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dimanche 29 juin 2014

Pique nique de soutien aux militants paysans




communiqué de presse

POUR MAINTENIR ET CREER DES EMPLOIS AGRICOLES
NON  A LA FERME-USINE DES 1000 VACHES
RELAXE POUR LES MILITANTS PAYSANS





Cinq militants de la Confédération paysanne sont mis en examen pour dégradations, vols en réunions et recel aggravé. Ils risquent de la prison et jusqu’à 375.000 euros d’amende. Leur procès se déroulera à Amiens le 1er Juillet prochain. Que leur reproche-t-on ? avoir participé à une action de démontage de la ferme-usine des 1000 vaches dans la Somme.



La ferme-usine des 1000 vaches est un projet d’implantation d’une gigantesque étable près d’Abbeville. Cette ferme-usine qui devrait fonctionner avec 6 agriculteurs et neuf salariés est une machine de guerre contre les petites exploitations familiales. Grace à sa production d’énergie par méthanisation elle annonce un prix du lait à 270 €uros la tonne alors que le coût de production actuel est de 350 €uros la tonne.



Ce projet menace l’agriculture de nouveaux dégâts écologiques, le Front de Gauche Quimper-Co  dénonce le « laisser-faire » du gouvernement et appelle à la solidarité avec les paysans et la Confédération.





Rendez-vous le mardi 1er juillet -12 heures-à Quimper

Chambre d’agriculture du Finistère
Pique-nique de soutien aux militants paysans



Quimper le 28/06/2014



Non à la ferme-usine de mille vaches!

A Drucat, près d'Abbeville (80), aux portes de la Baie de Somme, se construit la première ferme d'élevage intensif de vaches en France, baptisée la Ferme des 1000 vaches. Alors que 90% des Français sont opposés à l'élevage industriel, le permis de construire  a été accordé le 7 mars 2013. Les avocats de l' Association de riverains Novissen ont déposé un recours pour contester ce permis de construire. Mais le permis a été confirmé en mai 20 et les travaux ont commencé. Selon le Courrier Picard, Novissen et la ville de Drucat ont déposé de nouveaux recours pour tenter d'arrêter ce projet.

L' usine des 1000 vaches c'est :

 ·  du lait low cost , de la viande de réforme destinée aux cantines scolaires
·  un air vicié , des terres polluées , l'épandage de 40 000 tonnes de boues résiduelles par an sur 24 communes
·  des algues vertes en Baie de Somme , comme en Bretagne
·  des jeunes agriculteurs qui ne pourront plus s'installer
·  des risques d'explosion , des risques d' épidémie
·  des risques pour la santé de tous
Selon Novissen, 90 % des citoyens sont opposés à ce projet
.

Signons la pétition contre ce projet de ferme-usine 

 

Mille vaches : Notre art de vivre ne se monnaie pas ! (Thierry BENAMOUR-Confédératon Mille vaches: Notre art de vivre ne se monnaie pas (THierry BONNAMOUR -Confédération Paysanne de Savoie)

Porte-parole de la Confédération paysanne de Savoie, Thierry Bonnamour est un des cinq interpellés à la suite de l’action contre la ferme-usine des Mille vaches. Leur procès commencera le 1er juillet à Amiens. Il explique sa position sur ce projet aberrant.

Un acte politique ramené par la justice à un vol

Sortir un fait de son contexte peut lui faire dire tout et son contraire. Une des fonctions de la justice est de restituer le contexte pour juger des mobiles, des faits.

Nous mettre en cause pour vol aggravé ou recel de vol, c’est comme si une personne, placée au pied d’une falaise, dit voir un mur alors qu’il s’agit d’une chaîne de montagnes.

Il est évident que les actions syndicales du mercredi 28 mai 2014 dépassent de loin la relation entre M. Michel Ramery et nous-mêmes. En fait, l’acte syndical posé le mercredi 28 est un acte politique, un acte d’interpellation des citoyens.

- Thierry Bonnamour à sa sortie de garde à vue -
 

Des usines à vaches à la place des fermes

En effet, aujourd’hui, nous sommes à un tournant de notre histoire nationale. La France est de par le monde entier le pays de l’excellence gastronomique. La France, dont la cuisine est inscrite au patrimoine culturel immatériel de l’humanité, doit se prononcer sur l’avenir d’un pilier de son identité culturelle. Chaque année, le salon international de l’agriculture de Paris en est la vitrine mondiale. Tout le savoir-faire paysan de chaque petit coin de France y est exposé, l’ingouvernable aux trois cents fromages.
 
Si le choix de la France est d’industrialiser et de standardiser son agriculture, ce salon deviendra un musée, des pans entiers de notre économie en pâtiront. Notamment le tourisme, l’hôtellerie, la restauration, les campings souffriront des paysages monotones, et l’attrait de leurs produits typiques disparaîtra petit à petit.

Avec la puissance et la rapidité des machines actuelles, il se peut que dans dix ans, avec le papy boom et le changement de génération d’agriculteurs, les Français ne reconnaissent plus leur pays avec des usines à vaches à la place des fermes.

Aujourd’hui, les actifs agricoles représentent 3 % de la population. Par rapport à il y a 50-60 ans, c’est l’hécatombe ! Avec des usines à mille vaches ou plus, ce sera leur anéantissement ! Est-ce le projet des Français de vider les campagnes de leur population ? Les Français souhaitent-ils s’amasser dans les grosses villes ? Est-ce cela, le projet de société de demain : des villes surpeuplées et des campagnes désertes ?

- Ferme-usine des Mille vaches - une légende

Un autre projet de société

Nous, la cinquantaine de personnes présentes sur le site de l’usine à mille vaches, sommes des lanceurs d’alerte et non des voleurs ! Par nos actes, nous interpellons tous les citoyens, afin qu’ils sachent ce qui se prépare. Nous interpellons le gouvernement pour le mettre en face de ses contradictions : des usines ou l’agro-écologie, les deux à la fois, c’est impossible.

Si certains dirigeants haranguent que leur mode de vie n’est pas négociable, nous, les lanceurs d’alerte, engageons tout notre corps pour crier que l’art de vivre à la française est grandement mis en danger par le rouleau compresseur de l’agro-business.

La France, premier territoire agricole européen, est le terrain de tous les enjeux. C’est à nous, les Français, qui avons été souvent les pionniers des luttes sociales, des libertés publiques et individuelles, de montrer à l’Europe que, tout en gardant l’esprit de l’innovation, nous pouvons mettre en place des fermes à taille humaine.

Des fermes où travailleront des paysans qui auront la liberté d’organiser leurs journées à leur guise et non pas des salariés soumis aux ordres d’un patron.

Des fermes diversifiées, bien réparties sur tout le territoire rural, des fermes qui répondent aux défis écologiques d’aujourd’hui et de demain, des fermes qui dégagent des revenus pour leurs travailleurs.
L’emploi paysan peut (pourra ?) être l’emploi de demain, sauf avec des usines à vaches !

Alors, je vous le demande : pourquoi mille vaches ?
Ça n’a pas de sens. Pourquoi pas dix mille vaches ?




Nous, les lanceurs d’alerte, demandons la relaxe, demandons un débat parlementaire sur les fermes-usines, demandons le respect des règles d’urbanisme, demandons une justice qui traite les faibles et les puissants de la même manière, demandons un arrêt immédiat des travaux jusqu’à ce que toute la lumière soit faite sur cette affaire qui sent le gaz...

Paysan, Paysanne, Ouvrier, Ouvrière, Madame, Monsieur,
de partout, luttez, combattez, résistez, notre art de vivre ne se monnaie pas !!!!


Source : Confédération Pyasanne

Lire aussi : Le Dossier de la ferme-usine des Mille Vaches (Reporterre)

 

jeudi 6 mars 2014

Eau et Rivières et FNE demandent l'annulation du "décret porcherie" (eaux-et-rivières 3/03/2014)

Entre les fêtes de Noël et du 1er de l'an, le gouvernement a assoupli considérablement les procédures d'autorisation des porcheries industrielles. En relevant le seuil d'autorisation de 450 à 2000 places de porcs, un décret du 27 décembre 2013 dispense en effet la création, l’extension ou le regroupement de ces élevages intensifs de la réalisation d'une étude d'impact sur l'environnement, d'une enquête publique et de l'avis des services de l'État en charge de la santé publique et de l'environnement. Aujourd’hui plus de 90 % des élevages porcins sont dispensés de ces procédures de base du code de l’environnement.

carte stat
 
Pour les associations, le régime de l'enregistrement n'est pas adapté à la diversité des impacts environnementaux et des contextes d'implantation des porcheries. En outre, les prescriptions générales, définies au niveau national par l'arrêté ministériel du 27 décembre 2013, sont très insuffisantes pour prévenir les inconvénients pour la commodité du voisinage et la préservation des ressources naturelles (eau, sol, air) de ces porcheries entre 450 et 2000 places.

Un recours en annulation du décret porcheries a été déposé ce jour au Conseil d'État par les associations Eau & Rivières de Bretagne, France Nature Environnement et France Nature Environnement Pays de Loire. L'Ouest est en effet particulièrement concerné par la concentration des élevages porcins : 70 % de la production française y sont produits sur 15 % de la surface agricole utile du pays !
Le conseil d'Etat devrait rendre son jugement fin 2014 ou au début de l'année 2015.
 
 

jeudi 23 janvier 2014

Manifestation monstre à Berlin contre le Grand Marché Transatlantique

Quelque 30.000 personnes ont manifesté à Berlin samedi pour une agriculture plus respectueuse de l'environnement et contre l'accord de libre-échange en négociation entre les Etats-Unis et l'Union européenne, soupçonné de "nuire aux agriculteurs et aux consommateurs" européens. 

 

Sous le soleil et dans une ambiance bon enfant, les manifestants, flanqués de 70 tracteurs, se sont rendus à la chancellerie pour réclamer la fin d'une "politique clientéliste en faveur de l'industrie agro-alimentaire". Les organisateurs ont évoqué le chiffre de 30.000 manifestants. 

Une centaine d'organisations et d'associations pro-environnementales et caritatives, mais aussi Attac et les labels d'agriculture biologique, avaient invité à manifester sous le slogan "ça nous gave! " en marge du Salon de l'agriculture de Berlin, l'un des plus grands du monde, qui se tient jusqu'au 26 janvier dans la capitale allemande et où se réunissaient samedi 72 ministres de l'Agriculture du monde entier. "Ceux qui autorisent et subventionnent des élevages géants, qui misent sur l'export et le libre-échange et qui en plus songent à autoriser à la culture en Europe des plantes génétiquement modifiées laissent tomber leurs agriculteurs, et agissent contre les intérêts de consommateurs, animaux et environnement", a résumé Jochen Fritz, l'un des organisateurs. 

Les manifestants ont fustigé pêle-mêle les conditions d'élevage des animaux, les OGM et la concentration des terres agricoles aux mains de gros investisseurs, et réclamé une nourriture de meilleure qualité, un soutien plus actif aux jeunes agriculteurs, à l'agriculture biologique ou encore l'éradication de la faim dans le monde... 

"La plus grande majorité des gens ne veulent pas de poulet chloré, de viande aux hormones et d'organismes génétiquement modifiés", a poursuivi M. Fritz. Selon les organisateurs, c'est toutefois exactement ce que les Européens trouveront dans leurs assiettes si l'accord de libre-échange actuellement négocié entre Washington et Bruxelles voit le jour. 
 
 
(19 janvier 2014) 

jeudi 21 novembre 2013

Manif du 23 à Morlaix-15 h. «Que les salariés se fassent entendre»

 
« C'est une manifestation pour faire entendre clairement les revendications des salariés ». En appelant à la manifestation du 23 novembre à Morlaix (*), la CGT est revenue sur la chronologie des événements avec l'émergence des Bonnets rouges.

Pourquoi la CGT avait-elle pris l'initiative d'organiser le 2 novembre à Carhaix une contre-manifestation à celle de Quimper ? 
 
« Quand le collectif "Vivre, décider, travailler au pays" avec Christian Troadec s'est créé, son mot d'ordre portait sur l'emploi. On réfléchissait pour savoir comment on pouvait s'intégrer dans la démarche. Dans la foulée, il y a eu la manifestation violente contre le portique écotaxe de Pont-de-Buis. C'est là que sont apparus les Bonnets rouges. Ils avaient appelé à se joindre à la manif du 2. On ne peut pas caresser la main de ceux qui étranglent les salariés. D'autant que Force Ouvrière se félicitait des soutiens de Marine Le Pen, Nicolas Dupont-Aignan et Jean-François Copé. On a décidé de porter un autre message. La manifestation de Carhaix a été organisée en trois jours. Nous avons eu 3.000 personnes et un message positif ».

FO exemptée, les syndicats de salariés en Bretagne appellent à manifester le 23 dans une ville par département, à Morlaix dans le Finistère. Une nouvelle contre-manifestation à celle du 30 du collectif ? 
 
« On comprend que le 2 novembre à Quimper, les gens soient venus exprimer un ras-le-bol général, c'est légitime. Mais le message sur l'emploi du départ a été complètement étouffé par l'écotaxe, la fiscalité. Les salariés ont été manipulés par ceux qui ont une grosse responsabilité dans la crise actuelle. La manif du 23 ne sera pas une contre-manifestation mais une action pour que les salariés se réapproprient leurs revendications, qu'ils soient autant entendus que le patronat ».

Quels thèmes entendez-vous mettre en avant ?
« Nous voulons intégrer un volet social au contrat d'avenir en discussion à la Région. On est loin du compte. Tout progrès économique n'a pas de sens sans progrès social. Nous voulons aussi montrer qu'il n'y a pas besoin de casser pour se faire entendre ».
* Plusieurs syndicats de salariés appellent à manifester le 23 novembre, dans une ville par département.
 
Propos recueillis par Jacky Hamard
20/11/2013

mercredi 23 octobre 2013

LE FRONT DE GAUCHE AUX CÔTÉS DES SALARIÉS EN LUTTE ET POUR LA CONSTRUCTION D’UN NOUVEAU MODÈLE AGRICOLE ET AGRO-ALIMENTAIRE EN BRETAGNE, PAR LE FRONT DE GAUCHE DE L'AGRICULTURE

LE FRONT DE GAUCHE AUX CÔTÉS DES SALARIÉS EN LUTTE ET POUR LA CONSTRUCTION D’UN NOUVEAU MODÈLE AGRICOLE ET AGRO-ALIMENTAIRE EN BRETAGNE, PAR LE FRONT DE GAUCHE DE L'AGRICULTURE


Le Front de Gauche aux côtés des salariés en lutte et pour la construction d’un nouveau modèle agricole et agro-alimentaire en Bretagne, par le Front de Gauche de l'agriculture


Doux, Tilly-Sabco, Marine Harvest, GAD… les salariés de l’industrie agro-alimentaire qui, avec l’agriculture, représentent un tiers des emplois en Bretagne, payent un lourd tribut à la concurrence libre et non faussée, dans ce secteur d’activité où la compétitivité est religion. 

Surexploitation du travail paysan et salarié, destruction de l’environnement, des aides européennes utilisées pour promouvoir le dumping sur les marchés des pays du Sud. Des milliers de familles dans la détresse, déjà épuisées par des conditions de travail indignes, vont être sacrifiées sur l’autel de seuls signaux du marché et de la rentabilité pour les actionnaires. Des familles dans la misère, des territoires sinistrés, un immense gâchis. 

Les salariés peuvent imposer au gouvernement d’agir. Il en a les moyens. 


Les annonces du Premier Ministre articulées autour du pacte d’avenir pour la Bretagne ne sont pas à la hauteur des mobilisations et exigences salariales quant au maintien de l’emploi et de l’outil de travail. 

En urgence, le Front de Gauche de l’agriculture demande au gouvernement : 
-  Un moratoire sur tous les plans de licenciements ; 
- Une loi accordant un droit de veto sur les licenciements et un droit de regard des salariés sur l’utilisation des fonds publics ; 
- création d’un pôle bancaire public ; 
- Une large concertation vers un nouveau modèle agricole et alimentaire basé sur des filières relocalisées. 

Le Front de Gauche porte l’ambition de politiques agricoles et agro-alimentaires qui en France, comme en Europe, répondent aux besoins de l’humain d’abord, s’engagent en faveur d’une alimentation de qualité, saine et accessible à tous. 

Pour rompre avec l’austérité, il est urgent de remettre au cœur des politiques publiques la juste rémunération des travailleurs, salariés et paysans. 

publié par alternatifs 44

jeudi 17 octobre 2013

Suppressions d'emplois à la pelle en Bretagne, Halte à la saignée dans l'agro-alimentaire Finistérien ! (FdG-Pays de Morlaix 17/10/2013)



Doux, GAD, Marine Harvest, Tilly-Sabco… Des milliers d'emplois ont été supprimés ces derniers mois : 1000 chez Doux, 900 chez Gad avec la fermeture la semaine dernière de l'abattoir à Lampaul-Guimiliau. 400 emplois sont menacés - CDI et intérimaires - chez Marine-Harvest, groupe norvégien qui a réalisé un bénéfice de plus de 120 millions d'euros en 2012. Malgré ce résultat, la direction veut délocaliser les activités en Pologne pour augmenter les profits redistribués aux actionnaires.
 L'entreprise Tilly-Sabco menace, elle aussi, de réduire son personnel.
 Aux côtés de la Bretagne, aucune région n’est épargnée par le dépeçage de l’emploi. Au nom des seuls signaux du marché, les entreprises se livrent au cœur de la crise à la plus farouche concurrence, du coût du travail et des cours agricoles les plus bas ! Seuls les actionnaires s’engraissent alors que des milliers de salariés sont jetés à la rue et leurs familles laissées sans avenir.



Le patronat est le principal responsable de cette « hécatombe d'emplois » pour reprendre les termes d'une syndicaliste. Les réponses gouvernementales issues de la rencontre interministérielle ne sont pas à la hauteur des mobilisations et des exigences quant au maintien de l’emploi et de l’outil de travail. Alors que les licenciements chez Doux remontent maintenant à plusieurs mois, seuls 50 salariés sur 1000 ont obtenu un reclassement.
 Selon les syndicats, 8000 emplois sont menacés au total en comptant les emplois indirects.
Aussi, la seule solution pour ne pas mourir à petit feu c'est la mobilisation unitaire des salarié-es de tous les sites concernés.
C'est pourquoi, le Front de gauche, soutient les mobilisations en cours, et celles à venir, des salarié-es de l'agroalimentaire pour la défense de leur emploi.




Avec eux, il faut exiger un moratoire sur les plans de licenciements, une large concertation de tous les acteurs, la mobilisation de fonds notamment au travers de la banque publique d’investissement.
 Il n’y a pas de fatalité aux politiques d’austérité et de chômage de masse.




GAD: l'immense gâchis humain


La CECAB a donc obtenu la fermeture des sites de production de Lampaul Guimiliau et de  Saint Nazaire , du centre administratif de Saint-Martin, seul l'abattoir de Josselin étant  maintenu pour quelque temps encore, avec  avenir très incertain. C'est une catastrophe sociale pour notre région, surtout qu'au même moment Jean Gaby à Lampaul s'apprête à supprimer 80 emplois.Le site de Lampaul était performant et il n'y avait pas de raisons objectives, sauf à admettre le bien-fondé du dumping social et des règles très faussées de la concurrence européenne pour en justifier la fermeture. 

Le Front de Gauche s'associe à l'écœurement et à la colère des salarié-es. Nous espérons que ceux-ci vont pouvoir rebondir mais beaucoup sans doute voient-ils leur vie sur le point de basculer, avec souvent des perspectives de chômage de longue durée et de précarité, de surendettement, de déplacement forcé, de difficultés personnelles et familiales. Avec eux, c'est toute la région qui va trinquer. Reste la fierté d’avoir lutté jusqu’au bout et de maintenir les mobilisations d’aujourd’hui pour que les sites de production soient repris ou, à défaut, arracher des indemnités qui ne soient pas des miettes. Aujourd’hui encore, ils ont besoin de toute notre solidarité pour rester debout !

Les pistes existent pour surmonter la crise de l'agro-alimentaire breton, manque le courage politique !

La droite et le PS font part de leur tristesse et de leur solidarité face aux suppressions d’emplois chez GAD, alors qu'ils sont d’accord pour ne pas changer les règles du jeu ultra-libéral en Europe. Qu’attendent-ils pour parler de planification écologique ou d'intervention volontariste de l'Etat afin de soustraire la filière agro-alimentaire aux forces destructrices et irresponsables du marché ?

Le courage politique, c'est de ne pas se résigner à ce que les capitalistes et les lois du profit l’emportent à chaque fois mais d'intervenir dans l'économie au service du social et de l'humain. Pourquoi ne pas soutenir la perspective d’une appropriation en SCOP des abattoirs nécessaires aux activités économiques de la région et à la cohérence de la production alimentaire sur le territoire national ?

Pourquoi ne pas proposer un consortium public de l'industrie agro-alimentaire avec des débouchés propres (cantines scolaires, personnes qui ont actuellement des difficultés à accéder à l'alimentation, et encore plus à de la  viande de qualité) ?

Pourquoi ne pas proposer la création d'un GIP (groupement d'intérêt public) permettant une relocalisation des circuits de l'agroalimentaire, bio ou de proximité ... car il existe de moins en moins de solutions d'abattage de proximité du fait de la fermeture des petites unités et de la concentration sur un ou deux abattoirs par départements ?

Autant de pistes dont le Front de Gauche est prêt à débattre.

Mais fondamentalement, le pacte d’avenir pour la Bretagne doit rompre avec les logiques de la concurrence libre et non faussée. Les 15 millions d’euros annoncés par le premier ministre seront insuffisants pour engager la bataille de la ré-industrialisation agroalimentaire.
 Une véritable ambition gouvernementale de gauche serait de défendre des politiques publiques agricoles et alimentaires qui, en France comme en Europe, garantissent notre souveraineté alimentaire, s’engagent en faveur d’une alimentation de qualité, saine et accessible à tous, assises sur des filières de productions relocalisées.Cela veut dire aussi que l’avenir de l’agroalimentaire passe par une juste rémunération des travailleurs, salariés et paysans et que tous ensemble nous disions : « Stop aux licenciements et maintien de l'intégralité des droits sociaux pour toutes et tous ! »



L'union sacrée pour la Bretagne 
ou le bal des hypocrites ?


Depuis des semaines, la presse régionale regorge des cris d'alarme patriotiques des groupements patronaux, du MEDEF local, des groupements d'éleveurs productivistes, de la FDSEA, de la grande distribution, des hommes politiques ultra-libéraux et des figures du chauvinisme breton, contre l'éco-taxe et les contraintes administratives imposées par le gouvernement et l'Etat qu’ils jugent responsables de la crise de l'agro-alimentaire et des suppressions d'emplois en Bretagne.



Ce beau monde du capitalisme breton qui plutôt que les intérêts des travailleurs (ouvriers et paysans), a toujours défendu le droit de polluer et d’imposer les prix les plus bas aux producteurs comme celui de réduire le coût du travail au nom de la compétitivité. Ceux-là même qui ignorant la souffrance des salarié-es de la filière ne pensent qu’à augmenter les marges de la grande distribution, à supprimer les barrières pour éliminer petites productions et commerces de proximité. Eux qui ne pensent qu’à renforcer le libre-échange et la mise en concurrence européenne, en appelleraient presque à l'insurrection des Bretons, à la désobéissance civile pour punir le gouvernement parisien et les technocrates roses qui nous empêchent de vivre, de produire et de commercer en Bretagne !



"Vivre et travailler au pays", le vieux slogan progressiste des années 70, est en train d'être recyclé par la droite et les intérêts financiers locaux, en une vaste opération d'enfumage visant à brouiller les pistes sur les responsabilités de la crise de l'agro-alimentaire et de l'emploi en Bretagne.

   

Le Télégramme dans ses pages nationales, régionales et économie se fait tout particulièrement l'écho de ce poujadisme pro-patronal et pro-agriculture productiviste, sous couvert  souvent de s'émouvoir du sort des salariés concernés par les suppressions d'emplois de l'agro et de leurs familles. On est en pleine confusion, en pleine instrumentalisation de la colère et de l'amertume parfaitement légitime des salariés. Cette sainte alliance entre le salarié, le paysan, le capitaine d'industrie, le commerçant, le spéculateur, aux divergences d'intérêts transcendées par un commun amour pour la Bretagne, nous rappellerait presque l'idéologie économique de Vichy, prétendant gommer les contradictions de classe et d'intérêts au nom de l'amour de la patrie et du travail bien fait.



Ce sont ces mêmes médias, ces mêmes intérêts capitalistes, qui disent qu'il y a trop de charges, trop de cotisations patronales, un coût trop élevé du travail, et qui plaident plus ou moins ouvertement pour l'alignement de nos règles sociales sur la concurrence européenne et mondiale. Alors même que, pour expliquer les difficultés de l'agriculture bretonne, on ne met que rarement en évidence l'influence des traités européens ultra-libéraux, de la spéculation mondiale sur les produits agricoles, des marges usuraires de la grande distribution qui se paye sur la bête : en l'occurence le paysan et le consommateur.



Le pompon est atteint  à cette heure où Leclerc, Intermarché, Super U,  lancent une grève de solidarité avec le monde du travail en fermant leurs portes pendant une heure, une heure de solidarité où probablement le personnel surexploité de ces magasins sera solidaire par force en perdant une heure de rémunération ! "Vive la crise", doivent se dire à eux-mêmes les magnats de ces enseignes, si elle permet de se racheter une vertu à bon compte en versant quelques larmes de crocodile sur le sort des pauv' salariés bretons…


le 17/10/2013







mercredi 31 juillet 2013

La Filière française de la volaille en danger-La CGT appelle à man ifester-Vendredi 2 août 2013-10 heures 30 Place de la Résistance à Quimper


Le Comité Régional Interprofessionnel CGT, les organisations syndicales CGT de Doux et Tilly-Sabco appellent les salariés à manifester vendredi 2 août 2013  à Quimper, à 10 heures 30, au départ de la Place de la Résistance.

La CGT appelle tous les acteurs de la filière les éleveurs, les commerçants et artisans, la population et les élus du bassin d'emploi à se joindre aux salariés de Doux et Tilly-Sabco.


jeudi 3 janvier 2013

Les Alternatifs 44 : Sauvons l'élevage ! A l'appel de la Confédération Paysanne, rassemblement à Nantes vendredi 4 janvier Place du Pont-Morand (Préfecture)

"Malgré ses atouts et son dynamisme, l’élevage français est en danger. Les risques de démantèlement de l’ensemble des filières d’élevage s’ajoutent sans susciter de réaction globale, ni provoquer de politique d’ensemble. Plusieurs éléments de contexte favorisent cette évolution : 
- les contraintes spécifiques à l’élevage : investissements lourds, temps de travail et astreintes, contraintes sanitaires et climatiques, flambée des matières premières, pression toujours croissante à augmenter la production ; 
- la politique européenne qui abandonne tout mécanisme de régulation (ex quotas laitiers), soumettant ainsi les prix agricoles à une instabilité de plus en plus forte, avec en outre, une répartition injuste des aides ; 
- l’attrait pour les grandes cultures, encouragé par une demande mondiale forte et des perspectives de prix meilleurs, et facilité en outre par l’augmentation de la taille des fermes. 

L’une après l’autre, les filières animales sont fragilisées, et certaines menacées : un jour, c’est le lait ; le lendemain, le porc ou la volaille ; ensuite, le tour de la viande bovine ou ovine… Aucune production n’est épargnée : à preuve, le marasme actuel en lait de chèvre. Ces crises successives mettent à mal des secteurs entiers d’activité, fragilisent les éleveurs eux-mêmes et menacent l’emploi dans de nombreuses régions où l’élevage est un élément clé de l’emploi local et régional. 


De leur côté, les éleveurs sont en attente de plus de sérénité et plus de sécurité dans l’exercice de leur activité. Pourtant, chacun le reconnaît, l’élevage contribue à maintenir une activité largement répartie sur le territoire national. 

Au-delà des éleveurs, l’élevage concerne de nombreux organismes liés à l’élevage, tant au niveau de la production et des services que de la transformation (laiteries, abattoirs, ateliers de découpe et de production de produits élaborés…), ou de la distribution (boucheries)… Sans oublier les contributions positives de l’élevage en termes de valorisation des terres plus difficiles (comme les prés humides, les zones de montagne…), d’aménagement du territoire ou d’entretien des paysages. 

A chaque fois, les réactions et plans d’urgence ne sont pas suffisants pour réorienter et assurer l’avenir durable de ces productions ; il faut désormais définir et mettre en œuvre une vraie politique de l’élevage pour aller à la reconquête des marchés intérieurs et de « proximité », à l’échelle nationale et européenne, en misant notamment sur des produits reconnus de haute qualité. 

Une politique d’élevage doit passer par : 
- une politique de prix plus rémunérateurs, en tenant compte des coûts de production 
- la maîtrise des volumes produits, une répartition plus juste des aides, notamment dans le cadre de la prochaine réforme de la PAC. 

Seule une politique de maintien et de développement de l’élevage apportant plus de lisibilité et de réelles perspectives d’avenir sera de nature à conforter les éleveurs en place et à encourager le renouvellement des générations, sous réserve d’améliorer parallèlement les conditions de travail (ex. : remplacement). 

Pour défendre la création d’emplois, l’installation de jeunes éleveurs est préférable à l’agrandissement continu des troupeaux. Parallèlement des initiatives doivent être prises pour assurer une plus grande autonomie protéique des élevages, notamment à travers le soutien aux systèmes herbagers et le lancement toujours attendu d’un véritable Plan Protéines. 

C’est pourquoi nous appelons l’ensemble des éleveurs et leurs organismes, tout comme l’ensemble des élus à se mobiliser à quelque niveau que ce soit (local, régional ou national) pour contribuer à sauver l’élevage -et les éleveurs-, à tout mettre en œuvre pour valoriser le potentiel de production de qualité de l’élevage français. Il est encore temps de réagir. Nous comptons sur vous et sur votre soutien, en signant l’appel sur le site : http://sauvonslelevage.fr

Philippe Collin, porte-parole. Gérard Durand, secrétaire national, en charge des questions d’élevage.

Dans le cadre de cet appel national, la Confédération Paysanne appelle à un grand rassemblement manifestation à Nantes vendredi 4 janvier à partir de 11 heures devant la Préfecture (grillades le midi et manif ensuite dans les rues de la ville).


Notre ami, Julien Durand, porte parole de l'ACIPA, appelle à soutenir cet appel :  "Il faut conserver les 1650 ha  de terres nourricières afin de conserver l'élevage dans le bocage de Notre Dame  des Landes et les emplois qui y sont attachés ainsi que la vie RURALE".

Les Alternatifs 44 soutiennent également cet appel des syndicalistes paysans de la Confédération Paysanne et invitent les citoyen-nes à rejoindre ce rassemblement vendredi prochain 4 janvier à partir de 11 heures devant la Préfecture de Nantes.

mercredi 19 décembre 2012

La FNPL se Réveille !!!!

 
La FNPL se Réveille !!!! 

Le président de la FNPL s’est engagé à se battre pour que le prix du lait remonte en janvier ! Serait- ce la période de Noël qui le rende si attentionné envers les producteurs, où une autre échéance de fin janvier 2013 ? Alors que nous savons déjà, par les indicateurs de conjoncture, que le prix du lait à la production sera plus élevé qu’en ce moment, la FNPL prétend vouloir « se battre » pour que le prix payé aux producteurs remonte à 340 euros en janvier. Facile : elle sait déjà que le prix de base avoisinera les 320euros. L'Apli affirme que la FNSEA continue de se moquer de la base : ce prix ne couvre même pas les coûts de production. Et pourquoi cela ? Pour une raison bien simple : Au nom des producteurs , la FNPL a ,depuis trois ans maintenant, signé des accords scandaleux sur les modes de fixation du prix du lait qui aboutissent à abandonner ces mêmes producteurs pieds et poings liés au bon vouloir des industriels sans aucune contrepartie ni digne ni équitable en face ! Tout est en place pour que, même en période de raréfaction de l’offre comme en ce moment , l’urgente et plus que nécessaire remontée des prix ne se fasse qu’au compte goutte !! Les dégâts de cette politique voulue et appuyée par la FNSEA au nom de la « compétitivité » (comprendre « produire moins cher que hier ») se font sentir si cruellement cette année qu’ils s’en inquiètent et réclament des hausses …Mais pas trop ! Faut rester compétitifs ! En voilà un syndicat digne de la défense des intérêts des industriels …..Les producteurs attendront ! Et pourtant, les 400euros pour 1000 litres réclamés par l’EMB depuis plus de 3 ans sont une nécessité absolue, certains responsables de la FDSEA le reconnaissent…Mais en privé ! . Il en va pourtant de l'avenir de l'emploi en Bretagne. Second point : d’après la FNPL, « la transformation laitière doit se remettre en cause, elle a fait de mauvais choix stratégiques et a tardé à s’adapter » ; l'APLI constate que ce reproche concerne surtout les entreprises coopératives dirigées par des personnes proches de ce même syndicat ! Les mêmes applaudissent à l’arrivée de Chinois partenaires pour la construction de « tours de séchage » en centre Bretagne sans même s’interroger sur le prix à payer pour l’avenir car seuls les volumes leur font briller les pupilles! Pourtant aujourd’hui il manque près d’un million de litres de lait par jour en Bretagne. Les éleveurs produisent moins, ils n’ont pas un bon prix du litre de lait, mais devront, par conséquent, payer davantage pour les investissements de leurs Coopératives. La dégradation du prix du lait est avant tout la résultante d’un manque de régulation, la conséquence du libéralisme prôné depuis des lustres par la FNSEA, en se gardant bien de l’évoquer clairement au niveau départemental ! Il faut rapidement mettre en place un nouveau système souple et innovant permettant l’adaptation de l’offre à la demande avec des prix rémunérateurs et non pas une gestion des crises, fût- elle préventive ! En France (plus grande SAU européenne) les éleveurs peuvent faire autre chose que du lait et avec moins d’investissements. Cette spécificité française laisse la possibilité aux éleveurs de choisir, surtout quand les troupeaux s’agrandissent, que la main d’oeuvre diminue et que les gains sont faibles ! Ils gagnent 40euros/ha pour plus de 60 heures de travail quand les céréaliers gagnent 400 à 500euros/ha pour 5heures de travail. La FNSEA est-elle prête à transférer des aides aux cultures vers l'élevage ? Malgré la demande mondiale croissante en produits laitiers, le pire en France est à venir : l’encéphalogramme laitier est plat, les investissements dans les élevages sont faibles, les jeunes installés sont de plus en plus rares, la moyenne d’âge des éleveurs augmente : elle est proche de 50 ans. Demain la filière manquera de matière malgré la forte demande. C’est l’échec du système mis en place par la FNSEA et la FNPL qui s’annonce si le « bon sens » prôné par les non-résignés n’est pas soutenu ! 
« Qui a semé le vent va récolter la tempête ! » 
Le Bureau de l’APLI 29 - Le 19-12-2012

mercredi 28 novembre 2012

Doux : Le site de Quimper-Kergonan vendu, les autres réintégrés (le Télégramme)

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Le tribunal de commerce de Quimper, qui examinait ce mardi les offres de reprise partielle de quatre sites du groupe Doux s'est prononcé pour la reprise d'un seul sur les quatre, l'usine "Pierre Doux de Kergonan pour lequel il a retenu l'offre présentée par Bretagne Viandes.
Cette entreprise spécialisée dans la viande de boucherie propose de reprendre les 18 salariés. Sur les trois offres qui étaient en en concurrence, c'était celle qui était privilégiée par les salariés car la mieux-disante sur le plan social. Le montant de la reprise s'élève à environ 1,5 million d'euros.

Le tribunal n'a retenu aucune offre concernant les trois autres sites : l'unite de coproduits de Châteaulin (12 emplois) , le site de Pluguffan (15 salariés) et le laboratoire Transal de la Vraie Croix (19 personnes). Ces trois sociétés vont réintégrer le périmètre de Doux. Ce jugement intervient à la veille d'une audience importante pour le volailler châteaulinois. C'est en effet ce mercredi que le tribunal de commerce devra décider s'il accorde ou non une prolongation de la période d'observation pour les deux pôles qui lui restent : le pôle congelé et le pôle élaboré.
>> Tous nos articles sur la crise chez Doux

Voir la position de la CGT, page '27 novembre' de notre blog.

lundi 19 novembre 2012

Candia : les méfaits d’un système dérégulé !



Candia : les méfaits d’un système dérégulé !
(Ou comment détruire l’économie locale au nom d’une prétendue « compétitivité »)

En annonçant la fermeture de trois de ses huit sites, Candia, détenue par Sodiaal, tranche dans le vif pour rétablir la « compétitivité » de sa transformation laitière.
Ce plan était totalement prévisible : en contribuant à la surproduction de lait par l’octroi de compléments de volumes à ses producteurs, Sodiaal s'est tiré une balle dans le pied. Cette erreur stratégique a entraîné une surproduction de deux pour cent en France, faisant plonger les cotations du lait spot (lait flottant, ou lait de dégagement de marchés) de près de 30%. Candia, comme les autres marques, a dû baisser ses prix de vente devant l'abondance de l'offre concurrentielle. Jusqu'à se mettre en difficultés, même en imposant une baisse du prix payé aux producteurs. Cette vente à perte a déjà coûté quelques 10 à 20 millions d'€uros à Candia.
Navrant, car au moment de l'annonce de prêts de quotas de fin de campagne, soit en janvier 2012, les cotations en beurre-poudre, baromètre de l'offre par rapport à la demande, avaient déjà fortement chuté.
Les producteurs payent doublement ces erreurs : par la baisse du prix payé et par le coût du plan social à venir.
Rien ne va plus donc : les producteurs ne dégagent pas de revenu de leur activité, les transformateurs souffrent de la dérégulation des marchés et le consommateur paye de plus en plus cher ses produits... L'augmentation des prix des produits laitiers en grande surface est constante en effet depuis trois ans à hauteur de 4 à 5% par an. Où est l'erreur ?
L'APLI Bretagne n'a de cesse de réclamer des outils de régulation des volumes mis sur le marché au niveau européen. Ces outils, simples à mettre en œuvre, éviteront les catastrophes sociales dans les élevages, au sein de la transformation et au niveau des consommateurs. Ils permettront de sortir de la spirale destructrice qui menace toute la filière laitière.
En un mot, L’APLI réclame une POLITIQUE LAITIERE et non pas une destruction de celle –ci , comme Bruxelles nous y entraine aujourd’hui . La « compétivité » a bon dos aujourd’hui, mais pour nous producteurs qui vendons en 2012 notre lait au même prix qu’il y a 25 ans nous savons bien ce que ce mot veut dire !

Christian Hascoët, APLI Bretagne

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  Aux  membres et sympathisants  de l'APLI :

Prochaine réunion "Jeudi de l'APLI "  ce  
jeudi 22 Novembre à 20 h 30 
au centre de Kergadalen à Saint Segal

Il est essentiel de faire le point sur le prix du lait qui nous est payé actuellement car visiblement les laiteries privées et leurs  Organisations de Producteurs (OP)  se préoccupent bien plus des volumes à produire que du revenu des agriculteurs ....
Mais il n'y a rien de mieux , bien au contraire , du côté des coopératives qui voient leurs administrateurs sourds , aveugles , muets et bien dociles ne rien défendre au niveau du revenu de leurs collègues producteurs !   Qui a entendu un de ces "responsables" avancer la moindre analyse intelligente et réfléchie sur la situation actuelle et surtout proposer des solutions autres que "demain produire plus et moins cher grâce aux doubles prix" ??? 
Nous ne sommes pas loin de penser que la situation qui se profile est pire que celle de 2009 mais tout ce petit monde s'endort sur la "promesse" de l'industriel laitier de payer mieux dans quelques mois en début d'année 2013 ......
Mais surtout d'ici là , produisez les gars ! PRODUISEZ ! ! 
Le problème , c'est qu'à force de prendre les producteurs pour des imbéciles on finit par scier la branche sur laquelle on était assis ....... Et que cette année , même sans grève du lait ni autre mouvement revendicatif précis , la situation est en train d'évoluer dans un sens imprévu par ces "irresponsables" :   
La production est en train de décrocher et sans doute pour pas mal de temps !!!!
POURQUOI ????  : A force de NIER les RÉALITÉS , elles finissent quand même par s'imposer :   Produire du lait , ça a un COÛT , ça s'appelle même le COÛT de PRODUCTION , et en plus si on veut que le producteur gagne sa vie il faut que le prix final dépasse ce coût là et ça se nomme "LE  PRIX DE REVIENT " ........ Lorsqu'on est en dessous de ces valeurs , on peut prendre le problème dans tous les sens , cela porte aussi un nom :  
ON PRODUIT  A  PERTE  !
Pendant que certains s'épuisent à expliquer ces B-A-BA et à proposer des solutions équitables pour y remédier , d'autres n'ont que les mots "Compétitivité" et "Volumes" à la bouche !
COMPÉTITIVITÉ
?  Mais parlons en de compétitivité !  Quelle est l'activité qui fournit au "marché" des produits en dessous de leurs coûts de production ? Regardez , en plus du lait, le prix d'une insémination artificielle et comparez au prix de vente des veaux de 10 jours ! Quels travailleurs sont capables de travailler pour des prix horaires aussi faibles tout au long de l'année , jours fériés et week-end compris, sans prendre en moyenne 10 jours de congés par an ???? Qu'on ne vienne pas s'étonner si dans un futur proche toute cette culture laborieuse basée sur l'exploitation familiale s'écroule sous nos yeux faute d'avoir défendu des valeurs simples et pleines de bon sens :  Pas de PRIX =  Pas de PRODUCTION = Pas d'AVENIR !
Croyez vous que les dirigeants des laiteries et autres donneurs de leçons professionnels travaillent pour des "clopinettes" ???? Qui est réellement compétitif , les gars de la base qui ne ramassent que les miettes avec un prix du lait idem à 25 ans auparavant , ou ceux d'en haut qui s’octroient des salaires qui, paraît-il, pour eux , sont entièrement  mérités ??
OSONS REVENDIQUER NOTRE DIGNITÉ , ça commence par une prise de conscience des impasses actuelles et par oser imposer des solutions durables et rémunératrices pour notre profession ! C'est tout le message de l'APLI depuis sa création mais sans prise de conscience et envie de s'en sortir collectivement , on ne peut rien !
Pour pouvoir affirmer comme le romancier Mark Twain (Tom Sawyer ; Huckleberry Finn) : "On ne savait pas que c'était impossible , alors on l'a fait!" , rejoignez nous dans notre combat qui est d'intérêt général avant tout !

Jeudi 22 Novembre à 20 h 30 
au centre de Kergadalen à Saint Segal

Christian Hascoët, APLI Bretagne