alliance avec les
socialistes ? C’est la question que nous sommes en train d’étudier. Dans
les faits, un Front d’un type nouveau sera présent : certains
communistes l’auront quitté, pas tous, loin de là, d’autres composantes
l’auront rejoint peut-être. Mais plus rien ne sera comme avant. » Nous l’avons rencontré pour une explication de texte.
Regards.fr. Vous semblez anticiper une
décision des communistes parisiens en faveur de l’alliance avec les
socialistes au premier tour. Pourquoi le pensez-vous ?
Jean-Luc Mélenchon. Parce que les négociations entre communistes et socialistes sont très avancées ! Nos partenaires du Front de gauche ne nous informent de rien mais on apprend incidemment, au détour d’un article dans l’Humanité, à propos de Dieppe que des négociations sont en cours entre les deux partis à Paris. Fin août, quand le journaliste de Libération interroge Pierre Laurent sur les prétentions du Front de gauche à obtenir 15 élus parisiens il confirme que la nouvelle représentativité du Front de gauche doit être prise en compte par les socialistes. Pourtant il n’a pas de mandat du Front de gauche pour cette négociation. Serions-nous le deuxième choix du PCF en cas d’échec des négociations avec les socialistes ? Ce n’est pas acceptable.
Mais le vote des militants communistes n’interviendra qu’en octobre…
Je leur lance une alerte solennelle : ce vote n’a pas seulement une dimension locale. La question est de savoir si le Front de Gauche s’assume comme une alternative. Pour nous les discussions à Paris avec la fédé du PCF sont suspendues tant que les militants ne se seront pas prononcés. Nous avons commencé la campagne.
Ne dramatisez-vous pas ?
Je refuse de masquer le danger ! Nous tirerons les conséquences d’un accord avec les socialistes à Paris, à Évry – la ville de Manuel Valls, à Nantes - celle de Jean-Marc Ayrault, à Lyon, à Toulouse… Car alors il y aurait un sérieux problème de cohérence et de visibilité pour le Front de Gauche. On ne peut pas manifester le samedi contre la politique du gouvernement et voter le dimanche pour un de ses ministres. Cette confusion rend le Front de Gauche inaudible, alors même que le débat se polarise dans les médias autour du Front National.
Je refuse de masquer le danger ! Nous tirerons les conséquences d’un accord avec les socialistes à Paris, à Évry – la ville de Manuel Valls, à Nantes - celle de Jean-Marc Ayrault, à Lyon, à Toulouse… Car alors il y aurait un sérieux problème de cohérence et de visibilité pour le Front de Gauche. On ne peut pas manifester le samedi contre la politique du gouvernement et voter le dimanche pour un de ses ministres. Cette confusion rend le Front de Gauche inaudible, alors même que le débat se polarise dans les médias autour du Front National.
Vous savez bien que Toulouse, Nantes, Lyon sont des
fédérations autrefois « huistes » (en accord avec Robert Hue) hors de
contrôle de l’actuelle direction du Parti communiste…
Ce débat n’est pas le mien. Je dis seulement que c’est la clarté
politique qui unifie et non les compromis entre fractions. La cohérence
est une responsabilité politique qu’il faut assumer. Il serait étrange
d’avoir un parti avec deux systèmes d’alliance alors même que la
majorité des communistes sera sans nul doute favorable à des listes
autonomes. Tous les communistes de France, toutes les listes du front de
gauche seront décrédibilisés par le retour de quelques uns au bercail
de la gauche plurielle ! Et cela alors que sept des neuf organisations
qui composent le Front de Gauche sont déjà en faveur de l’autonomie.
Quelle est la position du PCF ? Bref : je considère que ce serait une
faute politique de s’allier avec le PS. Pierre Laurent milite pour … et
moi contre. Les militants vont trancher. Puis les électeurs.
Le Front de Gauche est un Front et non un parti unique. N’est-il pas normal qu’il y ait des différences entre ses composantes ?
L’autonomie par rapport au Parti Socialiste est dans notre accord
initial. La question des Fronts à géométrie variable a été tranchée. Le
PCF était d’abord pour. Nous, nous voulions un parti unique. Cela n’a
été ni l’un ni l’autre, mais une alliance durable dont la colonne
vertébrale est l’autonomie. Surtout dans une élection à deux tours.
Disparaitre du premier tour c’est diminuer la gauche. Peut-on imaginer
que nous fermions la boutique Front de Gauche jusqu’en avril pour la
rouvrir au moment des européennes en mai. Faudra-t-il la refermer de
nouveau en 2015 lors des élections pour les conseillers territoriaux ?
Faut-il alors prendre le risque de faire exploser le Front de gauche ?
---Je ne crois pas que le Front de Gauche va se fracasser. Mais de fait il y a un risque d’explosion de son message et de sa crédibilité. Il y a deux écueils mortels pour le Front de Gauche : l’absence de base sociale ou l’absence de stratégie. Je ne veux ni de l’un ni de l’autre. Je veux élargir la base du Front en tranchant le débat stratégique.
La question essentielle est celle de dépasser le leadership
socialiste. Nous sommes tous d’accord pour travailler à un élargissement
politique du Front de Gauche. Mais il y a deux voies. Pour nous, les
élections municipales sont l’occasion d’élargir les alliances politiques
vers tous les opposants à l’austérité. Faire alliance avec le Parti
Socialiste conduit à se détourner des militants du mouvement social, des
socialistes qui n’acceptent pas la politique du gouvernement, des
écologistes critiques. Nous, nous voulons construire les conditions
d’une nouvelle majorité et cela passe par leur tendre la main sans leur
demander de dire la même chose que nous. Juste de rompre avec
l’austérité. Si nous ne faisons pas ces listes autonomes, nous leur
coupons la route de la sortie du dispositif socialiste. C’est parce que
nous serons autonomes que nous pourrons faire coaguler les forces
d’alternatives.
Je ne propose pas l’épopée folle des derniers résistants. Je refuse
la bunkerisation dans la vieille alliance de gauche plurielle. Je
propose une stratégie de conquête et d’élargissement. On m’objecte
parfois le risque de perdre. C’est inhérent aux élections. Je veux aussi
prendre le risque de gagner.
source: regards.fr
vendredi 20 septembre 2013
Morbihan-Olivier Besancenot a dialogué avec les Hennebontais
Olivier Besancenot a rencontré une centaine de personnes, ce vendredi soir, au bar Le Spot.
« Ce matin je bossais. Demain ? J’emmène mon fils au foot. » Olivier
Besancenot, facteur et membre de la direction du Nouveau parti
anticapitaliste, a dialogué, ce vendredi soir, au bar Le Spot avec les
Hennebontais, à l’invitation de Pierre Le Ménahès.
« Opposition à la gauche du gouvernement »
L’ancien
syndicaliste de la Fonderie de Bretagne, camarade de lutte d’Olivier
Besancenot depuis un bail, est depuis un mois adhérent du NPA, un parti
qui revendique un peu moins de 3000 militants en France.
Une
centaine de personnes, parmi lesquelles des dockers lorientais et des
ouvriers de la fonderie de Caudan, ont échangé autour des municipales et
sur la façon de « construire une opposition à la gauche du
gouvernement. »
source: ouest-france.fr (20/09/2013)
jeudi 19 septembre 2013
Front de gauche : Des Assises citoyennes pour dessiner l’avenir de Marseille (La Marseillaise 19/09/2013)
Jacques Lerichomme (Gauche unitaire), Marie Batoux (PG) et Jean-Marc Coppola (PCF).
Migué Mariotti
Quelle
politique utile aux habitants de Marseille ? Comment rompre avec les
politiques libérales et les compromissions qui étouffent la ville ? Quel
projet municipal pour construire un avenir social et écologique ?
Autant d’interrogations formulées par les forces du Front de gauche pour
poser le cadre du débat général qui aura lieu samedi 28 septembre (de
13h30 à 18h30, salle des Lices, 12, rue des Lices, Marseille 7e).
Cette date marquera le
point d’arrivée des Assises citoyennes pour Marseille, un processus
fait de rencontres de proximité et thématiques, lancé il y a six mois.
Objectif : restituer le contenu des ateliers préparatoires, faire
émerger les premières propositions et dessiner les contours d’un
rassemblement appelé à s’élargir « jusqu’au dépôt des listes », précise
Marie Batoux (PG).
Les échanges seront précédés par une
intervention d’André Donzel, chercheur au CNRS, au cours de laquelle il
livrera son analyse de la situation de la cité phocéenne. « Il y a
besoin de se parler, les portes seront grandes ouvertes, aux militants
syndicaux et associatifs, à tous ceux qui veulent travailler avec nous à
un projet ambitieux », insiste Jacques Lerichomme, élu régional (Gauche
unitaire), qui s’exprime également au nom des autres groupes du Front
de gauche amorçant ensemble un rapprochement : Gauche anticapitaliste,
Convergences & alternative, Fase et les Alternatifs.
« Sortir Marseille des griffes
du libéralisme »
« Nous voulons rassembler tous ceux qui
refusent les politiques d’austérité. Il faut sortir cette ville des
griffes du libéralisme. Nous voulons battre la droite et empêcher le FN
d’avoir une once de pouvoir à Marseille », explique Jean-Marc Coppola
(PCF).
Unanimes sur la situation d’urgence dans
laquelle se trouve Marseille, les responsables du Front de gauche
voient dans la primaire PS une opération « de casting », à mille lieues
des attentes des habitants et des moyens à mettre en oeuvre pour
résoudre leurs difficultés. Constatant l’ampleur du désarroi dans
l’électorat populaire vis-à-vis du changement qui ne vient pas, Marie
Batoux fixe également au Front de gauche l’objectif de « faire revenir
vers la vie politique, vers l’espoir toute une partie de la population.
Le "tous pourris" fait le jeu de l’abstention et le lit de l’extrême
droite. »
Hasard du calendrier ou non, les Assises
du Front de gauche auront lieu le même jour que le vote des écologistes
qui ont à départager Karim Zéribi et Sébastien Barles tout en se
prononçant sur une orientation de campagne. Le Front de gauche a-t-il
tourné la page du manifeste des « Gabians » et définitivement fait une
croix sur une possible convergence avec EELV pour les municipales ?
Le calendrier s’accélère
« Non, rien n’est exclu », répond
Jean-Marc Coppola. « Ce jour-là ils vont voter, nous allons débattre, ce
n’est pas la même chose », fait remarquer Marie Batoux. Même si les
divergences sont réelles sur la métropole ou l’action du gouvernement,
Jacques Lerichomme le répète : « On ne va pas mettre a priori des bornes
au rassemblement. Lorsque Jean-Marc Coppola a proposé ces Assises
c’était pour avancer avec un Front de gauche non pas replié sur lui-même
mais largement ouvert. »
Après la tenue des Assises citoyennes,
le calendrier du Front de gauche va s’accélérer, avec l’annonce
formalisée d’une stratégie dans les 10 jours qui suivront. Sans pour
autant en rabattre sur l’objectif de rassemblement. Et pas seulement
avec les écologistes : « Nous avons l’ambition de donner toute sa place à
l’intervention citoyenne, aux collectifs qui comptent dans cette ville,
jusque sur les listes », annonce Jean-Marc Coppola.
Léo Purguette
Source: lamarseillaise.fr
Libellés :
Front de Gauche,
Municipales 2014,
Politique
lundi 9 septembre 2013
Le Front de gauche lance un appel aux citoyens (Ouest-France 7/09/2013)
Compte-rendu de l'Assemblée Citoyenne
de Quimper Communauté du 5/09/2013 par Ouest-France
Réunis jeudi soir en assemblée citoyenne, à la maison pour tous de
Kerfeunteun, à l'initiative du comité local du Front de Gauche de
Quimper, la vingtaine de participants a débattu sur la stratégie à
mettre en place pour la constitution des listes municipales à Quimper et
dans les sept autres communes de la communauté de communes
(Ergué-Gabéric, Guengat, Locronan, Plogonnec, Plomelin, Plonéis et
Pluguffan).
Dans un premier temps, les représentants du Front de
gauche, de la Fédération pour une alternative sociale et écologique, de
la Gauche anticapitaliste, du Parti communiste, des alternatifs et du
Parti de gauche ont évoqué les grands points sur lesquels les réflexions
devraient être engagées : associations, finance, renouveau
démocratique, économie locale, génie écologique, école, emploi,
logement, transport,...
Après deux heures d'échanges fructueux, ils se sont prononcés sur la nécessité « d'élaborer un programme avec les habitants. De renouer le contact avec eux sur leurs problèmes et pas sur les nôtres. »
Ils
envisagent donc d'aller les rencontrer dans les quartiers, de faire du
porte à porte, d'organiser des réunions publiques... Ce n'est qu'après,
et suivant l'accueil réservé à ces actions, que les listes pourraient
être élaborées. « Plutôt qu'une coalition faite de militants de
nos formations, les listes que nous souhaitons présenter aux municipales
devront être l'émanation des préoccupations réelles des habitants. Cela
concerne aussi bien les programmes que le choix des colistiers. »
Jeudi
12 septembre, le collectif se réunira à nouveau pour affiner sa
stratégie. Et le jeudi 19 septembre une nouvelle assemblée citoyenne
ouverte à tous est programmée à 20 h 30, à la maison pour tous de
Penhars, avec la participation du Nouveau parti anticapitaliste.
vendredi 6 septembre 2013
Syrie-Au Parlement la Sénatrice "verte" hostile à une intervention armée de la France en Syrie interdite de prise de parole
Ce vendredi après-midi à 16h avait lieu un débat sur la Syrie, sans vote,
simultanément à l’Assemblée Nationale et au Sénat à l’initiative du
Président de la République.
Tous les partis avaient un droit d’expression, EELV avait un droit de parole
de 12 minutes. Le groupe des écologistes au Sénat avait prévu une double
intervention de temps équilibré (6 minutes) pour que s’expriment deux
points de vue qui traversent le parti.
1 – Le soutien à l’intervention armée dans le droit fil du
gouvernement soumis au vote du Parlement, lu au nom de ses collègues
dans l’hémicycle par André Gattolin (membre de la commission de la
culture – sénateur des Hauts-de- Seine)
2 – La préconisation d’une solution politique,
sans intervention militaire, soumise à un vote, portée par Leila
Aïchi (membre de la commission des affaires étrangères de la défense
et des forces armées – sénatrice de Paris)
Quelques heures avant le débat, Leila Aïchi a été évincée.
Aujourd’hui, seul, le temps d’expression favorable à la ligne du Président de la République a été privilégié au Sénat. La sénatrice Leila Aïchi a été privée de parole.
lundi 19 août 2013
Jean-Luc Mélenchon : "Valls est contaminé par le FN" (JDD 18/08/2013)
INTERVIEW -
Rentré d'un voyage en Amérique du Sud, où il a donné des conférences et
s'est réjoui d'y avoir croisé cinq présidents de la République, Jean-Luc
Mélenchon est de retour à Paris. Fidèle à sa stratégie d'opposition
implacable à François Hollande, le leader du Front de gauche élargit le
nombre de cibles. Il moque Jean-Marc Ayrault mais réserve ses meilleures
flèches à Manuel Valls, qu'il juge "séduit" par les idées de Marine Le
Pen.
Qu'avez-vous pensé de l'activisme estival de l'exécutif?
C'est de la politique à l'ancienne, avec une communication à la papa. Avez-vous vu Ayrault et son pique-nique avec les enfants à Matignon? Des gosses en vacances au bureau du grand chef ? Quelle faveur! La réception annuelle des pauvres au palais! Je trouve ça glauque!
Partagez-vous l'optimisme de François Hollande, conforté par le léger rebond de la croissance?
Non. Le chômage augmente, l'investissement s'effondre, le pouvoir d'achat va subir deux chocs : la TVA en janvier, puis l'augmentation de la CSG ! On va dans le mur ! Ce n'est pas un rebond mais un spasme, comme dans une agonie.
Pour vous, les orientations économiques ne sont pas les bonnes?
C'est un contresens total. Enfermé dans sa bulle, entouré de banquiers, de copains de promotion de l'ENA et de technocrates, Hollande se fait un récit enchanteur de sa présidence. Il n'a de vision sur rien. Voyez le crédit d'impôt compétitivité et son cadeau de 20 milliards aux entreprises : produire n'importe quoi, n'importe comment, en baissant le coût de production. Du libéralisme! La raison d'être de la gauche, c'est l'économie à partir des besoins humains. Si nous lancions la planification écologique, il y aurait des millions d'emplois et de salaires, et tous les comptes publics passeraient au vert! La transition écologique et la politique du "bien vivre" sont les leviers du futur.
«Enfermé dans sa bulle, Hollande se fait un récit enchanteur de sa présidence.»
François Hollande ne serait pas de gauche?
Il pratique une politique de droite. En un an, Hollande a plongé notre pays dans la déprime. Cet homme nous enlève le goût du futur! Tout cela pour un objectif servile : payer la dette. Il a rompu avec tout ce qui était le programme de la gauche traditionnelle, mais aussi avec celui de la nouvelle gauche. Notre-Dame-des-Landes, l'huile de palme, les forages de gaz de schiste : cet été a été un festival d'archaïsmes!
Il manquera 20 milliards en 2020 pour financer le système de retraites. Faut-il le réformer?
Quel faux problème! La clé du financement des retraites est le niveau de l'emploi. Là encore, Ayrault ne fait qu'appliquer les ordres des commissaires européens. Bien sûr, Hollande va manœuvrer pour embrouiller le dossier et le faire passer en force. Nous serons derrière les syndicats, en première ligne. Pour la première fois, un gouvernement qui se dit de gauche va faire reculer une conquête sociale. C'est un drame.
L'un de vos proches a qualifié Manuel Valls "d'extrême droite du PS". Qu'est-ce que cela veut dire?
Mme Le Pen est à deux doigts de gagner son pari. Non seulement elle a séduit la plus grande partie de la droite, mais elle a aussi contaminé Manuel Valls. Or c'est lui qui donne le ton au gouvernement. Voyez comment il a pollué une partie de l'été avec la question du voile. Les musulmans dans notre pays font l'objet d'une stigmatisation insupportable. Lui a décidé de manière cynique d'utiliser cette situation malsaine pour installer son personnage : un dur et violent qui chasse sur les terres de Mme Le Pen. En plus, il se permet de gourmander publiquement la ministre de la Justice et de la repeindre en laxiste. C'est incroyable : il en est à défendre la politique de sécurité de Nicolas Sarkozy !
«Hollande pratique une politique de droite. En un an, il a plongé notre pays dans la déprime.» Montebourg accueille Bartolone dimanche à Frangy-en-Bresse. Sont-ils
utiles pour faire changer de l'intérieur le cap de la majorité?
J'encourage tous ceux qui font acte de résistance, même si je déplore l'orientation antiécologiste prise par Montebourg. Claude Bartolone a utilisé des mots plus durs que les miens sur la confrontation avec l'Allemagne. Aurait-il changé d'avis alors que Mme Merkel a maintenu son talon de fer sur la gorge des Français? Eux, comme l'aile gauche du PS, s'ils croient ce qu'ils disent, doivent passer à l'acte. Ils ne peuvent à la fois critiquer la ligne du gouvernement et continuer comme si de rien n'était dans les ministères et à l'Assemblée.
Au regard des résultats des élections partielles, comment
expliquez-vous que la situation ne vous profite pas plus et profite au
FN?
Le premier pourvoyeur du Front national, c'est François Hollande par la démoralisation et la démobilisation qu'il répand. Cet homme a divisé tout le monde : la gauche, les syndicats et son propre gouvernement. Mais je ne cherche pas à diminuer nos difficultés et je m'en attribue une part. Nous n'avons pas assez mobilisé, et je m'en veux beaucoup.
Ne tapez-vous pas trop fort sur le PS?
Non. Notre formation n'a que quatre ans et nous sommes déjà l'une des quatre forces politiques centrales. Certes, ma faconde et ma gouaille sont parfois des cache-misère. Nous n'avons pas fini de nous ajuster. Mais nous disputons au parti solférinien la première place. La langue mielleuse et les ambiguïtés ne servent à rien. Parler cru et dru éveille les consciences, provoque du débat. Le gouvernement conduit dans le mur. C'est donc globalement qu'il faut le cibler pour, le moment venu, former un gouvernement bien préparé.
«Parler cru et dru éveille les consciences, provoque le débat.» Pour les municipales, les communistes sont tentés par des alliances
de premier tour avec le PS. Vous êtes toujours pour l'autonomie?
Il y a une divergence. Il ne faut pas la dramatiser. De toute façon, ça se décide localement. Pour moi, il faut être autonome pour mobiliser des forces déterminées à donner le coup de balai de la révolution citoyenne et de l'humain d'abord. J'aimerais tant que ces élections soient aussi une préparation du futur! On doit faire l'essai d'une nouvelle convergence avec les Verts autonomes et les socialistes critiques, le NPA, les collectifs.
Vous serez, en revanche, candidat aux européennes. Quel sera l'objectif?
Nous allons proposer aux Français de renverser la table. Avec un vote sanction : contre cette Europe "austéritaire" et cette gauche toxique! Le parti de Hollande peut s'effondrer. Si nous passons devant lui, tout peut changer. Nous proposerons de former un nouveau gouvernement sans cette petite coterie de solfériniens. Seule notre ligne peut couper la route au Front national. Quant à savoir où je serai candidat, c'est une décision collective. L'élection est national. Je veux surtout être utile.
Bruno Jeudy et Arthur Nazaret - Le Journal du Dimanche
samedi 17 août 2013
Retrouvez les résultats de notre sondage Ifop.
mercredi 9 janvier 2013
Politique : "Le PCF change de têtes à Quimper" ("Le Télégramme", 9 janvier 2013)
![]() |
| Marie-Claire Poder, Claude Le Moguen, Xavier Perchec, Daniel Ferrenbach, Hubert Poder. |
«La municipalité fait fausse route»
Claude Le Moguen est devenu secrétaire de section à la place d'Yvonne Rainero qui a longtemps été au premier plan. Ce remplacement de la militante va de pair avec des mots assez durs vis-à-vis de l'adjoint au mairecommuniste à la mairie de Quimper, son époux Piero Rainero. «Les gens attendent de nous autre chose que de servir la soupe», dit Claude LeMoguen. «La politique mise en oeuvre par la municipalité de Quimper fait fausse route et est en contradiction avec les positions du Front de Gauche sur plusieurs dossiers comme celui de l'eau», ajoute Daniel Ferrenbach. Le militant communiste va plusloin en dénonçant la «vision ringarde de la démocratie délégataire, nourrie aux experts et cabinets, de Bernard Poignant. Aujourd'hui, la vraie question c'est l'attente des citoyens, ce n'est plus l'attente de l'homme providentiel». Il y a de la campagne électorale dans l'air.
Contre le «clinquant»
Les communistes ont donc commencé à travailler les dossiers locaux. «On va vers une ville clinquante, dit Marie-Claude Poder. On voit la municipalité offrir unparking paysager à la Providence à un cinéma privé alorsque le cinéma associatif ArtetEssai, Quai Dupleix, reste avec un budget serré au fin fond des Arcades. On investit pour une certaine clientèle de tourisme d'affaires au Chapeau-Rouge alors que les associations qui utilisaient le site sont privées d'outils. Ne marche-t-on pas sur la tête à privilégier les projets des cabinets et des consultants au détriment des besoins des Quimpérois?». Les militants communistes se disent aussi vigilants sur les orientations budgétaires et les politiques tarifaires d'accès aux services et structures, dans une période de réduction des dotations.
mardi 8 janvier 2013
Dépendance. «Il faut tout remettre à plat!» : Un article du Télégramme (8/01/13), et la réaction du Front de gauche - PCF
![]() |
| Joëlle Le Gall est constamment à l'écoute des familles et des EHPAD du Finistère. |
Dépendance. «Il faut tout remettre à plat!»
Quelle est votre réaction face à l'exclusion de la nonagénaire de sa maison de retraite dans les Hauts-de-Seine?
Parmi les cas que nous pouvons rencontrer, c'est une situation extrême. Apparemment, les enfants ne payaient plus, mais ce n'est pas une raison pour expulser un locataire, qu'il soit âgé de 60 ou 94 ans. Il faut protéger le résidant avant tout. Malheureusement, nous vivons aujourd'hui dans un système qui favorise ce genre de situations explosives.
Le contexte vous semble aussi alarmant dans le Finistère?
Partout, le vieillissement est synonyme de double peine pour ceux qui ont la malchance de devenir dépendants. Ils doivent utiliser tous leurs moyens et faire appel à leurs enfants pour s'en sortir. Une maison de retraite coûte en moyenne 2.200euros par mois en France. Cette moyenne retombe à 1.850euros par mois dans le Finistère, où la majorité des établissements sont publics. On reste tout de même loin de la retraite moyenne, qui se situe à 1.450euros par mois. Les résidants ne peuvent pas continuer à supporter 60% du coût de fonctionnement des maisons de retraite.
La qualité de l'accompagnement est-elle irréprochable?
Il n'y a pas suffisamment de moyens pour qu'elle le soit. À domicile ou en résidence, c'est difficile à vivre pour le personnel accompagnant. En moyenne, il y a seulement 0,56 équivalent accompagnant pour une personne dépendante en France. Nous nous battons régulièrement dans les conseils généraux, et adressons régulièrement nos remontrances aux plus hautes instances. L'assurance-maladie et les conseils généraux veulent fermer les vannes, mais il faut se soucier des quinquagénaires d'aujourd'hui. À l'horizon 2020, avec le chômage et la précarité qui progressent, comment feront-ils?
Comment faudrait-il réagir?
Stop au plan Alzheimer. Pourquoi pas un plan AVC? Les besoins, on les connaît déjà. La vieillesse n'est pas une maladie, mais ce sont des maladies invalidantes qui amènent l'arrivée des locataires des maisons de retraite. Cela prouve qu'il s'agit bien du registre de la Sécurité sociale. Il faut tout remettre à plat. L'assurance-maladie ne peut pas continuer à mettre de côté les personnes de plus de 60 ans en ne finançant que leurs médicaments. Pourquoi une personne âgée ne bénéficierait-elle pas de la solidarité nationale aussi bien qu'un handicapé, un malade du cancer ou un accidenté? Au sein de la Fédération nationale des associations de personnes âgées et de leurs familles (FNAPAEF), nous prônons la création d'une cinquième branche de l'assurance-maladie pour l'accompagnement de toutes les personnes dépendantes. Nous avons évalué le financement à 12milliards et cela pourrait passer par un point supplémentaire de CSG.
- Propos recueillis par Sylvain Falize
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À présent,
la réaction du Front de gauche :
la réaction du Front de gauche :
Expulsion d'une nonagénaire : la loi du fric ! (PCF)
En raison d'impayé de loyers, une nonagénaire a été expulsée d'un
établissement lucratif des Hauts de Seine à la veille du week-end.
C'est la logique du fric qui a primé sur le respect de la personne.Alors que le gouvernement annonce une loi d'adaptation de la société au vieillissement pour changer le regard sur le grand âge, il y a urgence à sortir de la logique du profil la réponse aux besoins de la perte d'autonomie. Il ne faut pas s’accommoder du diktat du profit lucratif dans le domaine de la réponse aux besoins sociaux.
Le Front de gauche et le PCF proposent une prise en charge à 100% par la sécurité sociale des soins prescrits et le développement des services publics dans le cadre de la perte d'autonomie.
Voir aussi ICI
lundi 7 janvier 2013
"Capitalisme et amour de soi" : Tiens, tiens ! Le DÉBAT est ouvert !
Archipel, Fouesnant : Café-débat : capitalisme et amour de soi
Relation de l'homme au modèle économique
Demain soir, le café-débat aura pour objet les relations de l'homme au modèle économique. Ce thème intervient en marge de la présentation de la pièce « Les affaires sont les affaires », d'Octave Mirbeau, présenté samedi. «Le capitalisme domine aujourd'hui notre société. Si, malgré les injustices sociales et les dérives financières qui lui sont imputées, il a pu triompher des idéologies économiques alternatives, serait-ce parce qu'il est le plus "humain" des modèles? Pourquoi ce système n'est plus contesté aujourd'hui qu'à la marge? Une interprétation possible est que les présumées victimes sont plus ou moins les complices de la domination qu'elles subissent et qu'elles en espèrent des bénéfices qui justifient à leurs yeux les inégalités que ce système produit. C'est sur cette ambivalence de la plupart d'entre nous vis-à-vis du système économique actuel que nous tenterons de nous interroger et de débattre ».
Pratique Entrée libre et gratuite. Renseignements à l'accueil-billetterie de l'Archipel. Tél. 02.98.51.14.14. www.archipel- fouesnant.fr.
Lutter contre le commerce des armes et pour l'abolition des armes nucléaires
Lutter contre le commerce des armes et
pour l'abolition des armes nucléaires :
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