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samedi 9 août 2014
Quimper. Près de 300 personnes en soutien à la Palestine rassemblées (letelegramme.fr 9/08/2014)
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Gaza. Nouvelle manifestation de soutien aux Palestiniens à Quimper (OF.fr 9/08/2014)
- Près de 200 manifestants étaient rassemblés en soutien aux Palestiniens, ce samedi, à Quimper.
25 associations et organisations ont appelé à manifester ce samedi à Quimper (Finistère) en solidarité au peuple palestinien. Le défilé s'est déroulé dans le calme.
« Gaza, Palestine, c'est l'humanité qu'on assassine
! » « Vite, vite, un État palestinien! » « Une seule solution : arrêter
l'occupation ! » C'est au son de ces slogans et de bien
d'autres qu'une centaine de personnes selon la Police et 300 selon les
organisateurs ont manifesté leur soutien au peuple palestinien, ce
samedi après-midi, à Quimper.
Le cortège s'est ébranlé au départ
du plateau de la Déesse avant de regagner la place Saint-Corentin. Là,
ont été égrenés les noms de victimes palestiniennes tuées ces dernières
semaines par des Israéliens dans la bande de Gaza. Des minutes de
silence ont également été observées.
25 organisations et
associations et de simples citoyens ont pris part au défilé (1). Gabriel
Brun, un communiste de 84 ans, est l'un d'eux : « J'ai toujours
été un partisan de la paix. Je demande l'arrêt des hostilités, de
l'extermination du peuple palestinien et la reconnaissance d'un état
palestinien. »
Yves Jardin, de l'association France Palestine solidarité, était l'un des coordinateurs de la manifestation. «
C'est le 6e rassemblement que l'on tient à Quimper. On demande la paix,
la levée du blocus de la bande de Gaza et l'arrêt des bombardements. »
(1)
L'association France Palestine solidarité, Amnesty international
Quimper, l'Association républicaine des anciens combattants (Arac), la
CGT, Europe écologie Les Verts, le Front de gauche, la Ligue des droits
de l'Homme Quimper, le Mouvement pour la paix, et bien d'autres...
source: ouest-france.fr
source: ouest-france.fr
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jeudi 31 juillet 2014
Quimper-Paix en Palestine. Le collectif durcit le ton (Le Telegramme 31/07/2014)
Le collectif d'association pour la paix en Palestine a manifesté pour la
cinquième fois hier. Mais cette fois, les 200 participants ont haussé
le ton.
« Israël est une démocratie mais une démocratie qui colonise, qui vole
l'eau, qui occupe, qui emprisonne, une démocratie qui légalise
l'apartheid, qui assiège et affame, une démocratie qui viole le droit
international », assène Yves Jardin, coordinateur du collectif
cornouaillais pour la paix en Palestine. Pour la cinquième fois, 25
associations et partis, (contre 23 samedi), avaient lancé un appel au
rassemblement place Terre-au-Duc, hier vers 18 h. Environ 200 personnes y
ont pris part. Dans la foule, des drapeaux du Parti de gauche, du PCF,
du NPA, de la CGT mais aussi de la Palestine et de Turquie.
« L'horreur continue »
Yves Jardin, juché sur la fontaine de la place, s'est lancé dans une diatribe contre Israël en commençant par « l'horreur continue ». Il a ensuite rappelé les derniers événements, comme le bombardement d'une école de l'ONU. ONU qui a, de son côté, appelé à « mettre un terme immédiat au carnage ». Yves Jardin, au nom du collectif, a aussi dénoncé « la propagande des tunnels et des roquettes qu'utilise l'armée israélienne pour justifier ses attaques ». Il a également estimé qu'Israël « veut étendre son espace vital ». Il a aussi « salué la résistance héroïque de Gaza » avant d'accuser le gouvernement français « d'être complice de crime de guerre ». Le rassemblement s'est ensuite mué en cortège dans les rues piétonnes. Une minute de silence a été observée devant la mairie. Les manifestants se sont aussi symboliquement bâillonnés avec les mains, pour protester contre les interdictions de manifester à Paris.
« L'horreur continue »
Yves Jardin, juché sur la fontaine de la place, s'est lancé dans une diatribe contre Israël en commençant par « l'horreur continue ». Il a ensuite rappelé les derniers événements, comme le bombardement d'une école de l'ONU. ONU qui a, de son côté, appelé à « mettre un terme immédiat au carnage ». Yves Jardin, au nom du collectif, a aussi dénoncé « la propagande des tunnels et des roquettes qu'utilise l'armée israélienne pour justifier ses attaques ». Il a également estimé qu'Israël « veut étendre son espace vital ». Il a aussi « salué la résistance héroïque de Gaza » avant d'accuser le gouvernement français « d'être complice de crime de guerre ». Le rassemblement s'est ensuite mué en cortège dans les rues piétonnes. Une minute de silence a été observée devant la mairie. Les manifestants se sont aussi symboliquement bâillonnés avec les mains, pour protester contre les interdictions de manifester à Paris.
source: letelegramme.fr
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mercredi 30 juillet 2014
Quimper. Cinquième manifestation de soutien à Gaza (letelegramme.fr 30/07/2014)
200 personnes se sont rassemblées place Terra-au-Duc à Quimper pour une
manifestation de soutien au peuple palestinien. Il s'agissait du
cinquième rassemblement dans la ville. Yves Jardin, coordinateur de ce
rassemblement, a fustigé un état d'Israël qui " colonise, occupe, vole,
emprisonne et légalise l'apartheid". "La justice sera un jour rendu",
a-t-il aussi promis. Une manifestation dans le centre-ville a suivi ce
rassemblement. Une minute de silence a aussi été observée devant la
mairie.
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Manifestation à Quimper : 150 personnes défilent pour la Palestine (Ouest-france.fr 30/07/2014)
Les manifestants dans les rues de Quimper, ici rue de Kéréon.
À l'appel de 25 organisations politiques et syndicales, 150 personnes ont défilé dans les rues de la ville pour soutenir le peuple palestinien.
À l'appel de 25 organisations dont Europe
Écologie Les Verts représentée par Daniel Le Bigot et l'Union démocrate
bretonne (UDB) représentée par Naïg Le Gars, notamment, 150 personnes se
sont rassemblées place Terre-au-Duc mercredi après-midi. Après le
traditionnel discours d'Yves Jardin, président du comité local de
France-Palestine Solidarité, le cortège a arpenté les rues piétonnes en
passant par la mairie.
source: ouest-france.fr
source: ouest-france.fr
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dimanche 27 juillet 2014
Collectif pour la Palestine. Près de 300 manifestants à Quimper (Ouest-france.fr 26/07/2014)
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Une vingtaine d'associations et de partis politiques ont appelé au rassemblement. samedi après-midi. |
Près de 300 personnes ont défilé ce samedi après-midi dans le centre-ville de Quimper en soutien au peuple palestinien.
« Siège et massacre à Gaza, ça suffit » :
c'est le slogan visible sur la banderole en tête du cortège. Les
manifestants sont partis de l'esplanade François-Mitterrand, devant la
médiathèque des Ursulines avant de rejoindre le centre par les rues
piétonnes. Tout s'est déroulé dans le calme.
« Devant les terribles informations de Gaza, nous ressentons une immense colère, a déclaré Yves Jardin, porte-parole de l'association France Palestine solidarité. Cette colère ne doit pas se transformer en violence. »
Un nouveau rassemblement est prévu mercredi 30 juillet à 18 h, place Terre-au-Duc.
Lire aussi le courrier d'un lecteur d'Ouest-France:
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Quimper (29) Solidarité Palestine. 200 manifestants (Le Télégramme 27/07/2014)
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| Scandant « Enfants de Gaza, enfants de Palestine, c'est l'humanité qu'on assassine », le cortège a emprunté le secteur piétonnier. |
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samedi 26 juillet 2014
ACCIDENT DE DENGUIN : La sécurité ferroviaire n’a pas de prix ! (communiqué Fédération CGT des cheminots)
Une
semaine après l’accident ferroviaire survenu entre un TER et un TGV à DENGUIN
le 17 juillet dernier, les éléments de l’enquête interne diligentée par la SNCF en notre possession font état d’une
défaillance technique avérée.
Au
cours d’une enquête réalisée hier en présence d’experts et du juge
d’instruction, les essayeurs ont constaté des installations défaillantes (fils
dénudés entrainant réalimentation). Les mesures effectuées ont reproduit les
dérangements contraires à la sécurité observés par les acteurs le jour de
l’accident.
Toute erreur humaine est donc exclue
Cet
accident met cependant une nouvelle fois en lumière une politique de
maintenance des infrastructures ferroviaires en total décalage avec les
exigences de sécurité requises pour le système ferroviaire.
Pour
la fédération CGT des cheminots, il est inadmissible d’attendre d’être
confrontés à un accident dramatique pour lancer des opérations de maintenance
spectaculaires.
Il
est surtout urgent de revoir la politique de maintenance des infrastructures,
de prendre toutes les dispositions permettant une surveillance quotidienne des
installations ferroviaires.
Les
réorganisations opérées ces dernières années, les économies drastiques
réalisées sur l’appareil de production, en premier sur l’emploi et la formation
professionnelle, le développement de la sous-traitance pour servir la politique
« business » de la Direction de la SNCF, ont des conséquences
dramatiques que personne ne peut plus nier.
La
réforme du ferroviaire adoptée au Parlement le 22 juillet 2014 encourage
malheureusement la poursuite et l’accélération de cette politique.
Le
désendettement et le financement du système ferroviaire, son intégration autour
d’une seule entreprise publique, comme le revendique la CGT, permettant aux
utilisateurs du rail et aux mainteneurs de travailler ensemble, sont plus que
jamais d’actualité.
On ne
joue pas au petit train électrique. La sécurité des circulations, des
voyageurs, des marchandises et des cheminots n’a pas de prix. Elle n’est pas
négociable.
Etat et Direction de la SNCF vont devoir
rendre des comptes.
La
fédération CGT des cheminots continuera d’être à l’offensive pour exiger les
dispositions d’organisation et les moyens permettant d’avoir un réseau
ferroviaire de qualité alliant confort et sécurité.
C’est
aussi la raison pour laquelle elle va se constituer partie civile, dans le
cadre de cet accident.
En attendant,
elle tient à saluer la responsabilité, le professionnalisme et le sang-froid
des cheminots des régions de Bordeaux et de Toulouse qui, depuis l’accident,
ont subi un véritable harcèlement de la part d’une Direction de la SNCF à la
recherche d’un lampiste.
Montreuil,
le 25 juillet 2014
jeudi 24 juillet 2014
Concarneau -Droits des saisonniers. La CGT sur le terrain (Le Télégramme 24/07/2014)
![]() |
| Les militants ont arpenté les lieux les plus touristiques, à la rencontre des employés saisonniers et des vacanciers |
Défaut de contrat de travail, souci de logement, heures supplémentaires
non payées ou primes oubliées... Souvent, les saisonniers ne connaissent
pas leurs droits et n'osent rien dire. La CGT est venue à leur
rencontre, hier, dans le cadre de sa caravane estivale. Pas moins de 35
militants étaient mobilisés.
« 65 % des travailleurs saisonniers affirment ne pas connaître leurs
droits : pour commencer à les faire respecter, nous venons en informer
les premiers concernés ». Pilote du collectif CGT saisonniers au niveau
national, Sabine Génisson était présente en ville, hier, avec la
caravane d'été mise en place par le syndicat depuis quatre ans. Un tour
des plages, s'arrêtant dans une trentaine de sites touristiques du pays,
qui mobilise les troupes.
« C'est soit par terre soit mon lit »
Sabine Génisson peut citer à l'envi des abus commis par les employeurs, glanés partout en France. Notamment en ce qui concerne le logement, première revendication, mise en avant cette année. Comme ces jeunes venant travailler dans un camping qui doivent payer l'emplacement de leur tente pour deux mois avant même d'avoir touché une paye. Ou ce cuistot qui une fois la journée terminée, posait son matelas dans la cuisine, seul endroit accordé pour dormir. Voire, encore plus effrayant, cette jeune fille dans la restauration expliquant avoir été harcelée par son patron qui lui disait : « C'est soit par terre, soit mon lit »... « Plus généralement, les gros soucis que l'on retrouve dans nos permanences juridiques portent les heures supplémentaires non payées et les contrats non signés », précise la jeune femme. Avec leurs T-shirts rouge et blanc, plus d'une trentaine de militants de la CGT venus de tout le département ont sillonné hier les commerces de la Ville Close, mais aussi les campings et restaurants des alentours, le marché de Trégunc, un centre commercial... Avec un message à faire passer auprès des employés rencontrés : « Saisonnalité ne doit plus rimer avec précarité ». Chacun d'entre eux s'est vu remettre un guide des droits et des contacts locaux du syndicat, histoire de prendre rendez-vous plus tard si besoin. « Globalement, ici cela se passe bien avec les employeurs, sauf dans quelques restaurants... Nous ne cherchons pas le conflit, nous sommes plus souvent face à de la méconnaissance », souligne Anne-Véronique Roudaut, secrétaire départementale de la CGT Finistère.
« Du job d'été au job de nécessité »
Lors de cette caravane estivale, les militants s'adressent également aux vacanciers, sur le thème : « Réclamez un tourisme de qualité », qui passe par le respect des droits des salariés. La physionomie de ces derniers a beaucoup évolué ces dernières années, constatent les CGtistes. « Ce n'est plus seulement le jeune cherchant un complément d'argent, de plus en plus de précaires, de seniors ou demandeurs d'emploi postulent à ces postes : nous sommes passés du job d'été au job de nécessité », indique Frédéric Mathieu. Un exemple de ce changement : dans l'un des commerces de la Ville Close, les six employés pour l'été ont plus de 50 ans.
« C'est soit par terre soit mon lit »
Sabine Génisson peut citer à l'envi des abus commis par les employeurs, glanés partout en France. Notamment en ce qui concerne le logement, première revendication, mise en avant cette année. Comme ces jeunes venant travailler dans un camping qui doivent payer l'emplacement de leur tente pour deux mois avant même d'avoir touché une paye. Ou ce cuistot qui une fois la journée terminée, posait son matelas dans la cuisine, seul endroit accordé pour dormir. Voire, encore plus effrayant, cette jeune fille dans la restauration expliquant avoir été harcelée par son patron qui lui disait : « C'est soit par terre, soit mon lit »... « Plus généralement, les gros soucis que l'on retrouve dans nos permanences juridiques portent les heures supplémentaires non payées et les contrats non signés », précise la jeune femme. Avec leurs T-shirts rouge et blanc, plus d'une trentaine de militants de la CGT venus de tout le département ont sillonné hier les commerces de la Ville Close, mais aussi les campings et restaurants des alentours, le marché de Trégunc, un centre commercial... Avec un message à faire passer auprès des employés rencontrés : « Saisonnalité ne doit plus rimer avec précarité ». Chacun d'entre eux s'est vu remettre un guide des droits et des contacts locaux du syndicat, histoire de prendre rendez-vous plus tard si besoin. « Globalement, ici cela se passe bien avec les employeurs, sauf dans quelques restaurants... Nous ne cherchons pas le conflit, nous sommes plus souvent face à de la méconnaissance », souligne Anne-Véronique Roudaut, secrétaire départementale de la CGT Finistère.
« Du job d'été au job de nécessité »
Lors de cette caravane estivale, les militants s'adressent également aux vacanciers, sur le thème : « Réclamez un tourisme de qualité », qui passe par le respect des droits des salariés. La physionomie de ces derniers a beaucoup évolué ces dernières années, constatent les CGtistes. « Ce n'est plus seulement le jeune cherchant un complément d'argent, de plus en plus de précaires, de seniors ou demandeurs d'emploi postulent à ces postes : nous sommes passés du job d'été au job de nécessité », indique Frédéric Mathieu. Un exemple de ce changement : dans l'un des commerces de la Ville Close, les six employés pour l'été ont plus de 50 ans.
source: letelegramme.fr/
Quand les canons grondent, nous ne nous taisons pas ! * Rassemblement de solidarité avec le Peuple Palestinien-Samedi 26 juillet-15 heures-Esplanade Julien GRACQ à QUIMPER
Une nouvelle fois le gouvernement israélien a
déclenché un déluge de feu sur Gaza. Il vient de franchir une nouvelle étape en
ajoutant l’attaque terrestre aux bombardements aériens massifs et aux tirs des
navires. Devant cette situation dramatique, les gouvernements occidentaux se
cantonnent une nouvelle fois à « dénoncer l’engrenage de la
violence », sans désigner le responsable de cette nouvelle tragédie, et
appelant seulement le gouvernement israélien à la « retenue ». Le
président de la République est même allé jusqu’à cautionner l’agression
d’Israël contre la population de Gaza. Cette position est injuste, partisane et
contraire au droit international et aux Droits de l’Homme concernant les forces
d’occupation en territoires occupés. Elle cautionne les représailles militaires
et l’usage disproportionné de la force contre les Palestiniens, avec la mort à
ce jour d’au moins 500 civils (sur 648
morts au matin du 23 juillet).
L’Union
Européenne accorde des avantages économiques à Israël. Ces accords sont
conditionnés au respect des droits humains, bafoués par la colonisation et la
construction du Mur, illégales au regard du droit international. Pour dénoncer
la passivité coupable de nos gouvernants et obtenir des actions concrètes
de la France auprès du pouvoir israélien et du Conseil de Sécurité de l’ONU.
Devant cette situation, nous appelons à un :
RASSEMBLEMENT
ESPLANADE JULIEN GRACQ
(devant la
Médiathèque des Ursulines )
A
QUIMPER - SAMEDI
26 JUILLET - 15 H
►Pour l’arrêt immédiat des
bombardements sur Gaza
►Pour l’arrêt de l’agression israélienne en Cisjordanie et à
Jérusalem
►Pour la
levée du blocus, illégal et criminel, de Gaza
►Pour des
sanctions immédiates contre Israël jusqu’au respect du droit international
►Pour le
soutien au gouvernement palestinien
d’entente nationale
A l’appel de :
Association
Culturelle Turque de Quimper,
Association France-Palestine Solidarité, Amnesty International,
Association Républicaine des Anciens Combattants, Association des Travailleurs
et Commerçants Marocains, ATTAC, CGT, CIMADE, Comité de Jumelage
Douarnenez-Rashidiyeh, El Djazaïr,
Ensemble, Europe Ecologie Les Verts, Front de Gauche, Ligue des Droits
de l’Homme, Mouvement de la Paix, Nouveau Parti Anticapitaliste, Parti
Communiste Français, Peuples Solidaires, Parti de Gauche-Comité de Cornouaille,
UDB…
* Mot d’ordre
de la manifestation organisée le 9 juillet, à Tel Aviv, devant le Ministère de
la Défense, par la Coalition des Femmes pour la Paix.
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mardi 22 juillet 2014
Amplifier la solidarité avec le peuple palestinien, défendre le droit de manifester (Front de Gauche)
Communiqué du Front de Gauche
Amplifier la solidarité
avec le peuple palestinien,
défendre le droit de manifester !
Ce week-end, la guerre engagée par le gouvernement israélien a franchi un pallier supplémentaire dans l’horreur. Il faut en finir avec cet engrenage meurtrier, ce qui suppose un arrêt immédiat des bombardements et le retrait des troupes israéliennes déployées dans Gaza. Plus largement, il est grand temps de mettre un terme au blocus qui asphyxie Gaza depuis 7 ans, de libérer les prisonniers palestiniens, d’en finir avec la colonisation et de démanteler les colonies existantes en territoires occupés.
Israël doit enfin se conformer
au droit international dans le cadre des résolutions des Nations Unies.
Une paix juste et durable suppose l’existence de deux états dont un état
palestinien dans les frontières de 1967 avec Jérusalem-Est pour
capitale. Dès aujourd’hui, la France devrait œuvrer à sanctionner
durement le gouvernement Israélien en commençant par mettre tout son
poids dans la balance pour que l’Union européenne suspende son accord
d’association avec Israël qui accorde des avantages économiques à ce
pays.
Malheureusement, le gouvernement
français n’en prend pas le chemin. Au contraire, le président de la
République, son premier ministre et sa diplomatie apportent leur soutien
à l’agression israélienne. C’est d'autant plus inacceptable que
François Hollande s'était engagé en 2012, à agir pour favoriser la paix
et la sécurité entre Israël et la Palestine, à soutenir la
reconnaissance internationale de l'Etat Palestinien (engagement 59 du
candidat François Hollande).
Le Front de gauche dénonce
également la décision du gouvernement Valls qui a conduit à
l'interdiction de la manifestation de samedi 19 juillet à Paris au motif
d'incidents intervenus le dimanche précédant dont l'origine ainsi que
le rôle de la Ligue de Défense Juive donnent lieu à des versions
contradictoires. Cette interdiction constitue une atteinte intolérable
au droit de manifester ; elle témoigne aussi du choix du Premier
Ministre d'une stratégie de la tension qui est insupportable car
potentiellement dangereuse pour le débat et la démocratie!
Dans de nombreuses régions
comme dans les grandes villes européennes, les manifestations se sont
déroulées avec des cortèges massifs et sans heurts. Ce qui confirme que
l’interdiction de manifester et le dispositif policier et sécuritaire
déployé sont à l'origine des tensions.Le Front de Gauche participera aux
prochaines manifestations prévues en solidarité avec le peuple
palestinien et appelle à la poursuite de la mobilisation et à son
renforcement car il y urgence.
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dimanche 29 juin 2014
Non à la ferme-usine de mille vaches!
A Drucat, près d'Abbeville (80), aux portes de la Baie de Somme, se construit la première ferme d'élevage intensif de vaches en France, baptisée la Ferme des 1000 vaches. Alors que 90% des Français sont opposés à l'élevage industriel, le permis de construire a été accordé le 7 mars 2013. Les avocats de l' Association de riverains Novissen ont déposé un recours pour contester ce permis de construire. Mais le permis a été confirmé en mai 20 et les travaux ont commencé. Selon le Courrier Picard, Novissen et la ville de Drucat ont déposé de nouveaux recours pour tenter d'arrêter ce projet.
L' usine des 1000 vaches c'est :
· du lait low cost , de la viande de réforme destinée aux cantines scolaires
· un air vicié , des terres polluées , l'épandage de 40 000 tonnes de boues résiduelles par an sur 24 communes
· des algues vertes en Baie de Somme , comme en Bretagne
· des jeunes agriculteurs qui ne pourront plus s'installer
· des risques d'explosion , des risques d' épidémie
· des risques pour la santé de tous
Selon Novissen, 90 % des citoyens sont opposés à ce projet.
Signons la pétition contre ce projet de ferme-usine
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Mille vaches : Notre art de vivre ne se monnaie pas ! (Thierry BENAMOUR-Confédératon Mille vaches: Notre art de vivre ne se monnaie pas (THierry BONNAMOUR -Confédération Paysanne de Savoie)
Porte-parole
de la Confédération paysanne de Savoie, Thierry Bonnamour est un des
cinq interpellés à la suite de l’action contre la ferme-usine des Mille
vaches. Leur procès commencera le 1er juillet à Amiens. Il explique sa position sur ce projet aberrant.
Un acte politique ramené par la justice à un vol
Sortir un fait de son contexte peut lui faire dire tout et son
contraire. Une des fonctions de la justice est de restituer le contexte
pour juger des mobiles, des faits.
Nous mettre en cause pour vol aggravé ou recel de vol, c’est comme si
une personne, placée au pied d’une falaise, dit voir un mur alors qu’il
s’agit d’une chaîne de montagnes.
Il est évident que les actions syndicales du mercredi 28 mai 2014
dépassent de loin la relation entre M. Michel Ramery et nous-mêmes. En
fait, l’acte syndical posé le mercredi 28 est un acte politique, un acte
d’interpellation des citoyens.
![]() |
| - Thierry Bonnamour à sa sortie de garde à vue - |
Des usines à vaches à la place des fermes
En effet, aujourd’hui, nous sommes à un tournant de notre histoire
nationale. La France est de par le monde entier le pays de l’excellence
gastronomique. La France, dont la cuisine est inscrite au patrimoine
culturel immatériel de l’humanité, doit se prononcer sur l’avenir d’un
pilier de son identité culturelle. Chaque année, le salon international
de l’agriculture de Paris en est la vitrine mondiale. Tout le
savoir-faire paysan de chaque petit coin de France y est exposé,
l’ingouvernable aux trois cents fromages.
Si le choix de la France est d’industrialiser et de standardiser son
agriculture, ce salon deviendra un musée, des pans entiers de notre
économie en pâtiront. Notamment le tourisme, l’hôtellerie, la
restauration, les campings souffriront des paysages monotones, et
l’attrait de leurs produits typiques disparaîtra petit à petit.
Avec la puissance et la rapidité des machines actuelles, il se peut que dans dix ans, avec le papy boom
et le changement de génération d’agriculteurs, les Français ne
reconnaissent plus leur pays avec des usines à vaches à la place des
fermes.
Aujourd’hui, les actifs agricoles représentent 3 % de la population. Par rapport à il y a 50-60 ans, c’est l’hécatombe ! Avec des usines à mille vaches ou plus, ce sera leur anéantissement ! Est-ce le projet des Français de vider les campagnes de leur population ? Les Français souhaitent-ils s’amasser dans les grosses villes ? Est-ce cela, le projet de société de demain : des villes surpeuplées et des campagnes désertes ?
![]() |
| - Ferme-usine des Mille vaches - une légende |
Un autre projet de société
Nous, la cinquantaine de personnes présentes sur le site de l’usine à
mille vaches, sommes des lanceurs d’alerte et non des voleurs !
Par nos actes, nous interpellons tous les citoyens, afin qu’ils sachent
ce qui se prépare. Nous interpellons le gouvernement pour le mettre en
face de ses contradictions : des usines ou l’agro-écologie, les deux à
la fois, c’est impossible.
Si certains dirigeants haranguent que leur mode de vie n’est pas
négociable, nous, les lanceurs d’alerte, engageons tout notre corps pour
crier que l’art de vivre à la française est grandement mis en danger
par le rouleau compresseur de l’agro-business.
La France, premier territoire agricole européen, est le terrain de
tous les enjeux. C’est à nous, les Français, qui avons été souvent les
pionniers des luttes sociales, des libertés publiques et individuelles,
de montrer à l’Europe que, tout en gardant l’esprit de l’innovation,
nous pouvons mettre en place des fermes à taille humaine.
Des fermes où travailleront des paysans qui auront la liberté
d’organiser leurs journées à leur guise et non pas des salariés soumis
aux ordres d’un patron.
Des fermes diversifiées, bien réparties sur tout le territoire rural,
des fermes qui répondent aux défis écologiques d’aujourd’hui et de
demain, des fermes qui dégagent des revenus pour leurs travailleurs.
L’emploi paysan peut (pourra ?) être l’emploi de demain, sauf avec des usines à vaches !
Alors, je vous le demande : pourquoi mille vaches ?
Ça n’a pas de sens. Pourquoi pas dix mille vaches ?
Ça n’a pas de sens. Pourquoi pas dix mille vaches ?

Nous, les lanceurs d’alerte, demandons la relaxe, demandons un débat
parlementaire sur les fermes-usines, demandons le respect des règles
d’urbanisme, demandons une justice qui traite les faibles et les
puissants de la même manière, demandons un arrêt immédiat des travaux
jusqu’à ce que toute la lumière soit faite sur cette affaire qui sent le
gaz...
Paysan, Paysanne, Ouvrier, Ouvrière, Madame, Monsieur,
de partout, luttez, combattez, résistez, notre art de vivre ne se monnaie pas !!!!
de partout, luttez, combattez, résistez, notre art de vivre ne se monnaie pas !!!!
Source : Confédération Pyasanne
Lire aussi : Le Dossier de la ferme-usine des Mille Vaches (Reporterre)
Lire aussi : Le Dossier de la ferme-usine des Mille Vaches (Reporterre)
lundi 12 mai 2014
Fonction Publique-Journée Nationale d'action -le Jeudi 15 mai 2014
Fonction publique :
journée nationale d'action le 15 mai 2014
Les organisations syndicales CFDT - CFTC – CGT – FA-FP - FSU - SOLIDAIRES - UNSA, dénoncent une nouvelle fois, l'absence de négociations salariales dans la Fonction publique et la
dégradation de la qualité de l'emploi public.
La
politique d’austérité salariale menée par le gouvernement à l’égard des
agents publics aboutit à une baisse incessante de leur
pouvoir d'achat. Pourtant son amélioration est un objectif affiché
du nouveau gouvernement.
Le contentieux salarial s’accumule et la poursuite du gel du point d’indice est inacceptable
!
Les agents de la fonction publique jouent un rôle déterminant dans notre société.
La qualité des services rendus aux usagers est leur préoccupation majeure.
La reconnaissance de leur travail ne peut donc plus attendre.
Le gouvernement doit ouvrir sans délai de réelles négociations sur les rémunérations et garantir des emplois publics de qualité correspondant aux besoins.
Les organisations syndicales exigent une revalorisation immédiate du point d'indice, la refonte de la grille indiciaire permettant la revalorisation de tous les métiers et des mesures de rattrapage.
Elles appellent les agents des trois versants de la Fonction publique à une journée nationale d'action et de mobilisation le 15 mai
prochain, journée qui pourra prendre des formes diversifiées (rassemblements,
manifestations, grèves, arrêts de travail...).
Paris le 8 avril 2014
mercredi 16 avril 2014
LA COORDINATION DES ASSOCIATIONS CITOYENNES REFUSE LE DESASTRE SOCIAL QUI S'ANNONCE (COMMUNIQUE DU 16/04/2014)
Paris, le 16 avril 2014
Nous refusons le désastre social qui s’annonce :
L'avenir ne se construira pas sans les associations citoyennes !
Le
premier ministre a annoncé la réduction des dépenses publiques de 50
milliards en 3 ans et de 11 milliards de la dotation de l'État aux
collectivités d’ici 2017 (soit 3 milliards par an). Ces décisions
auraient pour conséquence, si elles sont appliquées, la disparition de
très nombreuses associations et de dizaines de milliers d’emplois
associatifs. La diminution du montant des dotations publiques
constitue en effet la principale variable d’ajustement laissée aux
collectivités territoriales pour compenser la perte de leurs ressources
tout en maintenant les crédits destinés à exercer leurs compétences
obligatoires (plus de précisions ICI <http://www.associations-citoyennes.net/wp-content/c.php?ec=2&l=enx6uYK2em5s&i=ZGRml2OYaW9j&t=ZA&e=rJ6X1pTMn25zp8agkcahppCa1w&u=m6iq1GqSYK6qp5OTo9WhmsuV2Zqi0aZhx82pprCZ0dCYp2TSlddgdqORzJePy5Z0lWicaQ&v=6> ).
Ce gouvernement, comme les précédents, semble ignorer que les
richesses produites par la très grande majorité les 1 300 000
associations sont constituées avant tout de développement humain, de
démocratie et de participation à la vie de la cité, de renforcement du
lien social et d'épanouissement des personnes. Paradoxalement, cette
annonce tombe au moment même où le premier ministre affirme qu’il a besoin des associations pour gagner la bataille de l'emploi et reconstruire l'espérance, notamment dans les quartiers et les territoires ruraux ou périurbains où le désarroi gagne chaque jour du terrain.
Les ruptures de financements publics ont des conséquences extrêmement graves pour les associations :
- un recul général de leurs capacités d'agir, y compris pour celles dont l'action ne repose que sur l'engagement bénévole,
- une forte dégradation des conditions de travail, tant pour les salariés que les bénévoles,
- la destruction de dizaines de milliers d’emplois qualifiés, porteurs d’expérience et de savoir faire associatifs,
- leur remplacement partiel par des emplois précaires et sous qualifiés,
souvent en substitution de services publics territoriaux détruits par
ailleurs. En particulier la signature de milliers de contrat temporaires
dit "emplois d'avenir", destinés à des jeunes peu qualifiés, ne saurait masquer durablement la réalité de ce plan social déguisé,
- la disparition des associations les plus porteuses de citoyenneté, de lien social et de coopération. Les associations petites et moyennes sont les plus frappées par ces mesures et par la multiplication des appels d'offres.
À
cette approche comptable s'ajoutent toutes les conséquences humaines et
les souffrances que cela entraîne par la destruction progressive des
liens sociaux.
La réduction aveugle des subventions est un non-sens, car la suppression des actions de prévention et de lien social génère des coûts bien supérieurs de
maladie, de sécurité, d’action de réparation, etc…. Le coût des
cotisations sociales perdues et des prestations de chômage induites par
les licenciements est supérieur au montant des subventions supprimées.
Uniquement préoccupés par leurs effets d’annonce et une vision
court-termiste, les pouvoirs publics ne semblent plus s’intéresser à la
globalité des choses. Leur seul objectif : appliquer l’idéologie
de ce capitalisme libéral dominateur en France, dans l’Union Européenne
et dans le monde.
Face à ces décisions inacceptables, nous appelons les associations, en lien avec les collectivités et tous les acteurs qui partagent les mêmes valeurs d'égalité, de liberté, de fraternité et de démocratie, à se mobiliser par tous les moyens, avec leurs bénévoles, leurs salariés, leurs adhérents et usagers, pour résister à leur asphyxie et à la dégradation continue de nos conditions de vie ensemble.
Nous demandons la mise en œuvre de politiques publiques concertées prenant en compte tout le tissu associatif et pas seulement quelques milliers de grosses associations, la restauration de relations avec les acteurs publics fondées sur le partenariat et non sur la commercialisation de prestations, le retour à des financements publics stables et garantis
aux associations qui contribuent à l’intérêt général et au bien commun.
« La reconduction à l'identique de la circulaire Fillon du 18 janvier
2010, qui tend à réduit les associations à un simple acteur économique,
constituerait en l’occurrence une atteinte de plus à la vie associative »
déclare Didier Minot, porte-parole du CAC, ajoutant qu’une mobilisation
spécifique sur ce dossier était lancée.
Les associations citoyennes refusent le désastre social qui attend la France
au bout de cette course à l’austérité (aggravant les déficits publics),
expérimenté dans d’autres pays européens comme le Portugal, l’Irlande
ou la Grèce, et dans plus de 80 pays depuis 30 ans. Rester silencieux aujourd’hui à ce sujet, c’est faire courir un risque majeur à notre pays à brève échéance.
Le Collectif des associations citoyennes
communiqué du 16/04/2014
lundi 7 avril 2014
POURQUOI LES SALARIES DOIVENT-ILS MANIFESTER LE 12 AVRIL ? CONTRE L'AUSTERITE, POUR L'EGALITE ET LE PARTAGE DES RICHESSES
Appel collectif de syndicalistes CGT (1)

Depuis
plusieurs années, le contexte est dominé par la violente crise du
système capitaliste. Elle trouve son origine dans l'accélération de la
financiarisation de l'économie et la nécessité pour le capital de
continuer de faire croître sa rémunération, au détriment du travail.
Elle
engendre mise en concurrence des salarié-e-s, explosion du chômage et
de la précarité, restructurations, délocalisations, casse du droit du
travail, des services publics, de l'industrie, de la protection sociale,
aggravation des conditions de travail.
Alors que la situation
nécessiterait en France comme en Europe un projet ambitieux mettant en
œuvre des politiques de rupture, nous vivons depuis mai 2012 une
régression d'ampleur historique : une majorité se réclamant de la gauche
prend le pouvoir et tourne immédiatement le dos à l'ambition du progrès
social.
Non seulement l'alternance ne s'est pas traduite par des
avancées sociales mais le président de la République et le gouvernement
s'inscrivent dans la continuité des politiques d'austérité initiées par
la droite, au profit du patronat et des possédants. Cela engendre
colère, désillusion et défiance à l'égard du politique.
Comme le
démontrent les municipales, ce climat délétère conduit en particulier à
une montée de la droite la plus réactionnaire, de l'extrême droite
raciste et xénophobe. Ces forces se nourrissent de la désespérance
sociale et des renoncements de la majorité gouvernementale.
Elles
comptent bien remettre en cause toute les conquêtes sociales des
salariés et menacer la démocratie. Face à cette situation, les forces de
progrès doivent passer à l'offensive. Dans ce cadre, les
responsabilités du mouvement syndical sont particulièrement importantes.
Le syndicalisme doit alimenter le débat au sein du monde du travail sur
l'urgence et la possibilité d'opérer d'autres choix en matière
économique, sociale et environnementale.
La manne des plus de 230
milliards d'euros de fonds publics dont bénéficient les entreprises
constitue de ce point de vue un gisement considérable de moyens
mobilisables pour une autre politique.
Il doit rassembler les
salariés, retraités, jeunes et privés d'emploi pour construire les
luttes et développer le rapport de forces indispensable pour en finir
avec l'austérité. Cette construction doit s'opérer en premier lieu dans
l'entreprise, au cœur de la confrontation de classe et de l'affrontement
des intérêts antagonistes du patronat et des travailleurs.
Elle
doit s'ancrer autour du travail et des enjeux dont il est porteur en
termes de création et de partage des richesses, de conditions de vie des
salariés, d'émancipation. Il y a urgence à rompre avec les logiques
capitalistes qui nous ont conduits à la crise actuelle ! Militantes et
militants de la CGT, nous sommes déterminé-e-s à œuvrer en ce sens.
C'est
au nom des urgences sociales et économiques que dans plusieurs pays
d'Europe, des forces de progrès s'unissent pour frayer une voie
rassemblée face aux situations extrêmes vécues par les peuples. Cela
nous conforte dans la recherche en France de ces voies de rassemblement.
Ce n'est certes pas le chemin le plus facile mais renoncer serait
laisser grande ouverte la voie aux stratégies d'accompagnement, au
bénéfice du capital et de l'extrême droite, qui progresse partout sur le
continent.
Nous estimons également indispensable de poursuivre la
construction d'un syndicalisme de lutte et de transformation sociale
progressiste, y compris en créant les conditions d'un rassemblement des
organisations qui agissent dans ce sens.
Nous pensons que
la stratégie unitaire du syndicalisme doit être fondée sur la volonté de
retrouver la voie des conquêtes sociales, sur la défense farouche du
fruit des luttes et donc sur le refus de négocier les conditions des
reculs sociaux.
La bataille contre le pacte de
responsabilité est de ce fait une priorité de la période et, en ce sens,
nous réitérons notre attachement à la Sécurité sociale basée sur le
salaire socialisé et la solidarité intergénérationnelle. Nous
revendiquons l'indépendance du syndicalisme. Dans le respect du rôle et
des prérogatives de chacun, nous jugeons incontournable de contribuer à
la construction de réponses politiques à la hauteur des enjeux.
La
situation historique dans laquelle nous sommes appelle la mise en
mouvement convergente de tous ceux qui veulent agir pour trouver une
issue à la crise. Dans cette perspective, il y a urgence à développer le
dialogue et les convergences entre le syndicalisme et les forces de
gauche portant l'ambition de transformer la société.
Un tel
dialogue et de telles convergences, arrimés au développement des luttes
sociales et politiques, ont été la condition des grandes phases
d'avancées sociales de notre histoire récente (conquêtes du Front
populaire ; mise en œuvre du programme du Conseil national de la
Résistance à la Libération ; avancées sociales du début des années
1980).
C'est à partir de cette vision des enjeux de la période que
nous nous engageons dans l'appel à manifester le 12 avril sous le mot
d'ordre "Maintenant ça suffit ! Marchons contre l'austérité, pour l'égalité et le partage des richesses".
Cet
appel rassemblant personnalités et forces du mouvement social,
associatif, politique et syndical est à nos yeux une étape importante
pour rouvrir le champ des possibles et faire grandir l'ambition
collective de la transformation sociale.
(1)
Les signataires : Jean-Marc Canon ; Mireille Chessa ; Christophe
Couderc ; Christophe Delecourt ; Lina Desanti ; Pascal Joly ; Denis
Lalys ; Valérie Lesage ; Daniel Sanchez ; Baptiste Talbot ; Céline
Verzeletti ; Gisèle Vidallet.
source: l'Humanité 4/04/2014
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